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Suspecte (?) indulgence des juges pour Melechon et LFI : BLANCHIMENT DU CANDIDAT A LA PRÉSIDENTIELLE

L’enquête sur les assistants parlementaires européens de LFI clôturée (ouverte en 2018) : vers un non lieu apres les presidentielles

Après huit années d’instruction, la justice n’a finalement pas décidé de mettre en examen Jean-Luc Mélenchon. Deux de ses anciens assistants parlementaires ont tout de même été placés sous le statut de témoin assisté.

Le juge qui enquêtait a indiqué que ses investigations étaient désormais terminées, dans ce dossier. Dans la mesure où personne n’a été mis en examen, tout laisse à penser que cela pourrait se conclure, dans quelques mois, par une ordonnance de non-lieu.

ARTICLE – Assistants parlementaires de LFI : L’instruction est terminée, aucune mise en examen n’a été prononcée

BLANCHI•Les juges d’instruction ont clôturé sans mise en examen l’enquête visant Jean-Luc Mélenchon dans l’affaire des assistants parlementaires européens

20 Minutes avec AFP 26/05/2026

La perspective d’un procès dans l’affaire des assistants parlementaires européens s’est éloignée pour Jean-Luc Mélenchon. Les juges d’instruction ont clos mardi leurs investigations sans mise en examen du leader de La France insoumise, après près de huit années de procédure autour de l’utilisation des crédits du Parlement européen destinés aux assistants d’eurodéputés.

Selon les informations confirmées par l’entourage des Insoumis, seuls deux anciens assistants parlementaires, Laurent Maffeis et Aigline de Causans, conservent le statut de témoins assistés, obtenu en mai 2022. L’information judiciaire, ouverte en novembre 2018 notamment pour détournement de fonds publics, visait à déterminer si certains assistants rémunérés par le Parlement européen avaient exercé des missions liées au parti plutôt qu’au travail parlementaire.

Une affaire qui remonte à 2017

La France insoumise estime que « cette clôture de l’instruction en l’état, sans mise en examen, confirme ce que nous soutenons depuis l’origine : à aucun moment, il ne pouvait nous être reproché la moindre infraction dans ce dossier ». Le mouvement souligne également qu’« après huit années d’enquête approfondie sur la base d’une simple dénonciation d’une députée européenne d’extrême droite, aucun des juges d’instruction qui se sont succédé […] n’a estimé qu’il existait des éléments justifiant une mise en examen ».

L’affaire avait débuté en 2017 après plusieurs signalements de Sophie Montel, alors députée européenne du Front national, devenu depuis le Rassemblement national. Alors que le RN faisait déjà l’objet d’une enquête similaire, la parlementaire avait dénoncé plusieurs eurodéputés issus d’autres formations politiques, dont Jean-Luc Mélenchon et certains de ses assistants. Les investigations avaient ensuite été élargies à d’autres partis, notamment au MoDem.

« La République, c’est moi ! »

Le dossier avait pris une dimension politique majeure après les perquisitions menées le 16 octobre 2018 au siège de LFI et dans plusieurs lieux liés au mouvement. Jean-Luc Mélenchon s’était opposé avec virulence à l’intervention des enquêteurs, lançant notamment « La République, c’est moi ! » devant les caméras. Poursuivi pour rébellion et provocation, il avait été condamné en décembre 2019 à trois mois de prison avec sursis et 8.000 euros d’amende.Nos articles sur La France Insoumise

Cette affaire continue de concerner plusieurs responsables politiques français. Marine Le Pen attend notamment, le 7 juillet prochain, la décision de la cour d’appel dans le dossier des assistants parlementaires du RN. François Bayrou et plusieurs anciens élus du MoDem seront également rejugés en appel entre septembre et octobre 2026, après les condamnations prononcées en première instance contre plusieurs ex-eurodéputés et contre le MoDem et l’UDF.

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