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LES CANDIDATS A L’ELYSEE DEVANT LES ELUS TERRITORIAUX. « MACRON ABSENT, AU GRAND DAM DES ELUS » – LES ECHOS.

Dix des douze candidats à l’élection présidentielle se sont exprimés devant l’ AMF, l’ADF et l’ARF.

Les associations des collectivités territoriales ( AMF, ADF, AEF ) ont invité les 12 candidats le 15 mars. Deux, dont le candidat président, ne se sont pas présentés à ces Rencontre des libertés locales du 15 mars : à . Voir notre publication :

LES COLLECTIVITES TERRITORIALES « CONVOQUENT » (TOUS) LES CANDIDATS, POUR DEBATTRE, le 15 mars 2022 – VIDEOhttps://metahodos.fr/2022/03/03/les-collectivites-territoriales-convoquent-tous-les-candidats-pour-debattre-le-15-mars-2022/

Les candidats à la présidentielle doivent débattre avec les élus locaux»

avaient déclaré Carole Delga, David Lisnard et François Sauvadet, présidents des trois structures de collectivités territoriales, dans un texte publié le 1 mars dernier, lorsqu’ils ont annoncé :

  • les débats proposés pour le 15 mars
  • et leur souhait de promouvoir les libertés locales au travers d’une nouvelle étape ambitieuse de la décentralisation. Voir la publication :

PRESIDENTIELLE : LES TERRITOIRES AU SECOURS DE LA DEMOCRATIE ? LE DEBAT AVEC LES CANDIDATS DOIT SE TENIR https://metahodos.fr/2022/03/03/les-candidats-a-la-presidentielle-doivent-debattre-avec-les-elus-locaux-territoires-unies-regions-departements-communes/

VOIR EGALEMENT :

LES MAIRES DE FRANCE SALUENT LES ECHANGES INTERVENUS AVEC 10 DES 12 CANDIDATS https://metahodos.fr/2022/03/16/les-maires-de-france-saluent-les-echanges-intervenus-avec-10-candidats/

PRESIDENTIELLE : 10 CANDIDATS SUR 12 S’EXPRIMENT SUR LE POUVOIR D’ACHAThttps://metahodos.fr/2022/03/16/presidentielle-2022-quelles-sont-les-propositions-des-candidats-pour-ameliorer-le-pouvoir-dachat/

Article

Décentralisation : les candidats à l’Elysée rivalisent pour séduire les élus locaux

Dix des douze candidats à l’Elysée présentaient mardi à l’invitation de l’Association des maires de France, Régions de France et l’Assemblée des départements de France leurs propositions pour le monde local. Emmanuel Macron était absent, au grand dam des associations d’élus.

Par Laurent Thévenin Publié le 15 mars 2022 les Echos

Les relations entre Emmanuel Macron et les collectivités locales auront décidément été compliquées jusqu’au bout du quinquennat. Son absence mardi lors de l’audition des candidats à la présidentielle sur le thème de la décentralisation organisée par l’Association des maires de France (AMF), Régions de France et l’Assemblée des départements de France a eu du mal à passer dans les rangs des associations d’élus. D’autant que tous les autres postulants à l’Elysée, à l’exception d’Eric Zemmour qui s’est décommandé à la dernière minute, étaient présents à Montrouge (Hauts-de-Seine).

« Les candidats qui ont décidé de venir ont eu raison, ce qui veut dire que les autres ont eu tort », a taclé David Lisnard, le président de l’AMF et maire LR de Cannes. « Il est quand même curieux que celui qui s’est tourné vers les maires [lors de la crise des gilets jaunes, NDLR] n’ait pas daigné venir devant les maires à la fois pour rendre compte de ce quinquennat et de la manière dont il a considéré ou pas la démocratie locale », a déploré pour sa part André Laignel, premier vice-président délégué de l’AMF et maire PS d’Issoudun. Candidat à sa réélection et grand favori des sondages, Emmanuel Macron va présenter son projet présidentiel ce jeudi .

«Nouvelle étape de décentralisation»

Réunis sous la bannière de « Territoires unis », l’AMF, Régions de France et l’ADF « appellent à une nouvelle étape de décentralisation », a déclaré David Lisnard. Plusieurs candidats sont allés dans leur sens. A l’instar de Valérie Pécresse , la candidate LR, qui affirme porter le « projet de décentralisation le plus puissant de l’histoire de notre pays ».

« J’en ferai l’une des priorités du début de mon quinquennat », s’engage la présidente de la région Ile-de-France , évoquant notamment un droit à la différenciation, la possibilité pour les collectivités d’adapter les règlements nationaux ou la volonté de « redonner la main aux maires sur l’attribution des logements sociaux ».

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Fabien Roussel, le candidat communiste, promet également une « vraie » loi de décentralisation s’il est élu. Selon lui, il faut « redonner toute leur place aux communes », qui sont les « chevilles ouvrières de la République ». « La commune est la réalité démocratique fondamentale de la nation française », a également souligné l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon.

« Repenser la décentralisation, c’est vraiment redonner vie aux communes, qui sont en train de mourir d’asphyxie dans des intercommunalités trop grandes », a affirmé de son côté le candidat souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, qui fut longtemps maire. Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national, a esquissé, elle, « une politique de rééquilibrage des territoires » qui passerait par une « démétropolisation ».

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Le sujet des finances locales s’est également invité dans la partie. « Il ne peut pas y avoir d’autonomie des collectivités locales sans une vraie autonomie financière », affirme, sans surprise, Valérie Pécresse. Il s’agit, selon Anne Hidalgo, la candidate PS et maire de Paris, qui se présente comme « girondine », de « retrouver de l’autonomie fiscale ». « Je rendrai les 15 milliards d’euros pris aux collectivités sous François Hollande », promet Fabien Roussel, faisant référence à la baisse de la dotation globale de fonctionnement qui avait été décidée par l’ancien président de la République socialiste.

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Autre priorité, selon le candidat écologiste Yannick Jadot : la mise en place de « commissaires de la République à la reconstruction » alors que « dans notre pays, nous avons perdu toute vision nationale l’aménagement du territoire. » « Ce n’est pas aux préfets et aux sous-préfets de dire aux collectivités quel projet local, économique, d’infrastructures, doit se développer. […] Il faut que l’Etat mette ses moyens au service des collectivités », justifie l’eurodéputé. Valérie Pécresse promet, elle, que pour chaque euro investi dans la politique de la ville, un euro sera investi dans la ruralité.

« On s’est retrouvée dans 80 % des choses qui ont été dites », a conclu David Lisnard. Un deuxième grand oral sur le même sujet aura lieu le 22 mars sous l’égide de deux autres associations d’élus, France urbaine et Intercommunalités de France. La participation d’Emmanuel Macron est pour l’instant annoncée.

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Laurent Thévenin

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