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MÉLENCHON ET L’APOLOGIE DU TERRORISME

1. ARTICLE – «Quand Mélenchon récupère Marc Bloch… et nie le caractère terroriste du 7 octobre»

Par Gilles william Goldnadel Le 29 juin 2026 LE FIGARO

Peu après avoir posé avec la descendante de Marc Bloch au Panthéon, le chef de file de LFI a émis des réserves sur le caractère «terroriste» du pogrom du 7 octobre. Une double attitude révélatrice des ambiguïtés de l’extrême gauche, dénonce l’avocat. pour FigaroVox. Il a publié récemment « Vol au-dessus d’un nid de cocus » (Fayard, 2025). Il est également président d’Avocats sans frontières

D’abord les faits. Le 23 juin, la République a fait entrer Marc Bloch au Panthéon. L’historien juif et alsacien, combattant, résistant, fusillé par les Allemands. Un homme qui avait choisi la France contre la barbarie.

Sa petite-fille, Suzette Bloch, ancienne journaliste de l’AFP, eut droit à l’antenne de France Inter le matin même. Elle y a déclaré, sans être jamais ni contredite ni modérée, que : « le Rassemblement National, ce sont les héritiers de la Waffen-SS  qui a assassiné mon grand-père ». La famille avait exigé – et obtenu – que le RN soit tenu à l’écart de la cérémonie. C’était son droit. C’était surtout son choix. Le journaliste de service public qui la questionnait n’a pas songé à lui demander ce qu’elle pensait de la présence à la cérémonie d’un parti d’extrême gauche que l’on taxe d’antisémite.

On eut la réponse quelques heures plus tard. Au Panthéon, la même Suzette Bloch posait, rayonnante, aux côtés de Jean-Luc Mélenchon et d’une délégation de La France Insoumise : Mmes et MM. Bompard, Panot, Coquerel, Obono, Chikirou. Sourires et accolades, une sorte de photo de famille. L’héritière génétique du résistant juif décernait ainsi une médaille de respectabilité à ceux qui, depuis longtemps, pratiquent un flirt poussé avec une haine du juif.

Après les faits, les commentaires. Ou plutôt leur absence. Le Monde n’a rien vu. L’audiovisuel public n’a rien dit. Silence assez complice. Seule la plume aiguisée de Mathieu Bock-Côté aura osé nommer l’indécence : l’antifascisme dévoyé qui exclut une partie de la droite tout en embrassant ceux qui aujourd’hui flattent cet antisémitisme mâtiné d’islamisme que l’on s’escrime à dire nouveau mais qui existe depuis des lustres.

Deux jours plus tard, même logique infernale à l’œuvre. D’abord les faits : Anasse Kazib, membre de Révolution Permanente, devait être jugé pour apologie du terrorisme. Il avait salué dans le 7 octobre 2023 « la résistance palestinienne ». Et qualifié aimablement l’attaque du Hamas « d’offensive surprise contre l’État colonialiste d’Israël ».

Un immense massacre de civils de tous âges, avec viols, tortures et prises d’otages. Le plus grand pogrom depuis la Shoah. J’avoue être un peu las de l’écrire. L’affaire a été renvoyée car dame Justice n’est pas pressée. Mais Jean-Luc Mélenchon, lui, s’était spécialement déplacé au tribunal pour apporter son soutien au prévenu. Là, devant les caméras, il a lâché cette phrase que je conserverai : « Il est assez stupide de croire qu’il y aurait parmi nous des gens qui se réjouiraient du terrorisme … À supposer que les actes dont on parle soient bien du terrorisme. » À supposer. Le pogrom du 7 octobre devient à nouveau matière à supposition. Et à débat judiciaire et politique.

D’ailleurs pourquoi condamner le 7 octobre si ce n’est pas du terrorisme mais peut-être de la résistance ?Gilles-William Goldnadel

Le caractère du terrorisme le plus infâme n’est plus une évidence cruelle mais un sujet hypothétique. D’ailleurs, pourquoi condamner le 7 octobre si ce n’est pas du terrorisme mais peut-être de la résistance ? On en est là. À présent les commentaires. Rien. Le silence. L’éther. Ou presque. Quelques articulets, quelques indignations sur les réseaux sociaux. Mais point de vagues d’indignation.

À Julien Odoul, du RN, qui s’indignait des propos du chef de l’extrême-gauche sur France Inter ce samedi, le journaliste de service public Ali Baddou répondit avec impatience que c’était «(son) interprétation…». Comprenne qui pourra. Point donc de mobilisations des consciences. Point d’interrogation sur ce qui se passerait, si par hypothèse hardie, quelqu’un de la maison en face à droite avait tenu des propos équivalents en gravité ?

Le privilège rouge est vif lorsqu’il s’agit des Juifs. L’extrême-gauche bénéficie, à nouveau, d’une impunité médiatique et judiciaire que personne d’autre ne connaît sur terre. Marc Bloch, juif assassiné par les nazis parce qu’il était juif, français et résistant. Sa petite-fille accueille avec chaleur ceux qui, aujourd’hui, relativisent le massacre de Juifs parce qu’ils sont juifs et israéliens et surtout massacrés par des êtres qui ne sont pas des blancs occidentaux à détester voluptueusement.

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Mélenchon, qui se voudrait l’héritier de la Résistance, met en doute la nature terroriste d’un pogrom perpétré par des hommes qui crient Allah Akhbar ! en égorgeant des femmes. C’est cela l’acceptation de l’antisémitisme dans La France Insoumise d’aujourd’hui, pas seulement des tags sur les murs ou des agressions dans la rue. C’est aussi ce double langage permanent, cette indulgence sélective, cette peur de nommer quand le coupable est à gauche ou en Orient.

C’est la justice qui épargne les amis de Mélenchon. C’est la presse qui s’indigne quand c’est le RN mais qui regarde ailleurs quand il s’agit de LFI. Marc Bloch, je le crois, n’a pas combattu pour cela. Il n’a pas choisi la Résistance pour que sa mémoire serve de caution à ceux qui, sous couvert d’antisionisme, redessinent les vieux schémas et réinventent un nouveau négationnisme. Le privilège rouge vif antijuif n’a rien perdu de son éclat.

2. ARTICLE – Propos de Jean-Luc Mélenchon sur le 7 Octobre : trois victimes françaises portent plainte pour apologie du terrorisme

Le 29 juin 2026 LE FIGARO

Jean-Luc Mélenchon s’est exprimé la semaine dernière lors d’un rassemblement de soutien au militant d’extrême gauche Anasse Kazib, convoqué par la justice à Paris pour apologie du terrorisme pour avoir célébré la «résistance palestinienne» le 7 octobre 2023.

Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui a estimé récemment possible de questionner le caractère terroriste des massacres du 7-Octobre, est visé par une plainte pour apologie du terrorisme de trois victimes françaises des attaques, que l’AFP a pu consulter lundi 29 juin. Deux sont des survivants du festival de techno Nova, lieu du plus grand massacre de cette journée près de la frontière avec Gaza, avec plus de 370 morts. Le troisième rescapé est un policier, hors service à ce moment-là, qui tombé sur un barrage, a tiré sur des assaillants et a été touché par cinq balles.

Jean-Luc Mélenchon s’est exprimé la semaine dernière lors d’un rassemblement de soutien au militant d’extrême gauche Anasse Kazib, convoqué par la justice à Paris pour apologie du terrorisme pour avoir célébré la «résistance palestinienne» le 7 octobre 2023, jour de l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza. Le leader de LFI a fait un long développement pour contester l’inscription dans le droit pénal de la notion «d’apologie du terrorisme» décidée pendant le quinquennat Hollande.

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«Annuler le caractère criminel des actes commis le 7-Octobre»

Cela «peut faire croire qu’en effet, il y aurait parmi nous des gens qui se réjouiraient du terrorisme, à supposer que les actes dont on parle soient bien du terrorisme», a déclaré le candidat à la présidentielle dans cette intervention filmée et mise en ligne sur le site Révolution permanente, l’organisation d’Anasse Kazib. «Car la question de la forme de la résistance que l’on oppose à une oppression et à une occupation, quel que soit l’avis qu’on puisse avoir entre nous et chacun pour soi, est une affaire qui se discute parce que le droit international sur ce point permet que cela soit discuté», a-t-il ajouté.

Cette «séquence vise à annuler le caractère criminel des actes commis le 7-Octobre pour leur donner la coloration de faits de résistance», a dénoncé Nathanaël Majster, avocat des trois victimes françaises, dans la plainte. Ce «procédé constitue le délit d’apologie du terrorisme: transformation d’un crime en son contraire, sa transmutation en objet d’admiration assumé et la tentative de faire partager cette admiration et cet assentiment donné au crime par le plus grand nombre», conclut l’avocat.

«Les violences terroristes ne sont jamais acceptables, quelles que soient les victimes ou les circonstances. Les justifier un jour, c’est les justifier toujours. Permettre à un seul de le faire, c’est l’autoriser à tous», a aussi fustigé Me Majster dans un communiqué. Sollicitée par l’AFP, LFI n’avait pas réagi dans l’immédiat.

3. ARTICLE – Jean-Luc Mélenchon visé par une plainte pour apologie du terrorisme par plusieurs victimes franco-israéliennes après ses propos sur le 7-Octobre

Le leader de La France insoumise est mis en cause pour des propos tenus le 25 juin, lors d’un rassemblement.

Par Christophe Ayad Publié le 30 juin 2026 LE MONDE

Plusieurs victimes franco-israéliennes des attaques terroristes du Hamas contre des civils et des soldats israéliens, le 7 octobre 2023, en bordure de la bande de Gaza et dans le sud d’Israël, ont déposé plainte, lundi 29 juin, contre le leader de La France insoumise (LFI), Jean-Luc-Mélenchon, candidat à la présidentielle de 2027, ainsi que contre son parti, pour apologie du terrorisme, par l’entremise de Mᵉ Nathanaël Majster, un avocat parisien.

Les propos incriminés remontent au 25 juin, lors du rassemblement en soutien au leader syndical et porte-parole du parti d’extrême gauche Révolution permanente, Anasse Kazib, qui devait être jugé le même jour par le tribunal judiciaire de Paris pour apologie du terrorisme à propos du 7-Octobre. Avant le procès, qui a finalement été ajourné peu après son ouverture à cause d’une question prioritaire de constitutionnalité déclarée recevable par les juges, quelques centaines de personnes s’étaient rassemblées sur le parvis du tribunal judiciaire, en signe de solidarité avec Anasse Kazib.

Jean-Luc Mélenchon, deuxième orateur de ce rassemblement, s’était livré à un long développement sur l’usage endémique de cette incrimination judiciaire depuis le 7-Octobre contre ceux refusant de qualifier les actes du Hamas de terroristes : « [On] peut croire qu’en effet il y aurait parmi nous des gens qui se réjouiraient du terrorisme, à supposer que les actes dont on parle soient bien du terrorisme, avait-il débuté. (…) La question de la forme de la résistance qu’on oppose à une oppression et à une occupation, quel que soit l’avis qu’on puisse avoir entre nous et chacun pour soi, est une affaire qui se discute parce que le droit international sur ce point permet que cela

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