Aller au contenu principal

L’ÉCHEC DE L’EMPLOI ET DU LOGEMENT, DU DEFICIT ET DE LA CROISSANCE – UNE DÉCENNIE QUI PROMETTAIT LE PLEIN EMPLOI ET LE 0 ZDF …

Avec les chiffres du chômage en hausse, les oppositions accusent dix ans de gouvernance : «Macron aurait menti, ben alors ça !!!»

TITRE LIBÉRATION QUI POURSUIT :

Depuis l’annonce, vendredi 7 août par l’Insee, de la hausse des chiffres du chômage pour le 2e trimestre 2026, une première depuis 2020, les responsables politiques s’en donnent à cœur joie contre Emmanuel Macron.

Haro sur Macron. Le communiqué de l’Insee sur la nouvelle hausse du chômage était encore chaud vendredi 7 août que les oppositions ont tiré à vue sur le bilan du chef de l’Etat en la matière.

Lui qui avait promis le «plein emploi» se retrouve, à la fin de son deuxième quinquennat avec un taux de chômage à 8,3 % et 2,7 millions de personnes sans emploi et qui en recherche un«Une dette abyssale […] les très riches sont devenus ultra-riches, les précaires sont devenus plus vulnérables. Ce bilan n’est pas lié au hasard, il est le fruit de choix», a fustigé le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, sur son compte X, prenant «l’Espagne socialiste» comme contre-modèle de «redressement macroéconomique» : «croissance autour de 3 %, forte création d’emplois, augmentation des salaires, baisse du chômage, baisse des déficits et investissement soutenu par l’Europe».

…/…

Chômage, déficit, dette… Les paris économiques perdus des quinquennats Macron

TITRE LIBÉRATION QUI POURSUIT :

Emmanuel Macron avait promis le plein-emploi et la réduction du déficit. Alors qu’il s’apprête à quitter l’Elysée, ces promesses électorales semblent bel et bien compromises. La proportion des demandeurs d’emploi vient de monter à 8,3 % des actifs.

SUITE https://share.google/JXDsRXUWO9jajSjY0

1. ARTICLE – Hausse du chômage : l’échec d’Emmanuel Macron sur le plein-emploi va s’inviter dans la campagne présidentielle

Inverser la courbe

Par Gaël Vaillant 07/08/2026 MARIANNE

Le taux de chômage au plus haut depuis plusieurs années et toutes les tranches d’âge sont concernées. Alors qu’Emmanuel Macron avait promis le plein-emploi en 2017 puis en 2022, le sujet devrait s’inviter dans la rentrée politique en vue de la prochaine présidentielle.

Voilà un sujet que beaucoup de politiques avaient oublié ces derniers temps. Et pourtant, doucement mais sûrement, le chômage grimpe. Au point, selon le dernier bilan de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publié ce vendredi 7 août, d’atteindre le niveau très élevé de l’automne 2020. Alors que peu de candidats à la prochaine présidentielle en avaient fait leur priorité, nul doute que la réalité des chiffres va les forcer à y réfléchir.

D’autant que le dernier vainqueur d’une présidentielle en date, l’actuel locataire de l’Élysée donc, s’était notamment fait élire sur la promesse du plein-emploi : en 2017 puis — avec des nuances — en 2022, Emmanuel Macron avait en effet martelé sa volonté de réduire le chômage au quasi-néant.

Personne n’est épargné

Mais d’abord, de quel ordre de grandeur parle-t-on ? Selon l’Insee, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) a progressé en France à 8,3 % de la population active fin juin, soit + 0,2 point. Cette hausse paraît modeste mais elle s’inscrit dans une courbe croissante continue depuis… six trimestres. Le nombre de personnes sans emploi et qui en recherchent un activement s’établit ainsi à 2,7 millions de personnes. Pour être complet, il faut ajouter à ce chiffre 1,9 million de personnes qui souhaitent un emploi sans être considérées comme « chômeurs en recherche active ». Au cumul, on parle donc de 4,6 millions de personnes.

À lire aussi : Un plan « Emploi Futur » pour les jeunes, financé… dans le futur

Si cette hausse inquiète, un autre constat est tout aussi alarmant : toutes les tranches d’âge sont concernées, même les 25-49 ans, habituellement moins impactés. Les jeunes (15-24 ans) sont bien sûr les plus pénalisés, avec un taux en hausse de 0,4 point (à 21,6 %), tout comme les seniors (plus de 50 ans) avec un taux augmentant de 0,3 point (à 5,5 %). Mais la progression — certes lentes — du chômage dans la catégorie reine des 25-49 ans (hausse de 0,2 point, à 7,5 %) démontre à elle seule la dégradation de l’économie réelle. Au moment même où le CAC40 collectionne les profits records

La crise économique larvée n’est pas la seule explication de la hausse du chômage. Les chiffres de l’Insee sont en effet plombés par la mise en œuvre de la loi pour le plein-emploi de janvier 2025, laquelle permet l’inscription automatique de tout bénéficiaire du RSA et de tout jeune non étudiant et sans emploi de 15 à 29 ans.

Rendez-vous devant les patrons pour parler des chômeurs ?

Mais cette excuse statistique n’élude pas le cumul des signaux alarmants. Depuis la dissolution de 2024 puis le contexte international (à commencer par la guerre Iran-États-Unis), beaucoup d’indicateurs plongent et n’augurent aucun redressement d’ici à la prochaine présidentielle. Même en cas de miracle, Emmanuel Macron ne pourra pas, vu le temps imparti, tenir sa promesse d’atteindre le plein-emploi avant le second trimestre 2027.

D’autres vont devoir reprendre le flambeau. Jusqu’à maintenant, le sujet du chômage reste discret dans les discours des candidats en précampagne électorale. Le RN doit accorder ses violons en interne alors que Marine Le Pen est redevenue la championne du parti ; les Insoumis planchent sur des mesures pour la rentrée ; les centristes, comme Édouard Philippe et Gabriel Attal, en sont à jouer les équilibristes, devant défendre leur bilan au pouvoir — les ex-Premiers ministres ont tous deux dû mettre en œuvre la réforme de l’Assurance chômage quand ils étaient à Matignon.

2. ARTICLE – Ce chiffre du chômage confirme que la promesse faite par Emmanuel Macron en 2022 est intenable

Au moment de sa réélection, le président de la République espérait un taux de chômage à 5 % en 2027. L’Insee a dévoilé ce vendredi un taux à 8,3 %.

Par Alexandre Boudet HUFPOST

Le taux de chômage s’établit à 8,3 % de la population active, bien loin de l’objectif de 5 % espéré par Emmanuel Macron (photographié ici en mars 2026 sur le Charles-de-Gaulle) pour 2027

C’est à se demander si les présidents de la République doivent encore faire des promesses sur le front de l’emploi. François Hollande a traîné comme un boulet sa fameuse inversion de la courbe du chômage, intervenue bien trop tard en fin de quinquennat après trois années de hausse continue et un pic à 10,5 %. Quant à Emmanuel Macron, c’est son objectif plein-emploi qui ressemble à une chimère.

Les chiffres du chômage publiés par l’Insee ce vendredi 7 août confirment en effet qu’il sera impossible d’atteindre le niveau souhaité par le locataire de l’Élysée pour 2027. Alors qu’Emmanuel Macron tablait en 2022 sur 5 %, une promesse réitérée deux ans plus tard, le taux de chômage en France a augmenté de 0,2 point au deuxième trimestre pour atteindre 8,3 %. Soit le plus haut niveau enregistré depuis l’automne 2020 et la crise du Covid.

« Malgré un contexte économique difficile, le marché du travail français résiste », tente de se défendre le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou. Qui identifie trois défis pour la prochaine mandature : l’insertion des jeunes sur le marché du travail (21,4 % des 15-24 sont au chômage), le maintien en emploi des travailleurs expérimentés (5,5 % des plus de 50 ans n’ont pas d’emploi) et une meilleure adaptation des compétences aux besoins des entreprises, notamment « dans le nucléaire, la transition écologique ou l’industrie de défense ».

Le chômage n’est plus une préoccupation des Français

Mais en réalité, cela fait des mois que la cible envisagée en 2022, au moment où Emmanuel Macron annonçait la transformation de Pôle emploi en France Travail, n’est plus atteignable. Car si les politiques macronistes ont porté leurs fruits en matière d’emploi lors du premier quinquennat (le chômage passant de 9,6 à 7,1 %), la hausse est constante depuis la réélection d’Emmanuel Macron, dans le sillage des crises économiques.

« Non, ce n’est pas atteignable d’ici l’année prochaine », admettait en mai le ministre de l’Économie Roland Lescure, tout en nuançant aussitôt : « Mais ça doit rester un objectif national. » Dès 2024, alors que le chômage n’était encore qu’à 7,5 % de la population, son prédécesseur Bruno Le Maire estimait que la France ne pourrait pas atteindre les 5 % en 2027 « à modèle social constant ».

En début d’année cependant, les macronistes voulaient croire que cet échec ne sera pas mis au débit du bilan et qu’il ne plombera pas les héritiers du chef de l’État. « Je ne pense pas que cela sera un angle d’attaque car ça se traduit quand même par une baisse de la préoccupation des Français sur le sujet, alors que c’était un mal très français, j’ai l’impression que c’est derrière nous », voulait croire en février dans Le Monde l’ancienne ministre du Travail et députée (Renaissance) de Paris Astrid Panosyan-Bouvet.

Confirmation avec la vague d’août du baromètre YouGov pour Le HuffPost dans laquelle le chômage et l’emploi ne sont pas, et de loin, la principale priorité des Français. Seulement 4 % les citent, très loin derrière le pouvoir d’achat 24 %, les finances publiques 14 %, l’immigration 13 % ou l’environnement 8 %.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.