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MISE À JOUR – L’AFFAIRE FERRAND / MACRON NE DÉSENFLE PAS – UN « BÉBÉ COCOLULU »

MISE À JOUR

« Un « bébé Cocolulu chez les Sages »

MACRON ET FERRAND NOMMENT UNE PROCHE QUI N’A PAS LE PROFIL HABITUEL

Une nomination inédite depuis 1983. Après un mois de vacance du poste, Richard Ferrand, le président du Conseil constitutionnel, vient de nommer comme secrétaire générale Catherine Leroy.

Elle était jusque-là secrétaire générale de la questure de l’Assemblée nationale.

« Conseil constitutionnel : avec la nomination d’une nouvelle secrétaire générale, Richard Ferrand coupe le cordon avec le Conseil d’Etat »

TITRE LE MONDE QUI POURSUIT : Catherine Leroy, administratrice de l’Assemblée nationale depuis 1993, doit prendre ses fonctions au sein de l’institution de la rue Montpensier, vendredi, après le limogeage d’Aurélie Bretonneau en mars. Derrière cette nomination, se cache un petit séisme à l’échelle de la haute fonction publique. 

« Richard Ferrand s’entoure d’une proche et fait un pied de nez au Conseil d’Etat »

TITRE L’OPINION QUI POURSUIT : Administratrice de l’Assemblée nationale depuis 1993, Catherine Leroy a été nommée secrétaire générale du Conseil constitutionnel.

C’est un « bébé Cocolulu chez les Sages ». Les initiés comprendront. La nouvelle secrétaire générale du Conseil constitutionnel, Catherine Leroy, administratrice de l’Assemblée nationale, a été formée par Corinne Luquiens, dite « Cocolulu » au Palais Bourbon, connue aussi pour se déplacer à moto, sur de grosses cylindrées. Rien de moins anodin dans un CV tant Corinne Luquiens, ancienne secrétaire générale de l’Assemblée nationale puis membre du Conseil constitutionnel (de 2016 à 2025), est un modèle qui compte parmi la haute fonction publique.

ARTICLE 3 – Nomination au Conseil constitutionnel : Richard Ferrand bouscule les usages de la Cour suprême

DÉCRYPTAGE – Le président du Conseil constitutionnel ( NR : avec l’assentiment du PR ) vient de nommer comme secrétaire générale Catherine Leroy, jusque-là secrétaire générale de la questure de l’Assemblée nationale.

Une nomination inédite depuis 1983. Après un mois de vacance du poste, Richard Ferrand, le président du Conseil constitutionnel, vient de nommer comme secrétaire générale Catherine Leroy. Elle était jusque-là secrétaire générale de la questure de l’Assemblée nationale.

Née le 3 février 1971, diplômée de Science Po Paris et administratrice de l’Assemblée nationale depuis 1993, Catherine Leroy a gravi tous les échelons pour finir par occuper l’un des deux postes les plus prestigieux du Palais Bourbon. «Sa connaissance de la fabrique de la loi et de la vie parlementaire a été déterminante dans sa nomination. D’autant que Richard Ferrand a été président de l’Assemblée nationale, et qu’il a, à ce titre, tissé un lien de confiance fort avec ses administrateurs. Par ailleurs, le secrétariat général de la questure est l’un des plus hauts postes de l’Assemblée nationale», souligne un familier des sages de la Galerie Montpensier .

C’est en effet de ce poste que se pilotent le budget et toutes les ressources…

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1. ARTICLE – Richard Ferrand président du Conseil constitutionnel : un an après, c’est toujours aussi embarrassant !

C’EST LE TITRE DU POINT :

Le limogeage de la secrétaire générale de l’institution choque de nombreux hauts fonctionnaires et remet en lumière les faiblesses de Richard Ferrand dans son rôle de gardien de la Constitution.

Publié le 08/04/2026 LE POINT

Aurélie Bretonneau affiche un cursus honorum impeccable. Âgée de 45 ans, cette haut fonctionnaire est normalienne, énarque, membre du Conseil d’État. Difficile de faire mieux dans la méritocratie républicaine. Elle était l’adjointe de la secrétaire générale du gouvernement quand Richard Ferrand, fraîchement nommé par son ami Emmanuel Macron à la présidence du Conseil constitutionnel l’a débauchée en avril 2025 pour prendre en charge le secrétariat général de la haute institution. Une promotion en or, tant ce poste est prestigieux et désigne ses titulaires comme la crème de la crème de la haute administration française.

Toutefois, patatras ! Moins d’un an plus tard, Aurélie Bretonneau démissionne un peu bruyamment, pour précéder le limogeage qu’allait lui infliger Richard Ferrand pour cause …

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2. ARTICLE – Le départ d’Aurélie Bretonneau, secrétaire générale du Conseil constitutionnel, soulève interrogations et inquiétudes

Par Mariama Darame et Nathalie Segaunes Publié le 07 avril 2026

Ce départ précipité, et inédit dans son histoire, révèle les luttes d’influence au sein de la haute juridiction.

Le Conseil constitutionnel, présidé par Richard Ferrand, serait-il tenté de redevenir le « chien de garde de l’exécutif », comme certains l’avaient caricaturé à ses débuts ? Véritable « boîte noire » dont rien ne filtrait depuis soixante-sept ans, l’institution a, pour la première fois, laissé apparaître des tensions internes avecl’éviction brutale, le 24 mars, de la secrétaire générale, Aurélie Bretonneau. Au risque de laisser planer une ombre sur son rôle politique, à un an de l’élection présidentielle.

Nommé à la tête de l’institution pour neuf ans, en mars 2025, sur proposition du chef de l’Etat, Emmanuel Macron, Richard Ferrand pourraitconnaître trois présidents de la République durant son mandat. Si le Rassemblement national arrivait au pouvoir en 2027, il lui reviendrait de faire face à une tentative de référendum sur la politique migratoire, quand bien même celle-ci ne fait pas partie du champ de l’article 11 de la Constitution. « Un coup d’Etat juridique », dénonce par avance Bernard Poignant, ancien député socialiste du Finistère et vieil ami de Richard Ferrand, confiant que cet enjeu politique est « un véritable souci » pour le président du Conseil constitutionnel.………..

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