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UNE RÉFORME INSTITUTIONNELLE POUR CONTRER DEUX GRANDES DÉRIVES : LA COMMUNICATION POPULISTE ET LA GESTION TECHNOCRATIQUE

Christophe Seltzer. Directeur – GenerationLibre Think tank

Magnifique texte de François Sureau qui renvoie dos à dos gens de pouvoir et activistes qui substituent la « folie des droits » (solipsiste) à la « raison des libertés » (collective). Découragé et conduit à se taire (….), il espère deux choses : une réforme institutionnelle et l’acceptation des divisions.

( « . .. En travaillant à une vraie réforme institutionnelle qui nous rendrait :

– des pouvoirs séparés (alors qu’ils le sont très peu),

– un exécutif responsable (alors qu’il ne l’est pas),

– un Parlement vraiment légiférant, alors qu’il s’est changé, au fil du temps, en chambre d’écho de ces deux grandes tendances que sont la communication populiste et la gestion technocratique des choses. » )

Lien web : bit.ly/3OriFTg

« Au fond, les gens du pouvoir et les militants activistes se ressemblent par un même mépris du citoyen. (…) « François Sureau

Le ministre de la police qui ânonne les formules imaginées par ses bureaux et les ahuris qui se collent aux œuvres d’art, que pensent-ils de nous pour agir de la sorte ? Que nous n’avons ni conscience ni liberté de jugement, que nous ne sommes qu’une pâte molle que les actions de communication conduites par l’élite éclairée ont vocation à travailler dans le sens du bien, sans quoi sans doute nous serions incapables de l’atteindre seuls. »

/// « Ce qui se crée devant nous, dans un entraînement auquel personne ne semble pouvoir porter remède, c’est la folie des droits, en tout point opposée à la raison des libertés. La première est solipsiste, alors que la seconde est collective. »

/// « Ce qui peut nous décourager et me ­conduit à me taire désormais, c’est l’avènement de cette société des idiosyncrasies – qui n’en est précisément pas une, de société –, où chacun se justifie hystériquement devant ses amis imaginaires et ses ennemis fantasmés de vouloir s’en prendre à Vermeer ou à Van Gogh, détruire les Abribus à coups de boules de pétanque, renverser les statues, censurer les livres du passé, que sais-je encore. Cette liberté-là n’est pas la mienne. Pour reprendre la célèbre distinction de Benjamin Constant, elle n’a à voir ni avec celle des anciens (politique), ni avec celle des modernes (privée). Elle est d’une autre nature. Ceux qui l’invoquent organisent la substitution de la pure propagande au débat politique, et la substitution des droits individuels ou communautaires au système des libertés publiques.

Celui-ci visait à la création continue, au travers des institutions représentatives, du citoyen conscient, qui trouvait dans la participation politique à des groupes, à des partis opposés, participation garantie par l’exercice des droits collectifs, l’occasion, peut-être la seule, permettant de favoriser un progrès acceptable par tous et non pas dicté d’en haut par telle ou telle conception particulière, fût-elle de nature religieuse – et je ne vise pas là seulement ces religions qu’on dit établies. La dérive contemporaine, au contraire, détruit simplement la société politique et prépare la guerre civile. »

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1 réponse »

  1. Bonjour, Thierry,Laisser la conscience au peuple et le droit à une information libre d’intérêt et tout rentrera dans l’ordre.Bien amicalement.Jean-Marc

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