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LES SEULES ÉCONOMIES BUDGÉTAIRES ENVISAGEABLES PAR LE SYSTÈME : CELLES QUI PONCTIONNENT LE POUVOIR D’ACHAT

AMPUTER LES REMBOURSEMENTS SANTÉ, LES ALLOCATIONS CHÔMAGES ET FAMILIALES, LES RETRAITES … PLUS AISÉ QUE DE RÉDUIRE LE TRAIN DE VIE DE L’ÉTAT

Budget 2027 : Bercy veut réduire les remboursements médicaux, les versements chômage … ou encore désindexer les retraites les plus élevées… « C’est une manière efficace de faire des économies », estime le ministre de l’Économie Roland Lescure

Le gouvernement – alors que Lecornu a fait mine de refuser cette idée – envisagerait de ne cibler que les retraités les plus aisés. Le seuil de 3 000 euros de pension avait notamment été évoqué par le ministre en juin.

1,4 million de personnes seraient concernées ( 8 % des retraités reçoivent plus de 3 000 € bruts par mois.)


La pension de base est normalement indexée sur l’inflation.
Supposons, pour illustrer, une inflation de 2 %.
Une pension de :
3 500 €/mois
devrait normalement augmenter de :
70 €/mois, soit 840 €/an.
Avec un gel :
perte = 840 €/an.
Pour une pension de 4 000 € :
80 €/mois → 960 €/an.
Pour 5 000 € :
100 €/mois → 1 200 €/an.

( OFCE) Économie pour m’Etat :
1 à 1,3 Md€ d’économie la première année

LECORNU A TROUVÉ 300 MILLIONS ALORS QUE L’ON CHERCHE 1OO à 140 MILLIARDS

Sébastien Lecornu veut faire 300 millions d’euros d’économies dans la communication

MACRON – QUI PROMETTAIT UNE BAISSE RADICALE DES DÉPENSES DE L’ÉTAT – A DÉBUTÉ SON MANDAT ET LE CLÔTURERA EN TAXANT LES RETRAITÉS 

2017 : La hausse de CSG du 1er janvier 2018

La réforme concernait les retraités dont le revenu fiscal de référence dépassait les seuils prévus. En 2018, environ 8 millions de retraités étaient concernés par le taux plein, tandis que 5,8 millions échappaient à la hausse : 4 millions étaient exonérés et 1,8 million restaient au taux réduit de 3,8 %. 

Le rendement supplémentaire avait été évalué à environ 4,5 milliards d’euros par an

la hausse de 2018 n’est pas restée intégralement applicable à la population initialement visée.

À la suite de la crise des « gilets jaunes », le taux de CSG de 3,8 millions de foyers, représentant environ 5 millions de retraités, a été ramené de 8,3 % à 6,6 %

Coût pour les finances publiques : environ 1,5 Md€ par an.

2024-2025 : report de la revalorisation

Le gouvernement avait décidé de reporter de janvier à juillet 2025 la revalorisation des retraites de base.

Cela concernait environ 14 millions de retraités et devait procurer environ 4 Md€ d’économie sur l’exercice 2025. 

Mais ce n’est pas une hausse fiscale : c’est une diminution temporaire de la dépense publique / du revenu réel des retraités.

Actuellement les retraités sont taxés à 9,1 % ( prélèvements sociaux sur la pension )

Les précédents budgets montrent toutefois que la désindexation des retraites demeure un sujet politiquement très sensible. En effet, elle a déjà été évoquée puis abandonnée à deux reprises.

APL, allocs, impôts, retraite : les pistes explosives sur la table du gouvernement pour diminuer le coût des politiques familiales

TITRE LES ÉCHOS QUI POURSUIT : Un rapport de la haute administration propose une série de mesures pour économiser 4 milliards d’euros sur les politiques familiales. Un cocktail à haut risque pour le gouvernement.

Budget 2027 : la menace d’une nouvelle ponction de l’Etat plane sur l’assurance-chômage

Pour préparer le prochain budget, Bercy aurait inscrit comme hypothèse un prélèvement de 4 milliards dans la trésorerie du régime d’assurance-chômage. Matignon hésite.Ajouter à mes articlesCommenterPartager

Par Alain Ruello 8 juil. 2026 LES ECHOS

Malgré les exhortations du patronat et des syndicats à en rester là, le gouvernement va-t-il se laisser tenter par une nouvelle ponction dans les caisses de l’Unédic pour boucler son projet de budget 2027 ? Bien que l’arbitrage de Matignon ne soit pas encore connu, cette hypothèse est bel et bien inscrite dans les tableurs de Bercy. A quelle hauteur ? Environ 4 milliards d’euros, pas moins, selon le chiffre qui circule.

Au grand dam des partenaires sociaux, qui gèrent l’Unédic (sous la férule de l’exécutif dans les faits), le gouvernement Borne avait déjà frappé fort fin 2023. Sans crier gare, un arrêté avait instauré entre Noël et le jour de l’An un échéancier de 12 milliards de ponctions sur les excédents à venir du régime : 2 milliards en 2023, 2,6 milliards en 2024, 3,35 milliards en 2025 et, enfin, 4,1 milliards cette année. A noter que le Trésor avait produit ses propres estimations de la trajectoire financière de l’Unédic, qui ont été mises à mal par la dégradation du marché du travail.

A l’euro près

Ces prélèvements se sont déroulés à l’euro près, avec une double conséquence néfaste, que n’ont eu de cesse de dénoncer le patronat et les syndicats depuis : non seulement ces 12 milliards en moins n’ont pas pu servir à réduire la montagne de dettes du régime (60 milliards dont un peu moins de 20 milliards hérités du Covid), mais en plus cela a obligé à réemprunter pour couvrir les besoins de trésorerie.

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DECRYPTAGE – Budget : le gouvernement au défi de contenir le déficit à 5 % du PIB cette année

Soupçonnant un mauvais coup en préparation, la présidente CFDT de l’Unédic, Patricia Ferrand, et son vice-président Medef, Jean-Eudes Tesson, ont sonné le tocsin mi-juin à l’occasion de la présentation des prévisions financières actualisées : alors que la dégradation du chômage va de pair avec une hausse des allocations versées, il est impératif d’en rester là faute, sinon, de mettre l’instance en danger, ont-ils alerté.

Peine perdue ? A la recherche d’argent tous azimuts pour sauver l’exercice 2026 et préparer au mieux le suivant, le ministère des Comptes publics ne peut pas ignorer la piste Unédic, parmi d’autres, la situation budgétaire s’avérant pire que prévu, du fait notamment de la guerre au Moyen-Orient.

Un excédent de 2,1 milliards pour 2027

Lors d’un Comité d’alerte des finances publiques à Bercy ce mardi, le ministre de l’Economie, Roland Lescure, a d’ailleurs annoncé que le gouvernement n’attendait plus que 0,7 % de croissance du PIB cette année. Dans la foulée, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a annoncé 3 milliards d’économies supplémentaires pour l’Etat et la Sécurité sociale, sans préciser comment.

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En l’état actuel de ses prévisions chômage, l’Unédic table sur un excédent de 2,1 milliards pour 2027 et de 4 milliards en 2028. Si la ponction de 4 milliards devait se confirmer, alors le retour dans le vert attendrait une année de plus.

Sauf que cela fait débat au sein du gouvernement. Et pour cause : toute ponction de plus d’un milliard se traduit par un surplus de dette pour l’assurance-chômage, affirme-t-on de source proche. Comme la dette du régime est consolidée dans celle de la France, la solution s’avérerait de fait contre-productive.

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