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LA RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE DES ENTREPRISES ET LE VIVRE ENSEMBLE

BILLET

La Responsabilité Sociétale des Entreprises s’avère non seulement utile pendant la crise – elle contribue à sa prévention, sa gestion, son évaluation – mais également après la crise compte tenu des graves bouleversements dus à la propagation du coronavirus.

Rappelons que le concept d’engagement sociétal des entreprises est apparu dans les années 60 avec l’idée que les entreprises poursuivent des fins qui ne leur sont pas seulement propres. La notion d’engagement collectif au sein de la société tout entière s’est ensuite concrétisée dans les années 90 par la création des agences de notation sociale et environnementale, et dans les années 2000 autour de la notion de Responsabilité Sociétale des Entreprises, portée par les organismes internationaux, et en particulier la Commission Européenne.

Depuis la loi Pacte votée le 22 mai 2019, les entreprises françaises ont la possibilité de se doter d’une « raison d’être » qui permet de définir une responsabilité sociale élargie. La raison d’être a en effet connu un « démarrage raisonnable » selon Xavier Hollandts, docteur en Sciences de gestion à la Kedge Business School et spécialiste d’alter-gouvernance. Selon lui « plusieurs entreprises locomotives se sont emparées de cette possibilité offerte par la loi et ont fait voter des résolutions plus ou moins contraignantes inscrivant une « raison d’être » soit dans leurs statuts, soit dans des documents annexes : Carrefour notamment, Atos, ou Michelin, mais aussi certaines PME. On peut estimer que ce début de diffusion dans le monde de l’entreprise était intéressant. Et puis la crise est arrivée. »

La Loi Pacte prévoyait un édifice à trois étages, trois niveaux d’implication : de la simple prise en compte de l’impact social et environnemental de leur activité pour les entreprises à la création d’un statut d' »entreprise à mission », en passant par l’adoption d’une raison d’être, c’est à dire un « un projet entrepreneurial répondant à un intérêt collectif et qui donne sens à l’action de l’ensemble des collaborateurs », comme le définit la loi.

Minoritaires sont les entreprises qui ont décidé de devenir des « entreprises à mission », c’est à dire dont l’objet n’est pas limité à la seule performance financière : elles doivent s’engager dans des missions d’intérêt social, scientifique ou environnemental. Parmi les entreprises, on peut citer  : Yves Rocher, La Camif, la MAIF, Nutriset.

Un nouveau regard sur la RSE en temps de crise

La pandémie actuelle pourrait permettre de couper court à une partie des critiques auxquelles la RSE est soumise. Les difficultés de l’Etat et de l’exécutif dans la gestion de crise appelle – outre une interrogation sur la recherche d’une nouvelle efficience de l’action publique, c’est le projet de METAHODOS – un retour des États dans la régulation de la sphère économique. Cela ne doit pas éclipser la part que revendiquent les entreprises dans le destin collectif.

Depuis le début de la crise, les entreprises ayant les meilleures notations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) semblent avoir montré une plus forte résistance aux effets de la crise. « Avec la perturbation causée par la crise du Covid-19, les considérations sociales sont de retour au premier plan de l’ESG. Les décisions des entreprises affectant les travailleurs et les communautés pour les investisseurs sont devenues de plus en plus importantes, car un éventail plus large d’investisseurs a commencé à examiner les entreprises sous cet angle », estime aussi Morgan Stanley dans son rapport publié le même jour. Résultat : les entreprises les mieux notées sur Glassdoor, la plateforme qui recense les avis des salariés, surperforment selon le Financial Times. Parmi les aspects qui sont analysés pendant cette crise : le sanitaire et social, les congés de garde d’enfants, le télétravail ou le chômage partiel, mais aussi la mise à disposition de la chaîne de production pour du matériel médical.

On peut citer également le travail de HSBC qui montre que l’action environnementale et climatique des entreprises est valorisée par le marché. La banque a étudié plus de 600 grandes entreprises générant au moins 10 % de leur revenu grâce à des solutions climatiques, ainsi que près de 150 entreprises ayant un score ESG élevé au niveau mondial. Entre le 24 février (date du début de la forte volatilité des cours dû au coronavirus) et le 23 mars, les actions axées sur le climat ont surclassé les autres actions de 3 %. Quant aux actions ESG, elles ont battu les autres d’environ 7 %.

« Notre conviction est que les émetteurs réussissent à long terme, et génèrent des rendements pour les actionnaires lorsqu’ils créent de la valeur pour toutes les parties prenantes – employés, clients, fournisseurs, environnement et société. Lorsque des crises comme celles du Covid-19 se manifestent, en particulier avec des causes et des implications sociales et environnementales, les investisseurs peuvent voir l’ESG comme une caractéristique défensive », indique HSBC. Le reporting et l’analyse ESG apparaissent donc à même, s’ils se renforcent, d’ assurer une meilleure stabilité financière à moyen et long termes.

Quelles perspectives ?

Passé l’état de sidération qu’a provoqué la pandémie du Covid-19 avec ses répercussions sanitaires, économiques et sociales, le temps est venu d’écrire les premières lignes de ce que d’aucuns appellent déjà le « monde d’après ».

Comment ? En intégrant de manière cohérente et en questionnant toute une série de dimensions lui permettant de réaliser des économies financières, mieux anticiper et maîtriser ses risques, assurer son approvisionnement en matières premières, rationaliser sa chaine logistique, se différencier de ses concurrents, attirer et fidéliser investisseurs et collaborateurs, développer des partenariats innovants, accéder à des marchés réservés, développer un capital-confiance vis-à-vis de toutes ses parties prenantes…

Les entreprise devront intégrer les dynamiques des piliers de la RSE, sociétal, économique, environnemental, gouvernance. pleinement intégrée dans la stratégie globale de l’entreprise, la RSE est un outil permettant de rendre son fonctionnement plus agile et d’améliorer sa performance

RSE et Développement durable : une interpénétration indispensable

La RSE et le Développement Durable deux concepts mal compris : Pour un grand nombre de chefs d’entreprise et de citoyens, le développement durable concerne principalement l’avenir de la planète, et la RSE ne concerne que le rôle de l’entreprise dans la société.

La crise sanitaire du Covid-19 est une nouvelle occasion de rappeler l’indispensable association , en termes d’objectifs, des deux concepts pour les entreprises, les citoyens, les pouvoirs publics,  la société tout entière.

La démarche RSE répond à des enjeux, tels que l’éthique, les pratiques managériales, la réponse aux attentes des parties prenantes, en partant du principe que l’entreprise est redevable à la société dans la mesure où cette-ci lui permet d’exister.

« La RSE est justifiée par la convergence affirmée entre ses objectifs économiques et financiers et les objectifs sociaux et environnementaux du DD. Au sein de l’entreprise, la valeur « DD » n’étant pas contestable, elle légitime l’action des personnes en charge du DD à l’égard des actionnaires et, en interne, auprès des directions financières. » (Le couplage « responsabilité sociale des entreprises » et « développement durable » : mise en perspective, enjeux et limites, Françoise Quairel et Michel Capron)

Les éclairages et conséquences de la crise sur la RSE

La crise éclaire plus particulièrement certains aspects de le RSE/DD. Il s’agit, pour le plus « visible » de l’idée De «dé-mondialiser » les chaînes d’approvisionnement, même si les difficultés d’approvisionnement sont principalement dues à la non-anticipation et des retards pris – ou au non-respect des règles posées en la matière – des stocks et des commandes de masques ou de tests. Cela a conduit à réfléchir à plus de « souveraineté » industrielle et agricole via une relocalisation nationale voire territoriale.

La crise a aussi montré le besoin d’encadrer davantage les chaines d’achats :  les relations entre donneurs d’ordre et fournisseurs pour assurer une protection économique, sociale et sanitaire.

La crise rappelle également que la plus grande vigilance sur les finances privées ( la bourse notamment) et les finances publiques ( déficit, dette, fiscalité)

Elle a montré l’utilité des entreprises et bon nombre d’entre elles se sont distinguées, en particulier celles en charge de services essentiels ( eau, déchets, électricité, communications, transports…) La responsabilité sociale et environnementale des entreprises, est en effet essentielle lors de telles crises. L’utilité sociale est un critère essentiel pour les consommateurs, les collaborateurs, les politiques et les investisseurs. La RSE intègre d’ailleurs les risques et la gestion de crise dans ses objectifs et cibles.

La crise a également rappelé le besoin d’un nouveau vivre ensemble – un pacte social ? – associant tous les acteurs de la société.

La crise et le confinement brutal ont demandé une agilité hors norme aux entreprises et à leurs collaborateurs pour les accompagner dans le confinement et organiser le chômage technique ou le télé travail. Cela entrainera des mises à jour des documents de gestion des risques ( document unique…)et entrainera , plus largement,  une refonte du management sur les composantes d’autonomie, de confiance, de dialogue, de travail en équipe, d’apprentissage continu, de gestion des connaissances.

La crise pourrait permettre de se recentrer sur des gestes concrets dédiés véritablement au bien-être des salariés qui sont au cœur de la démarche RSE. Le « prendre soin » des aspects tant matériels et qu’immatériels des salariés, mis à mal en cette période par des injonctions paradoxales ( restez chez vous, allez travailler, par exemple ), des craintes et des peurs,  peut devenir un objectif mobilisateur.

La crise entrainera vraisemblablement une transformation parfois paradoxale des modes de consommation :  plus digitale ( correspondance) et/ou plus en proximité ( circuits courts ). Elle a entrainé l’interruption de nombreux services ( culture, soins, hygiène et beauté, restaurants, cafés, librairies, tourisme et voyages…) pendant le confinement ; leur perturbation/transformation pendant le déconfinement progressif. Comment évolueront ces commerces et services si la distanciation dite sociale – plutôt physique – doit perdurer ?

Les transports ont été perturbés dan leur ampleur et dans leurs modes. Comment évoluera ce secteur compte tenu du caractère primordial de la mobilité pour la liberté des personnes et leur bien-être (accès aux logement, emploi, services…) ?

Un nouvel élan

Plus généralement, on peut souhaiter – ou agir dans ce sens – que les entreprises sont en train de changer de paradigme pour participer plus activement à la poursuite de l’intérêt général. Peut-être la crise mettra-t-elle en évidence ceux qui, parmi les acteurs économiques, ont réellement pris la mesure des changements à mettre en oeuvre.

Les modalités de contribution à l’intérêt général sont multiples :  bien-être au travail, environnement, équité entre salariés,  actions sociétales, philanthropie …

Mais les engagements nouveaux sont plus difficiles quand l’économie est contrainte. Car si toutes les actions n’entrainent pas de surcouts , c’est le cas pour la plupart d’entre elles. Pourtant, c’est bien dans cette période que la sincérité des engagements RSE sera visible.

C’est pourquoi les réflexions et engagements collectifs sont essentiels, les règlementations également. Rappelons ceux pris avec enthousiasme depuis quelques années de la Loi PACTE

Le débat des idées sur « l’après crise » montre tant ceux qui appellent Pendant que certains appellent à refonder l’entreprise sur la base d’un modèle plus durable prenant mieux en compte les questions sociales, environnementales ou la résilience ; et que d’autres semblent plutôt « freiner » ce qu’ils considèrent comme des enthousiasmes, voire des idiologies.

Divers sujets sont en prise dans le débat : les vols aériens, le tourisme, les véhicules et la mobilité, ou encore l’évolution des dividendes et des rémunérations des dirigeants et des salaires les plus hauts, la relocalisation des activités, un travail plus efficace sur la résilience de leurs supply chain, une meilleure anticipation de leurs risques pour les nouvelles crises qui pourraient survenir : réseaux de communication, risques environnementaux, pandémies.

Beaucoup d’entreprises, notamment les petites entreprises mais aussi des grandes entreprises, vont devoir faire face dans les prochains mois à des difficultés importantes. Et il ne sera certainement pas facile dans ce contexte de continuer à ce renouveau de la RSE qui semble s’imposer à tous.

En tous cas, nous avons aujourd’hui une opportunité de revivifier la RSE qui « paye à long terme » comme le montrent des études.

Les conditions d’un rebond

Trois conditions essentielles selon nous s’imposent : une prise en charge des objectifs par toutes les parties prenantes au sein de l’entreprise, une appropriation par le CA et les dirigeants, une coproduction des réflexions, actions, évaluations.

Nous n’évoquons pas ici la RSE an niveau des organisations publiques, établissement, services de l’Etat, collectivités territoriales qui parfois développent des démarches comparables à celles mises en œuvre par les entreprises. Nous y reviendrons compte tenu des enjeux et de la nécessité de démarches communes compte tenu notamment du fait que de très nombreuses entreprises qui mettent en œuvre directement des services publics ou essentiels se sont approprié la démarche RSE.

Dans Les Echos du 23 avril 2020, David Bousquet expert en stratégie RSE et ESG a publié un article que nous vous proposons ci-contre .

L’auteur cite , Paul Polman (ancien PDG d’Unilever et Vice-président du UN Global Compact) qui invite les entreprises à s’engager à aligner leurs stratégies avec les Objectifs du Développement Durable (ODD) adoptés en 2015 par l’ONU, les qualifiant de « meilleurs business plans au monde ».

Pourquoi, s’ils servent pour l’instant à bon nombre de commentateurs de grille d’analyse à la crise actuelle, les objectifs de la RSE ne pourraient-ils pas également devenir les futurs indicateurs clés de performance (KPI) des entreprises les plus responsables ? interroge David Bousquet.

ARTICLE

« La RSE : levier de performance durable pour l’après-Covid-19 »

« La crise sanitaire qui s’est déclarée en Chine il y a quelques mois s’est répandue à travers le monde comme une trainée de poudre avec dans son sillage son cortège de drames humains et de décès tragiques. Elle s’est tout aussi rapidement muée en crise économique et sociale, mettant à genou des pans entiers de l’économie mondiale et obligeant près de la moitié de l’humanité à vivre confinée chez elle pendant de très longues semaines.

Dans ce contexte inédit, les entreprises sont mises à rude épreuve. Partout, les acteurs économiques sont en proie au doute, au stress, à la peur du lendemain. Directement touchés dans leurs activités, ils tentent d’agir au mieux pour assurer la pérennité de leurs sociétés tout en protégeant la santé de leurs collaborateurs.

Malgré l’importance des difficultés rencontrées, nombre d’entre elles ont répondu à l’appel à la solidarité nationale. Partout, les initiatives se multiplient pour surmonter la situation, contribuer à l’effort collectif de lutte contre la pandémie et venir en aide à celles et ceux qui en sont les plus rudement touchés.

La nécessaire résilience pour penser le « monde d’après »

Ces pratiques, aussi exemplaires soient-elles, ne constituent qu’une réponse philanthropique de court terme. Salutaires pour faire face à la crise, elles ne sauraient se suffire à elles-mêmes.

Après le temps de gestion crise viendra celui des. Dans un monde profondément meurtri et changé par la pandémie, il faudra alors identifier les conditions nécessaires pour fonctionner de manière optimale, sans retomber dans les erreurs et errements du passé plus ou moins récent.

Pour cela, les entreprises devront se réinterroger sur leurs relations avec leurs parties prenantes, ainsi que sur leur raison d’être, ce que les Anglo-saxons appellent le « corporate purpose ». Elles pourront y trouver un solide levier de résilience.

La RSE, axe stratégique et source de performance

Pour penser le monde d’après, il leur faudra mieux prendre en compte les dynamiques sociétales de notre modèle économique, ainsi qu’intégrer les dimensions environnementales, sociales et de gouvernance dans leur gestion.

Dans le monde pré-Covid19, de plus en plus d’entreprises s’interrogeaient déjà sur la cohérence de leur développement, sur la pertinence de leur stratégie ou encore sur l’efficacité des moyens mis en œuvre. Souhaitant moderniser leur gouvernance tout en jetant les bases d’un développement vertueux et responsable, elles se sont engagées dans une démarche dite de « Responsabilité Sociétale des Entreprises » ou RSE. On note d’ailleurs que ces entreprises résistent pour la plupart mieux à la crise, et ce n’est pas un hasard.

En effet, lorsqu’elle est pleinement intégrée dans la stratégie globale de l’entreprise, la RSE est un outil permettant de rendre son fonctionnement plus agile et d’améliorer sa performance. Ainsi, France Stratégie a récemment indiqué dans une de ses études que les entreprises dotées d’une stratégie RSE présentaient un gain de performance de 13 % par rapport aux autres. Comment ? En intégrant de manière cohérente et en questionnant toute une série de dimensions lui permettant de réaliser des économies financières, mieux anticiper et maîtriser ses risques, assurer son approvisionnement en matières premières, rationaliser sa chaine logistique, se différencier de ses concurrents, attirer et fidéliser investisseurs et collaborateurs, développer des partenariats innovants, accéder à des marchés réservés, développer un capital-confiance vis-à-vis de toutes ses parties prenantes…

Les ODD, nouveaux KPI pour les entreprises

Il y a quelques jours, Paul Polman (ancien PDG d’Unilever et Vice-président du UN Global Compact) invitait les entreprises à s’engager à aligner leurs stratégies avec les Objectifs du Développement Durable (ODD) adoptés en 2015 par l’ONU, les qualifiant de « meilleurs business plans au monde ».

Ces 17 indicateurs définissent les priorités planétaires en matière de développement durable d’ici 2030. Leur raison d’être est d’orienter les efforts de chacun autour d’une série partagée d’objectifs allant de la santé à la lutte contre le réchauffement climatique, en passant par l’innovation industrielle ou encore durabilité de la consommation et de la production. Ils visent à rendre possible une vie digne, prospère et pleine d’opportunités partout et pour tous.

C’est pourquoi, s’ils servent pour l’instant à bon nombre de commentateurs de grille d’analyse à la crise actuelle, ils pourraient également devenir les futurs indicateurs clés de performance (KPI) des entreprises les plus responsables. Et nul doute qu’elles y trouveront un levier de performance durable, dans tous les sens du terme. »

4 réponses »

  1. travaillant dans un service public de proximité en territoires , je me suis intéressée aux publications de METAHODOS pour agir , être utile lors de cette reprise mi- Mai 2020 , ou nous allons concilier travail en présentiel et télétravail avec des formes autres car la période de confinement nous a beaucoup enseigné sur les nouvelles modalités d’organisation du travail sans transport, sans collègues présents. La démarche de RSE que vous exposez parait encore si lointaine dans nombre d’organisations, pourriez- vous par un schéma simple nous donner les phases obligatoires et facultatives? Louise-Marie ALADENISE

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