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FACE À LA 4° VAGUE , REPRODUIT-ON LA FAUTE DE LA 3° ? (AVEC SES 14.000 DÉCÈS ÉVITABLES)

FACE A LA 4° VAGUE ET AU RETOUR DES TERGIVERSATIONS…

Les nouvelles hésitations de l’exécutif, accompagnées d’injonctions, de menaces, d’annonces de décisions… doivent nous inviter à analyser ce qui s’est passé lors de la 3° vague et quelles ont été les conséquences des décisions présidentielles.

La sous estimation des risques de la pandémie – avec une « libération » trop rapide conjuguée à l’échec de la montée en puissance de la vaccination – vient percuter l’indécision relative aux mesures indispensables pour freiner la 4° vague.

UN 3° CONFINEMENT RETARDÉ CONTRE LES AVIS D’EXPERTS

Plus de 14.000 décès, environ 112.000 hospitalisations et quelque 160.000 cas de Covid-19 longs supplémentaires auraient pu être évités en France, selon des calculs du Monde, si les mesures de restriction préconisées par les scientifiques avaient été appliquées dès février.

La sortie du 3° confinement a-t-elle été précipitée ?

Dès le premières améliorations de la situation sanitaire, le déconfinement a été accéléré en France, le gouvernement ayant même décidé de mettre fin à certaines restrictions anti-Covid plus tôt que prévu. Ainsi, le port du masque n’était plus plus obligatoire à l’extérieur quelques jours avant les élections territoriales.

CONFINEMENT TARDIF : PRÈS DE 14.000 DÉCÈS À DÉPLORER

D’après une estimation réalisée par le journal Le Monde, le gouvernement a alourdi le bilan de la pandémie en programmant le troisième confinement en avril.

Le 29 janvier dernier, le président de la République a pris la décision en Conseil de défense, de ne pas écouter l’avis du Conseil scientifique « les pays les plus touchés n’ont pu arrêter le variant anglais qu’avec un confinement strict », expliquaient-ils à travers « une note d’éclairage » qui recommandait fortement de reconfiner le pays le 1er février. Résultats, plus de 14.000 décès, 112.000 hospitalisations, dont 28.000 en réanimation et 160.000 cas de Covid-19 sont à comptabiliser dans le bilan de cette pandémie en France révèle Le Monde. Avec un troisième confinement qui a débuté le 31 mars, le gouvernement a-t-il fait une erreur ?9.000 à 20.000 décès évitables

“Je peux vous le dire : nous avons eu raison de ne pas reconfiner la France à la fin du mois de janvier parce qu’il n’y a pas eu l’explosion qui était prévue par tous les modèles“, assurait Emmanuel Macron le 25 mars. “Je peux vous affirmer que je n’ai aucun mea culpa à faire, aucun remords, aucun constat d’échec », estimait le chef de l’État. Pour le moment, le gouvernement n’a toujours pas commenté les chiffres qu’avance Le Monde.

Cependant, l’unité Maladies infectieuses et vecteurs, écologie génétique, évolution et contrôle (Mivegec) de Montpellier dresse le même bilan. En réalisant une simulation en ligne de confinements alternatifs, les chercheurs estiment qu’entre

9.000 à 20.000 vies auraient pu être épargnées si un confinement avait été décrété en février

En comparant aujourd’hui chez nos voisins : l’Irlande, l’Espagne, l’Angleterre ou l’Allemagne ont enregistré beaucoup moins de morts du Covid-19 que la France entre le 1er février et le 1er juin.

Toutefois, même si le nombre de contaminations n’est plus très important et a été de, selon Santé publique France, 2.786 nouveaux cas le 17 juin, et même si celui de malades plonge sous la barre des 12.000, dont moins de 2.000 en réanimation, Le Monde s’est demandé quelle aurait été la situation si Emmanuel Macron avait écouté les scientifiques et pris des mesures sérieuses deux mois avant qu’il ne l’ait fait.

Ainsi, selon les données du journal, environ 14.600 décès, 112.000 hospitalisations, dont 28.000 en réanimation, et 160.000 cas de Covid-19 longs auraient pu être évités. Pour son étude, Le Monde a pris les courbes d’évolution des trois indicateurs épidémiologiques principaux, que sont les décès, les réanimations et les hospitalisations, de Santé publique France pour les faire «avancer» de deux mois en les déplacer du 1er avril au 1er février. Pour les Covid-19 longs, dont le système de comptabilisation a été un peu autre, il s’est avéré qu’environ 1,62 million de cas symptomatiques auraient pu être évités, soit quelque 160.000 Covid-19 longs.

Le journal précise que le travail a été réalisé sous le contrôle d’une équipe de l’École des hautes études en santé publique de Rennes.

«Avec un confinement strict»

C’est à la mi-janvier que le conseil scientifique propose au Président de la République de confiner, notamment pour éviter à la France une troisième vague enregistrée au Royaume-Uni après l’apparition du variant B.1.1.7, appelé «anglais». Les experts proposent quatre types de mesures, qui vont du couvre-feu généralisé à 18 heures au confinement strict. Toutefois, Jean Castex choisit un simple couvre-feu à l’échelle métropolitaine, estimant que, quoique «fragile», la situation demeure «maîtrisée» et ajoutant que la stratégie française est «bonne».

Le 29 janvier, le ministère des Solidarités et de la Santé publie une note d’éclairage sur la situation dans le domaine des variants, indiquant clairement «une progression du variant anglais en France et en Europe dans les pays n’ayant pas encore adopté des mesures de confinement strict».

Selon deux études de modélisation, les auteurs de la note constatent que dans le cas d’un «confinement strict de quatre semaines» entamé à partir du 1er février «on observe une décroissance forte de l’incidence et des besoins hospitaliers, avec environ 5.000 cas détectés à son issue».

Mais les scientifiques préviennent: «les scénarios de reprise montrent que l’augmentation du nombre de cas reprendra à l’issue du confinement».

«Nous avons eu raison»

Finalement, le Président renonce à confiner en janvier. Il faut dire que le chef de l’État a commencé à prendre ses propres décisions dès avril 2020, lorsqu’il a annoncé une réouverture des écoles à partir du 11 mai, contre l’avis du conseil scientifique.

La situation ne s’est pas dégradée du jour en lendemain et le mois de février a été marqué par un plateau. Toutefois, en mars la situation commence à se détériorer et les hospitalisations montent en flèche.

Le 25 mars 2021, malgré le regain épidémique, Emmanuel Macron refuse tout «mea culpa». «Je peux vous le dire: nous avons eu raison de ne pas reconfiner la France à la fin du mois de janvier parce qu’il n’y a pas eu l’explosion qui était prévue par tous les modèles», a-t-il indiqué.

Cinq jours plus tard, le 31 mars, l’Élysée publie une adresse aux Français réinstaurant le confinement. «À partir du samedi 3 avril et pour quatre semaines, les mesures de freinage déjà en vigueur dans 19 départements seront étendues à tout le territoire métropolitain.»

ARTICLE

On refait le match du non confinement : quand le Monde s’autoproclame gagnant

Johan Lefevre – 21 juin 2021 – Journal International de Medecine

Depuis le début de l’épidémie de Covid, décideurs et citoyens ont été contraints de vivre avec cette inconnue : l’efficacité exacte des confinements sur l’évolution de l’épidémie semble presque impossible à déterminer. Si mécaniquement, la réduction des contacts sociaux a inévitablement des conséquences positives sur la circulation des virus, il existe de multiples autres facteurs influençant la circulation d’un virus comme SARS-CoV-2, pour qu’une estimation précise des effets des confinements puisse être aisément réalisée.

Le pari de Macron : 14 000 morts ?

Dès lors, l’évaluation des politiques mises en œuvre ne peut qu’être imparfaite et notamment celle du choix singulier fait par la France de ne pas confiner le pays en janvier, en dépit des alertes de nombreux experts (tout en conservant cependant un couvre-feu et de nombreuses fermetures d’établissement). On s’en souvient, quand à la surprise générale Jean Castex annonça fin janvier que le Président de la République avait repoussé l’idée d’un confinement strict, une grande partie des observateurs et de la presse s’était émue de ce « pari » forcément risqué. Aujourd’hui, tandis qu’après un confinement court et light, la France connaît une situation épidémique favorable et a échappé (de justesse ?) au tri de certains malades pour lesquels la réanimation aurait été normalement indiquée (mais non sans une déprogrammation massive), certains voudraient refaire le match. C’est ainsi, que Le Monde, en collaboration avec l’équipe de Pascal Crepey de l’École des Hautes Études en Santé Publique (EHESP) a publié ce week-end une estimation du nombre de morts qui auraient été évitées si le confinement était intervenu fin janvier. Résultat sans appel : 14 000 décès, 28 000 hospitalisations en réanimation et 160 000 cas de Covid-19 longs.

« Pas parfaitement rigoureux ! »

Comment le Monde obtient-t-il cette conclusion glaçante qui suggère un scandale d’État, alors que le gouvernement avait été averti par son Conseil scientifique (même si les prévisions les plus alarmistes pour le mois de février, puis de certains médecins pour le mois d’avril et enfin pour le mois de mai après le confinement ne se sont pas réalisées [comme d’ailleurs depuis le début de l’épidémie] ?). Élémentaire, pour le journal du soir : il a suffi de décaler « les courbes d’évolution des trois indicateurs épidémiologiques principaux (décès, réanimations, hospitalisations) » observées à partir du 1er avril au 1er février. Ainsi, dès la troisième semaine de février, nous aurions connu la situation encourageante de la fin du mois d’avril et mars aurait marqué le temps des cerises (en avance). Si Pascal Crepey admet que « ce n’est pas un calcul parfaitement rigoureux (sic) » il estime que « cela donne un ordre de grandeur, tout à fait vraisemblable ». D’ailleurs, le Monde cite pour conforter la pertinence de son analyse, une estimation proche de l’unité Maladies infectieuses et vecteurs, écologie génétique, évolution et contrôle (Mivegec) ou encore une comparaison entre pays européens.

Et si Noël avait eu lieu en novembre ?

Peut-on cependant tout à fait se satisfaire d’une analyse aussi restreinte qui réduit la modélisation épidémiologique (dont on a pu mesurer les limites au cours de ces derniers dix-huit mois) en un copier-coller ? Bien sûr, le Monde se satisfera de ceux qui depuis quarante-huit heures commentent ses chiffres en dénonçant l’incurie du gouvernement, tandis que le professeur Antoine Flahault félicite « C’est un travail très intéressant, il faudrait même pousser le calcul à une décrue épidémique recherchée dès le 1er décembre alors qu’un plateau élevé s’est installé : deux semaines de confinement avant Noël aurait probablement réduit à moins de 5 000 cas par jour ».

Un confinement fin janvier n’aurait probablement pas duré trois semaines

Pourtant, difficile de ne pas s’étonner qu’un journal qui continue à faire encore référence comme le Monde, évacue aussi rapidement les limites de son étude. Comment ne pas voir que ce « décalage » ne permet pas de tenir compte de l’influence de la progression de la couverture vaccinale et de la hausse des températures. Évasif, le Monde concède : « Cette donnée, nous avons tenté de la prendre en compte en réduisant légèrement (re-sic), sur nos courbes, le rythme d’une baisse amorcée en février plutôt qu’en avril ». De la même manière, alors qu’il pourrait être objecté que la courbe des contaminations aurait pu repartir à la hausse après la levée des mesures, le Monde répond : « Là encore, l’observation de nos voisins européens ne met pas en évidence un tel rebond printanier ». Pourtant, l’observation de nos voisins européens montre au contraire que leurs confinements décrétés en janvier ont dû se prolonger jusqu’au printemps (faute de résultats qu’ils jugeaient assez satisfaisants auparavant) à l’instar de la France dont le déconfinement a coïncidé avec celui de ses voisins. Bref, la France aurait sans doute connu le confinement long qu’elle redoutait plutôt qu’un confinement express. Par ailleurs, la comparaison est toujours complexe tant les mesures ont pu être différentes entre une Espagne qui a conservé un grand nombre de ses établissements ouverts (mais avec des interdictions de déplacement entre les régions et des fermetures d’école limitées) et l’Allemagne qui a choisi de suspendre la plupart de ses activités y compris scolaires. Les deux pays sont pourtant pareillement considérés par le Monde comme les bons élèves de ce printemps 2021. Enfin, il est probable que l’analyse des surmortalités à la fin de l’année permettra mieux de réaliser un comparatif entre les pays européens.

Années de vie perdues

Reste enfin, ce qui est relativement regrettable pour un journal comme le Monde dont on attend plus certainement les analyses sociologiques et politiques que des modélisations épidémiologiques hasardeuses, l’absence de réflexion sur les conséquences non sanitaires d’un confinement en janvier (qui aurait très probablement dépassé les trois semaines du mois d’avril). Sur ce point, l’analyse du Think Thank de Générations Libres, qui en dépit de ces imperfections, a probablement une valeur au moins aussi importante que celle du Monde invitait à comparer le nombre d’années de vie « sauvées » par le confinement du printemps 2020 au nombre d’années perdues en raison de la crise économique (sans même évoquer les conséquences sanitaires indirectes du confinement sur les pathologies chroniques traitées avec retard ou ses répercussions sur la santé mentale). La balance n’était clairement pas en faveur du confinement.
Une analyse orientée diront certains.

Mais elle est loin d’être la seule.

1 réponse »

  1. Bonjour, Thierry,La première des précautions avant même lesdits « vaccins » (et qui les auraient interdits) c’est le soin.Si tout simplement, au lieu de confiner, vacciner, paniquer etréprimer, on se mettait à soigner ? On a tout sous la main pourpresque rien : Ivermectine, doxycycline, Azitromicine et autresmacrolites, Artemizia, Hydroxiechloroquine, Zithromax, Ravinsara, zinc, vitamines Cet D3, etc…  Il s’agit d’une liste de produits pour lesquels il existe des résultats d’études et de recherches soit de praticiens, soit de scientifiques dont c’est le métier. Pourquoi n’en parle-t-on pas ? Pourquoi le conseil de l’ordre interdit leur prescription et menace-t-il d’exclusion ceux qui clament soigner avec, car ça marche. Nous n’aurions pas àrecourir à des vaccins aussi incertains que coûteux. Pour rappel cesdits vaccins ont reçu une autorisation temporaire d’utilisation sans avoir faits les essais de phase 3, uniquement parce ce qu’il n’y aurait pas de produit soignant. C’est a cette condition. D’où cette campagne de dénigrement de ces produits.Parexemple, sur l’Ivermectine, 21 études randomisées ont étépubliées en faveur de son efficacité. Il en est de même des publications sur l’Hydroxiechloroquine associée à un macrolite. Le nombre de ces publicationsest considérable mais elles sont occultées, invisibilisées.Sur les vaccins, à ce jour, nous savons qu’ils ne protègent ni de la maladie ni de la contamination (est-ce bien un vaccin ?)Seules des statistiques privées des labo indiquent une prévention sur des formes graves (donc rien). Seuls apparaissent dans les médias quelques faits minorés sur les effets secondaires (Tromboses, myocardies) mais parce qu’ils ont étés dénoncés par les soignants. Les seuls documents surlesquels l’Europe et les états on acheté leurs doses sont desdocuments publicitaires issus des laboratoires. La vaccinationactuelle fait office d’essais de troisième niveau (bien que les essais de deuxième niveau se termineront fin juillet). Les laboratoires,d’ailleurs, on décliné toute responsabilité sur les conséquencesde leurs produits, l’assurance et la garantie étant faites par lesétats clients eux-mêmes. Mais peut-être faut-il lire ces rapportsaccessibles sur les sites médicaux disponibles sur le SISMEF parexemple. Ceque je soulève là est que le soin a été abandonné au profit dudéveloppement de vaccin que l’on savait pourtant très aléatoiresur ce type de maladies infectieuses. Il semble bien que ce soit àla demande desdits laboratoires pour lesquels la démarche vaccinaleest particulièrement lucrative. Voilà, en quelques mots, ce dont il s’agit…Bien amicalementJean-Marc

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