
Franz-Olivier Giesbert sanctionné par l’Arcom : « La régulation de l’audiovisuel ne doit pas devenir une police de la pensée »
TITRE LE FIGARO QUI POURSUIT
Les rappels à l’ordre adressés par l’Arcom à CNews et BFMTV pour des opinions visant LFI, exprimées respectivement par Franz-Olivier Giesbert et Arthur Berdah, journaliste au Figaro, montrent l’absurdité des exigences de neutralité imposées aux médias audiovisuels, s’inquiète Jean-Éric Schoettl, ancien directeur du CSA.
Jean-Éric Schoettl a été directeur général du Conseil supérieur de l’audiovisuel de 1989 à 1992.
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ANALYSE DE L’ARTICLE – CONTEXTE
Il s’agit d’une tribune de Jean-Éric Schoettl, ancien directeur général du CSA, publiée le 12 août 2026. Le texte porte sur les rappels à l’ordre adressés par l’Arcom à CNews, à propos de Franz-Olivier Giesbert, et à BFMTV, à propos d’Arthur Berdah.
Jean-Éric Schoettl n’est pas un simple éditorialiste partisan : il a dirigé le CSA de 1989 à 1992. Sa tribune constitue donc une critique juridique de l’évolution de la régulation audiovisuelle, beaucoup plus intéressante à analyser que le seul épisode Giesbert.
A. Il y a un élément particulièrement important
Le Conseil d’État a lui-même rappelé en 2024 que le contrôle du pluralisme devait se faire « dans le respect de la liberté éditoriale ».
La question devient donc :
À partir de quel moment le contrôle du pluralisme cesse-t-il de garantir la diversité des opinions pour commencer à contrôler la manière dont ces opinions peuvent être exprimées ?
C’est là que la formule de Schoettl sur la « police de la pensée » prend tout son intérêt.
Quelles sont les décisions du Conseil d’État de 2025 et 2026 qui permettent de voir jusqu’où le juge administratif accepte désormais que l’Arcom aille. Par exemple, le Conseil d’État a encore confirmé en 2025 le pouvoir de l’Arcom de sanctionner CNews sur le terrain de l’honnêteté et de la rigueur de l’information.
B. Schoettl met en cause l’extension de l’exigence de neutralité jusque dans le commentaire politique,
notamment lorsque l’Arcom reproche à une chaîne de ne pas avoir fait contredire un éditorialiste.
Et le contexte juridique est effectivement majeur :
- en février 2024, le Conseil d’État a imposé à l’Arcom de considérer, pour le pluralisme, non seulement les responsables politiques mais aussi chroniqueurs, animateurs et invités ; il a toutefois expressément maintenu le principe de liberté éditoriale ;
- en juillet 2025, le Conseil d’État a précisé les conditions de contrôle du pluralisme ;
- en 2025-2026, la jurisprudence a confirmé que l’Arcom dispose également de pouvoirs importants concernant l’honnêteté et la rigueur de l’information ;
- et, fait essentiel, l’Arcom a aussi rappelé à l’ordre BFMTV pour des propos d’Arthur Berdah visant LFI, jugeant certaines accusations non étayées ou contredites par LFI elle-même.
C. Le vrai basculement
est le passage d’un contrôle du pluralisme des intervenants à un contrôle beaucoup plus large des courants de pensée exprimés dans les programmes, puis à un contrôle de la façon dont certaines affirmations doivent être étayées, contredites ou mises en perspective. Le Conseil d’État a explicitement demandé à l’Arcom de tenir compte de l’ensemble des participants aux programmes, et non des seuls responsables politiques.
C’est précisément cette évolution que la tribune de Schoettl met en cause : il estime que les rappels à l’ordre visant CNews/Giesbert et BFMTV/Arthur Berdah illustrent une exigence de neutralité qui risque de dépasser la simple garantie du pluralisme.
D. Mais l’affaire Giesbert introduit une seconde logique
L’intervention contre CNews ne relève pas exactement du même mécanisme que le contrôle global du pluralisme.
L’Arcom peut aussi agir au titre de l’honnêteté et de la rigueur de l’information. Et c’est cette seconde compétence qui devient particulièrement intéressante dans la tribune de Schoettl.
Le même jour, elle a appliqué cette logique à BFMTV : elle a reconnu que l’éditorial autorisait une « liberté de ton accrue », mais a néanmoins estimé que certaines affirmations d’Arthur Berdah concernant LFI n’étaient pas suffisamment étayées, voire étaient contredites par LFI ou ses représentants.
E. Il existe bien un changement de nature de la régulation audiovisuelle depuis 2024, et ce changement mérite une critique démocratique sérieuse.
EXPLORATION EN 20 POINTS
1. Ce que dit réellement Schoettl
La tribune du 12 août 2026 n’est pas une simple réaction « pro-Giesbert ».
Schoettl met en parallèle deux interventions de l’Arcom :
- CNews, à propos de Franz-Olivier Giesbert ;
- BFMTV, à propos d’Arthur Berdah, journaliste au Figaro.
Il considère que ces deux dossiers révèlent une même dérive : l’exigence de neutralité imposée aux médias audiovisuels devient tellement extensive qu’elle finit par porter sur le contenu même du commentaire politique.
Et c’est une critique beaucoup plus précise que « l’Arcom est de gauche ».
Schoettl avait déjà formulé cette inquiétude en 2024, immédiatement après la décision du Conseil d’État sur CNews, estimant que les nouvelles exigences risquaient d’avoir un effet homogénéisant sur l’expression audiovisuelle et d’entraver la liberté d’expression.
Il y a donc une continuité intellectuelle entre ses critiques de 2024 et celles de 2026.
2. L’affaire Giesbert : ce que l’Arcom reproche réellement
C’est essentiel pour comprendre le débat.
Giesbert avait déclaré, après l’élection de David Guiraud à Roubaix, qu’il n’aimerait pas être juif dans cette ville et que les Juifs de Roubaix seraient probablement amenés à partir.
Le problème relevé par l’Arcom n’est pas :
« Giesbert n’a pas le droit de penser cela. »
Elle reproche à CNews que ces propos :
- n’aient pas été suffisamment étayés ;
- n’aient pas été contredits ;
- n’aient pas été suffisamment mis en perspective ;
- et que la maîtrise de l’antenne n’ait donc pas été suffisante.
Et il faut rappeler une chose : ce n’est pas une sanction personnelle contre Giesbert. C’est une intervention auprès de CNews.
La différence est juridiquement importante.
3. Mais il y a une difficulté majeure : « non contredit »
C’est, à mon sens, le point le plus contestable de toute l’affaire.
Il existe une différence considérable entre :
« un journaliste présente comme un fait une information fausse »
et :
« un éditorialiste formule une analyse politique qui n’est pas immédiatement contredite ».
Dans le premier cas, le contrôle de l’exactitude est parfaitement légitime.
Dans le second, on touche à la liberté éditoriale.
Or le Conseil d’État a expressément demandé à l’Arcom de contrôler le pluralisme « dans le respect de leur liberté éditoriale ».
C’est donc ici que se trouve la véritable question juridique :
Jusqu’où peut-on exiger qu’un éditorialiste soit contredit ?
Si la réponse devient :
« chaque opinion politiquement sensible doit être accompagnée d’un contradicteur »,
on n’est plus très loin d’un système dans lequel le régulateur détermine indirectement les conditions d’expression des opinions.
C’est précisément la frontière que Schoettl redoute.
4. Le Conseil d’État de 2024 constitue le vrai tournant
C’est probablement le texte le plus important de tout le dossier.
Avant 2024, le pluralisme audiovisuel était essentiellement associé aux temps de parole des responsables politiques.
Le Conseil d’État a changé la perspective le 13 février 2024.
Il a dit à l’Arcom qu’elle devait prendre en compte :
- les responsables politiques ;
- les chroniqueurs ;
- les animateurs ;
- les invités ;
- et plus généralement l’ensemble des participants aux programmes.
Il lui a aussi demandé d’examiner l’indépendance d’une chaîne au regard de l’ensemble de ses conditions de fonctionnement et des caractéristiques de sa programmation, et non seulement d’une émission particulière.
C’est un changement considérable.
On passe de :
« Combien de temps de parole ? »
à :
« Quelle diversité de courants de pensée traverse l’ensemble de la chaîne ? »
5. Et là apparaît le problème fondamental
Pour mesurer le pluralisme, il faut désormais déterminer ce qu’est un courant de pensée.
Mais comment le déterminer ?
Prenons un chroniqueur :
« L’immigration est un facteur majeur de l’insécurité. »
Est-il :
- de droite ?
- conservateur ?
- souverainiste ?
- simplement sécuritaire ?
Et un autre :
« L’immigration est globalement une chance pour la France. »
Est-il :
- de gauche ?
- progressiste ?
- libéral ?
- simplement favorable à l’immigration ?
L’Arcom doit nécessairement effectuer une opération de qualification.
Elle doit donc, même sans « ficher » officiellement les journalistes, déterminer la nature idéologique des opinions exprimées.
C’est là que se situe le premier risque de dérive.
6. L’Arcom affirme pourtant ne pas vouloir « cataloguer »
Et il faut lui rendre justice sur ce point.
Dans sa délibération de juillet 2024, l’Arcom rappelle elle-même la primauté de la liberté de communication et affirme que les éditeurs demeurent responsables du choix des thèmes et des intervenants, dans le respect de leurs obligations.
Le président de l’Arcom avait également affirmé qu’il n’y aurait pas de « catalogage des journalistes et invités » et que l’analyse serait globale.
C’est une garantie importante.
Mais elle ne règle pas complètement le problème.
Car pour parvenir à une appréciation globale, le régulateur doit quand même déterminer :
quelles opinions sont exprimées,
par qui,
sur quels sujets,
avec quelle fréquence,
et avec quel degré de convergence.
Il ne s’agit donc pas d’un classement administratif des journalistes.
Mais il existe nécessairement une qualification idéologique des contenus.
7. Le Conseil d’État a toutefois posé une limite essentielle en 2025
C’est ce qui empêche de parler trop vite de « police de la pensée ».
En juillet 2025, le Conseil d’État a précisé que le contrôle du pluralisme devait porter sur un déséquilibre manifeste et durable, apprécié globalement.
Ce n’est donc pas :
« Jean Dupont a dit trois fois quelque chose de droite. »
C’est :
« Sur une période significative, l’ensemble de la programmation donne une représentation manifestement déséquilibrée des courants de pensée. »
C’est une distinction juridique fondamentale.
8. Mais voici le problème : « courant de pensée » est une notion extrêmement plastique
C’est ici que votre interrogation sur la droite devient pertinente.
Les idées qui ont progressé électoralement ces dernières années se concentrent justement sur des sujets extrêmement controversés :
- immigration ;
- insécurité ;
- islam ;
- identité ;
- assimilation ;
- frontières ;
- OQTF ;
- justice ;
- souveraineté ;
- Union européenne ;
- autorité de l’État.
Or ces sujets sont précisément ceux sur lesquels l’exigence de pluralisme et de mise en perspective peut devenir très forte.
Il existe donc un mécanisme potentiel :
plus une opinion est politiquement disruptive → plus elle provoque la controverse → plus le régulateur est susceptible d’exiger de la contextualisation → plus son expression devient encadrée.
Ce mécanisme peut produire une asymétrie sans qu’il existe une intention politique d’asymétrie.
C’est beaucoup plus sérieux comme hypothèse que :
« l’Arcom veut empêcher la droite de gagner ».
9. Et c’est là que le cas Giesbert est révélateur
La phrase :
« Je n’aimerais pas être juif à Roubaix »
est une opinion.
La phrase :
« Les Juifs de Roubaix vont probablement être obligés de partir »
est une prédiction.
Mais derrière ces phrases se trouvent aussi des éléments factuels qui peuvent être discutés.
La communauté juive de Roubaix a-t-elle diminué ?
Existe-t-il un climat antisémite ?
Des familles juives ont-elles quitté la ville ?
Existe-t-il une relation démontrable entre ces phénomènes et l’évolution politique ?
Quel sera l’impact de l’élection de David Guiraud ?
Voilà un débat journalistique parfaitement légitime.
Le régulateur peut demander de vérifier les faits.
Mais il devient beaucoup plus discutable lorsqu’il reproche à la chaîne de ne pas avoir immédiatement produit un contradicteur.
C’est exactement là que je rejoins la préoccupation de Schoettl.
10. Le meilleur contre-exemple à la thèse d’une « chasse à la droite » : BFMTV
Il faut absolument intégrer ce dossier.
L’Arcom a également rappelé BFMTV à l’ordre concernant Arthur Berdah.
Certaines de ses affirmations concernant LFI et notamment les affaires Christophe Gleizes et Boualem Sansal ne reposaient, selon l’Arcom, sur aucun élément factuel ou étaient même contredites publiquement par LFI ou certains de ses représentants.
C’est important.
Car Berdah formulait des critiques très défavorables à LFI.
Donc :
CNews/Giesbert → intervention
mais aussi :
BFMTV/Berdah → intervention.
Cela démontre que le mécanisme juridique n’est pas intrinsèquement conçu comme :
« protéger la gauche contre les critiques ».
11. Il existe même une conséquence intellectuelle intéressante
Si l’on considère que l’intervention contre Giesbert constitue une atteinte à la liberté d’expression parce qu’il n’a pas été contredit…
alors il faut défendre exactement la même liberté pour Berdah.
Autrement dit :
le principe défendu par Schoettl est beaucoup plus fort s’il est appliqué de manière parfaitement symétrique.
Et c’est ce qui rend sa tribune intéressante.
Il ne dit pas seulement :
« Laissez CNews tranquille. »
Il met en cause la logique générale d’une régulation qui voudrait imposer une forme de neutralité aux éditorialistes.
12. Le véritable danger n’est donc pas la sanction
C’est quelque chose que je voudrais souligner fortement.
L’Arcom n’a pas besoin d’interdire une opinion pour modifier le paysage intellectuel.
Il suffit que les rédactions sachent que certaines expressions peuvent entraîner :
- une saisine ;
- une instruction ;
- une demande d’explications ;
- un rappel ;
- une mise en demeure ;
- une sanction éventuelle ;
- puis un contentieux devant le Conseil d’État.
Cela peut créer un effet d’autocensure.
Un rédacteur en chef peut finir par dire :
« Évitons cette formulation. »
Non parce qu’elle est interdite.
Mais parce qu’elle est risquée.
C’est ce que les Anglo-Saxons appellent le chilling effect.
Et c’est, à mon avis, une manière beaucoup plus précise de parler de « police de la pensée ».
13. Mais il faut aussi regarder l’autre côté : CNews n’est pas un média ordinaire
C’est le point faible des critiques les plus radicales de l’Arcom.
Le Conseil d’État n’a pas inventé le problème.
Il a été saisi par Reporters sans frontières, qui estimait que CNews ne respectait pas ses obligations de pluralisme et d’indépendance.
Le Conseil d’État a jugé que l’Arcom avait insuffisamment instruit cette question et lui a ordonné de recommencer son examen.
Il ne faut donc pas inverser la causalité.
Ce n’est pas :
« Macron décide que CNews est trop à droite → l’Arcom intervient. »
Le processus est :
RSF saisit l’Arcom → Arcom refuse d’aller suffisamment loin → RSF saisit le Conseil d’État → Conseil d’État juge que l’Arcom n’a pas suffisamment appliqué la loi → nouvelle instruction.
C’est très différent.
14. Et le Conseil d’État n’a pas dit : « CNews est une chaîne de droite illégale »
C’est un point souvent oublié.
En 2024, le Conseil d’État ne s’est pas prononcé sur le respect effectif du pluralisme par CNews.
Il a précisé la méthode que devait utiliser l’Arcom.
Cette distinction est capitale.
15. En revanche, l’extension du contrôle est bien réelle
Et elle est désormais très puissante.
La loi impose à l’Arcom de garantir :
- l’honnêteté ;
- l’indépendance ;
- le pluralisme de l’information.
Le Conseil d’État a confirmé que ces exigences peuvent donner lieu à des sanctions.
En novembre 2025, il a ainsi examiné la contestation par CNews d’une sanction de 20 000 € concernant une émission de 2023 et l’application des exigences d’honnêteté et de rigueur de l’information.
La régulation n’est donc plus seulement théorique.
16. Ce qui m’inquiète davantage que la sanction Giesbert : le cumul des catégories
Nous avons désormais au moins quatre niveaux :
Niveau 1 — Exactitude
Le chiffre est inexact
Niveau 2 — Rigueur
L’affirmation est présentée comme un fait mais n’est pas suffisamment étayée.
Niveau 3 — Contradiction
L’affirmation n’a pas été contredite.
Niveau 4 — Pluralisme idéologique
La chaîne présente trop fréquemment une certaine vision du monde.
C’est le cumul des niveaux 2 + 3 + 4 qui peut aboutir à une régulation du discours politique lui-même.
17.LA DROITE PLUS CIBLÉE SUR LES THEMES POLITIQUEMENT MINORITAIRES DANS LES MÉDIAS TRADITIONNELS
La droite et surtout le RN ont progressivement construit leur progression sur des thèmes longtemps considérés comme politiquement minoritaires dans les médias traditionnels :
- immigration ;
- sécurité ;
- islamisme ;
- identité ;
- souveraineté ;
- critique de l’Europe ;
- critique de l’État de droit ;
- critique de la justice.
À mesure que ces thèmes deviennent majoritaires électoralement, ils deviennent aussi davantage présents à la télévision.
Or, parallèlement, la régulation devient plus attentive à :
- leur fréquence ;
- leur homogénéité ;
- leur traitement ;
- leur mise en perspective.
Il y a donc un phénomène objectivement paradoxal :
Au moment où certaines idées de droite deviennent électoralement centrales, le système audiovisuel développe précisément de nouveaux instruments permettant d’en contrôler la représentation médiatique.
18. Un dispositif réglementaire dont les effets sont plus contraignants sur certains courants politiques.
C’est probablement la conclusion la plus importante.
On peut avoir :
aucune volonté politique de favoriser la gauche
et néanmoins :
un dispositif réglementaire dont les effets sont plus contraignants sur certains courants politiques.
Pourquoi ?
Parce que les courants ne partent pas du même point.
Un éditorialiste qui défend le statu quo institutionnel n’a pas besoin de mettre en cause autant de catégories établies qu’un éditorialiste qui affirme :
« L’immigration est un échec. »
ou :
« La justice protège trop les délinquants. »
ou :
« L’islam politique est devenu un problème majeur. »
Ces propositions sont davantage susceptibles d’être :
- contestées ;
- factuellement discutées ;
- qualifiées ;
- contextualisées ;
- signalées.
La régulation peut donc avoir un effet asymétrique même avec des règles symétriques.
19. La tribune de Schoettl met le doigt sur une mutation réelle du système français de régulation audiovisuelle :
depuis 2024, l’Arcom est appelée à apprécier la diversité des courants de pensée au-delà des seuls responsables politiques et à examiner beaucoup plus largement le fonctionnement éditorial des chaînes.
Et l’affaire Giesbert fait apparaître une question nouvelle et beaucoup plus inquiétante :
Si une opinion doit désormais être suffisamment étayée, mise en perspective et éventuellement contredite pour pouvoir être exprimée à l’antenne, où s’arrête la garantie de la rigueur journalistique et où commence le contrôle administratif du débat d’idées ?
20. La régulation est-elle juridiquement neutre, ou produit-elle en pratique un biais politique défavorable aux idées qui ont fait progresser la droite ?
COMPLÉMENT HUMORISTIQUE – VU SUR X :
