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MISE À JOUR – ATTAQUES CYBER : VERS UN ÉNIÈME PLAN D’ACTION ( ET UN AUDIT ) – ALORS QUE DEPUIS 10 ANS LA RÉFORME DE L’ÉTAT EST EN BERNE – RESPONSABILITÉS ?

MISE À JOUR :

Cyberattaque du fisc : le débat sur la responsabilité au sein de l’État monte

TITRE ACTEURS PUBLICS QUI POURSUIT : Formation, absence de dialogue entre le politique et la technique, absence de sanction… Les critiques pleuvent à l’encontre de l’État, dans le tourbillon de la cyberattaque ayant frappé la direction générale des finances publiques. 

La petite musique monte, et pas qu’au sein du cercle d’experts en cybersécurité : les cyberattaques contre le service public se multiplient, les données s’échappent, et les annonces se multiplient. Mais l’intrusion d’un cybermalfaiteur au sein des données fiscales, bastion protégé par une administration régalienne qui a failli à son devoir, a un goût de gravité différent. “S’il doit y avoir un sursaut cyber, c’est maintenant”, relève un ancien cadre du numérique de l’État.  

La question qui se pose est la suivante : quelle est la responsabilité de l’État, non seulement dans la cyberattaque survenue fin juin, mais aussi dans la multiplication de celles-ci ? Doit-on l’imputer aux politiques, dont la cyber, et plus largement le numérique, est parfois absente des considérations ? À l’administration, qui ne met pas suffisamment en œuvre les politiques de sécurité pourtant actées depuis quelques années ? Force est de constater que la question reste loin d’être tranchée. Elle se révèle d’autant plus complexe qu’elle implique un temps long propre à l’administration : les responsables sont-ils, sinon, ceux qui ont failli à leur mission hier ?

Les autorités s’engagent sans penser à la sécurité informatique, car ça ne les engage en rien. Si ça plante, on passe à autre chose. Ceux qui vivent des trucs finissent par partir, passent à autre chose, et cela devient le problème du remplaçant”, s’agace Stéphane Dubreuil, ancien responsable de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) au sein de Bercy. “Il ne s’agit pas de réclamer des têtes par principe. Mais tant que les conséquences seront, encore demain, supportées par les administrés, dans leur vie personnelle et quotidienne, et non par les chefs, il n’y aura pas de “sursaut cyber”, a justement rappelé Raphaël Marichez, ancien chef du Réseau interministériel de l’État, et ancien agent du RSSI à …

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90 000 PERSONNES MOBILISÉES SELON L’IA

2800 personnes dépendantes de Matignon

e bloc 1er ministre principalement : « DINUM + DSI des Services du Premier ministre + ANSSI » représente déjà 1 200 personnes s’ajoutent celles des structures dépendant du PM ,

6 000 agents dans les services informatiques de Bercy

Bercy annonce environ 6 000 emplois numériques, répartis dans les différentes directions ; la DGFiP, la DGDDI, l’AIFE, le Secrétariat général, etc.

49 000 agents dans les services informatiques de l’exécutif


l’État compte actuellement environ 49 000 agents dans les métiers du numérique, répartis dans les ministères, dont 28 000 au seul ministère des Armées. Il existe dix directions numériques ministérielles. 

70 000 agents en incluant les satellites de l’Etat


70 000 personnes, si l’on inclut ou non les grands opérateurs sociaux, universitaires, scientifiques et les personnels numériques des établissements publics.

90 000 En ajoutant les prestataires privés effectivement mobilisés


90 000 En ajoutant les prestataires privés effectivement mobilisés,

DES ATTAQUES RUSTIQUES ET NON PAS SOPHISTIQUÉES COMME L’AFFIRME LE GOUVERNEMENT

En réaction, le gouvernement a déployé un plan massif de sécurisation : modernisation des systèmes anciens, « intensification de la double authentification, renforcement de la formation des agents et usage proactif de l’IA », explique la Directrice générale.

Les dysfonctionnements, plus précisément les fautes les plus élémentaires, sont d’une grande banalité…

CINQ RÉFLEXES DÉSORMAIS HABITUELS

ON MINIMISE

ON ANNONCE UN AUDIT

ON LANCE UN PLAN – VOIRE UNE STRUCTURE NOUVELLE

… ET PUIS BIENTÔT ( MAIS PLUS TARD – LE TEMPS DE SE RENDRE COMPTE SUE LA CRISE NE SE DÉGONFLE PAS TOUR SEULE ) UN CONSEIL DE SÉCURISÉ À L’ÉLYSÉE

LE MINISTRE S’EXCUSE, LES HAUTS FONCTIONNAIRES COMMENTENT … PERSONNE N’EST RESPONSABLE

On croit rêver :

On minimise – comme on l’a fait sur les moyens prétendument suffisants ( et multipliés par deux : cela est strictement faux) en matière de lutte contre les incendies

Un plan aussi massif dormait – il dans les piles des dossiers relatifs à la modernisation de l’Etat, promise à répétition pendant 10 ans… et jamais lancée ( idem que pour la lutte contre les incendies : le diagnostic et le plan d’ation dormaient dans les cartons )

Il n’y aurait pas déjà des études sur la sécurité informatique ? Il faut un audit ? ( c’était déjà le cas pour la pedocriminalité qui avait fait l’objet de deux rapports récents )

Piratage du fisc : « C’est navrant d’entendre ce type de réponse », déplore le sénateur Jean-François Husson après le plan d’urgence du gouvernement

TITRE FRANCE INFO QUI POURSUIT : « La situation est suffisamment sérieuse », alors « ne proposons pas des débuts de solution », regrette le sénateur LR, mercredi sur franceinfo. Jean-François Husson appelle à faire confiance aux experts, suite à la troisième cyberattaque contre l’administration fiscale.lire plus tard28 commentairespartager

« C’est navrant d’entendre ce type de réponse, il faut arrêter les fantaisies de communication », critique le rapporteur général du budget au Sénat Jean-François Husson (Les Républicains), sur franceinfo mercredi 19 août, après que le gouvernement a présenté un plan d’urgence pour renforcer la sécurité informatique du fisc (DGFiP). L’administration fiscale a été victime de trois cyberattaques, dont une qui a abouti au vol des données personnelles de quelque 700 000 usagers.

À lire aussiExcuses du gouvernement, troisième fuite de données… Ce qu’il faut retenir de la conférence de presse sur le piratage du fisc

Le plan d’action du gouvernement doit, par exemple, permettre d’accélérer le déploiement de la double authentification à l’ensemble des agents de la DGFiP et de mieux former les agents publics. « La situation est suffisamment sérieuse », alors « ne proposons pas des débuts de solution sur les agents qui ne feraient pas ceci ou cela », tance Jean-François Husson. Le sénateur demande au gouvernement de « faire confiance aux sachants »« On a des experts, qu’ils relèvent de la sphère publique ou de la sphère privée, c’est ça qu’il faut ».

Une manque de « coordination » à Bercy

Jean-François Husson prend pour exemple l’Estonie, qui a fait le choix du tout numérique, et qui est aujourd’hui « plutôt perçue comme un coffre-fort numérique, étant le quatrième pays d’Europe le plus sûr en la matière, là où la France a accumulé beaucoup de retard ». Il appelle aussi à revoir l’organisation à Bercy, où il y a « manifestement insuffisamment de coordination ».

« Si la France devait mettre toujours plus de moyens humains et financiers à chaque fois qu’il y a un problème, on n’en finirait pas et on devrait déjà être les champions du monde. »Jean-François Husson, sénateur LR

sur franceinfo

Pour le sénateur LR, ce n’est pas un problème de moyens, précisant que la France est le pays de l’OCDE qui consacre le plus de dépenses publiques par habitant. Parallèlement, depuis le début de l’année, la France est le deuxième pays au monde le plus ciblé par les fuites de données, derrière les États-Unis, selon une étude de l’entreprise de cybersécurité Surfshark.

La France, devenue une « passoire numérique »

Par ailleurs, la problématique des fuites de données se pose sur un plan plus large que celui des cyberattaques, selon Jean-François Husson : « On ne peut pas encourager la digitalisation et la numérisation, avec d’ailleurs les risques d’éloignement pour un certain nombre de Français pour l’accès à ces services numériques, quand, dans le même temps », on se rend compte que la France est devenue une « passoire numérique ».

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Avant de rejoindre la proposition de La France insoumise (LFI) ou du Parti socialiste (PS), qui réclament une commission d’enquête parlementaire, le sénateur Jean-François Husson dit attendre « des premiers éléments » de réponse de la part de l’administration fiscale, demandés en mai par la sénatrice centriste Nathalie Goulet membre de la commission des Finances du Sénat. Des réponses attendues d’ici à la semaine prochaine. « Lorsque l’on aura les éléments, nous aviserons de ce qu’il convient de faire ».

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