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LES MOTS ONT UN SENS. UNE MISE AU POINT DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE.

DE LA ROME ANTIQUE À CE JOUR

Aujourd’hui, le terme dictature désigne une des formes non démocratiques de la vie publique.

C’est avec le règne terrifiant de Sylla, en 82 av. J.-C, que le terme de « dictateur» a pris son sens actuel. A l’origine, il y a environ 2500 ans, le dictateur romain était un « super magistrat » désigné pour 6 mois, et voué à régler une crise majeure. Christian-Georges Schwentzel (Université de Lorraine) revient sur l’évolution de cette institution et nous invite à peser le sens et l’histoire des mots dans un récent article de The Conversation que nos lecteurs nous proposent de présenter prochainement.

Quant à la démocratie, nous savons que ses formes sont variables : parfaite, complète, continue, directe… technocratique, autocratique, autoritaire, défaillante, incomplète, imparfaite, decisionniste …voire démocrature, mot valise qui contracte démocratie et dictature.

UNE DÉMOCRATIE SEULEMENT FORMELLE NE SAURAIT SUFFIRE

Métahodos traite régulièrement de ces sujets; et nous développons et présentons les analyses qui montrent les failles, désormais béantes d’un régime qui reste formellement démocratique. La démocratie française est à sauver, à revivifier mais n’est pas devenue dictature.

Le président de la République a raison de le dire, même si son argumentation s’attache a certains aspects seulement formels du régime dit démocratique. Que nous ne soyons pas en dictature ne suffit pas à nous satisfaire des failles institutionnelles et des pratiques non démocratiques.

Certes, son propos n’était pas de faire un bilan du fonctionnement des institutions ni de faire le point sur les engagements : reforme de l’Etat et de l’administration, proportionnelle pour les législatives, décentralisation…, et la mission du chef de l’Etat, arbitre et garant des institutions semble bien être « passée aux oubliettes » de la démocratie formelle.

Donner de l’indépendance aux Conseils Constitutionnel et d’Etat est un autre impératif que la la gestion présidentielle de la pademie met en lumière.

UNE DEMOCRATIE DEFAILLANTE

Voir l’une de nos publications: La France déchue de son statut de « démocratie à part entière », devient « démocratie défaillante ». https://metahodos.fr/2021/02/04/la-democratie-en-2020-dans-le-monde-la-france-classee-democratie-defaillante-vue-de-radio-canada/

Nous vous proposons l’article d’Ouest France sur la déclaration présidentielle

Dans une interview donnée à Paris Match et dont des extraits ont été diffusés avant hier mercredi 4 août, Emmanuel Macron a répondu aux critiques relatives à une « dictature sanitaire » à laquelle conduirait le passe sanitaire.

Article

La France, une dictature ? Emmanuel Macron répond aux critiques des opposants au passe sanitaire


Ouest-FrancePublié le 04/08/2021 

« Leur attitude est une menace pour la démocratie », a taclé Emmanuel Macron au sujet des opposants au passe sanitaire et aux vaccins, qui estiment que la France est devenue une « dictature sanitaire ». Une déclaration tirée d’une interview donnée à Paris Match lors de la visite du chef de l’État en Polynésie française fin juillet, dont des extraits ont été diffusés sur le site du média ce mercredi 4 août.

À ces « quelques dizaines de milliers de citoyens en perte de sens telle qu’ils peuvent dire qu’on vit en dictature », le Président a répondu que la « vie parlementaire » n’avait « jamais été suspendue ».

« Ils confondent tout »

Le chef d’État a invité les manifestants qui « confondent tout » à comparer leur situation à celle de « pays qui ne sont plus des États de droit ».

Au sujet des mesures privatives de liberté comme le confinement, le couvre-feu ou encore l’extension du passe sanitaire, Emmanuel Macron a répondu que « toutes les mesures restrictives ont été votées par la loi. Nous sommes le seul pays qui a eu autant de contrôles parlementaires pendant la crise. Nous sommes le seul pays d’Europe dont les ministres sont convoqués devant le juge en temps de crise. Et on parle de dictature ? », s’est-il indigné.

« Le gouvernement répond à des commissions d’enquête parlementaire, à la Cour de justice de la République, à des magistrats. Les données épidémiologiques sont publiques et quotidiennes. Enfin, soyons sérieux ! », a-t-il ajouté.

« Les mots ont un sens », a-t-il déclaré, déplorant la « complaisance des extrêmes politiques et, parfois, de certains dans les formations politiques républicaines, c’est grave ».

En janvier 2020, Emmanuel Macron avait déjà condamné cette idée de dictature qui venait de « discours politiques extraordinairement coupables », dans un entretien accordé à Radio J .

« Mais allez en dictature ! » avait-il lancé, ajoutant qu’« une dictature, c’est un régime ou une personne ou un clan décident des lois. Une dictature, c’est un régime où on ne change pas les dirigeants, jamais. Si la France c’est cela, essayez la dictature et vous verrez ! ».

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