
1. ARTICLE – La carte secrète de Macron : 150 grands projets industriels dans 63 départements
Publié le 23 avril 2026 Julien Decourt L’ESSENTIEL DE L’ECO
32 000 emplois industriels annoncés dans 63 départements. De l’Allier aux Hauts-de-France, les 150 projets stratégiques de Macron pourraient transformer des territoires.
Le 22 avril 2026, Emmanuel Macron a choisi le fond d’une mine de lithium à Échassières, dans l’Allier, pour annoncer le lancement officiel des 150 « Grands Projets Stratégiques ». Le gisement d’Imerys, plus grande réserve de lithium identifiée en Europe occidentale, était le décor : 71 milliards d’euros d’investissement cumulé, 32 000 emplois directs et indirects, 63 départements concernés. Le même matin, le décret n° 2026-302 était publié au Journal officiel.
Ce texte modifie en profondeur le traitement contentieux des projets industriels classés stratégiques. Les recours ne seront plus examinés par les tribunaux administratifs de première instance : ils iront directement devant les cours administratives d’appel, compétentes en premier et dernier ressort, avec obligation de statuer en dix mois. Un degré de juridiction disparaît. La mesure s’applique aux actes administratifs pris à compter du 1er juillet 2026. Le gain espéré, selon l’Élysée : un an sur les délais de recours …/. .
2. ARTICLE – Souveraineté, réindustrialisation : le gouvernement veut passer 150 projets stratégiques en « mode Notre-Dame »
Alors qu’il effectuait un déplacement dans l’Allier, le président de la République a tenu ce mercredi un Conseil des ministres décentralisé à Montluçon. Il entendait, à cette occasion, donner un coup de fouet aux projets relevant de la souveraineté industrielle, militaire et alimentaire.Offrir l’articleAjouter à mes articlesCommenterPartager
Par Christophe Palierse. 22 avr. 2026 LES ÉCHOS
Des centres de données, des unités de recyclage dans différents domaines, une usine de freins carbone de Safran, l’extension d’un site de production d’obus de KNDS ou encore des projets d’extraction de lithium dont celui d’Imerys dans l’Allier… Le gouvernement français a identifié 150 projets qu’il considère comme stratégiques dans l’industrie mais aussi dans l’agriculture, soit 71 milliards d’euros d’investissements cumulés et plus de 32.000 emplois répartis dans 63 départements.
Tout l’enjeu est de leur donner un coup d’accélérateur afin de pousser la réindustrialisation et le renforcement de la souveraineté industrielle et alimentaire. Telle est la thématique du déplacement qu’effectue le président de la République ce mercredi dans l’Allier. Un déplacement agrémenté d’un Conseil des ministres délocalisé à Montluçon, d’une visite sur le site d’Imerys à Echassières et de deux tables rondes en début de matinée autour de l’attractivité de l’industrie et de la simplification des procédures industrielles d’une part, et de la souveraineté alimentaire d’autre part.
3. ARTICLE – Grands Projets Stratégiques : comment Emmanuel Macron veut marquer la fin de son deuxième quinquennat
Arthur de Laborde 22/04/2026 EUROPE 1
[Henrique Campos/Hans Lucas/Hans Lucas via AFP]ArticleSuggestions
Le président de la République se rend ce mercredi dans l’Allier pour inaugurer une mine de lithium. Un des nombreux Grands Projets Stratégiques identifiés dans le pays, qui marquent la volonté d’Emmanuel Macron de rendre la fin de son mandat plus efficace.
Emmanuel Macron se rend ce mercredi dans l’Allier, pour inaugurer l’un des 150 Grands Projets Stratégiques du pays. Le chef de l’État se rend sur le site d’une mine de lithium qui permettra de produire des batteries de véhicules électriques en limitant la consommation de matières premières étrangères.
Avec près de 150 projets identifiés dans tout le pays, l’exécutif assume une méthode inspirée de Notre-Dame de Paris et des Jeux olympiques en souhaitant aller plus vite et limiter le nombre de normes qui ralentissent les projets.
Être plus efficace
Un déplacement hautement politique pour le chef de l’État, qui vise à imposer sa marque de fin de règne, celui d’un président qui accélère.
Notre-Dame, les Jeux olympiques, et désormais les usines, les mines, les exploitations agricoles… Derrière les 150 “projets stratégiques” annoncés, une méthode : lever les blocages, raccourcir les délais et montrer que l’État peut décider et faire aboutir.
Objectif : parler de réindustrialisation, de souveraineté et d’ancrage territorial. Mais derrière ce récit d’accélération, une question : Notre-Dame et les JO reposaient sur des conditions exceptionnelles. Peut-on vraiment généraliser ?
Une méthode qui devient la norme ?
Car aller plus vite, c’est arbitrer plus vite. Simplifier, c’est parfois passer en force. De quoi faire grincer des dents chez les multiples agences et autorités, peu enclines à voir leurs normes et procédures contournées. Au fond, l’Élysée veut graver une image : efficacité, organisation, souveraineté.
Le message est simple : produire en France. Reste à savoir si cette méthode peut devenir la règle… ou si elle restera une exception.