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Vivre en poíēsis – La poétesse Amanda Gorman entre dans l’histoire de la démocratie. Deux traductions du poème – La vidéo.

The Hill We Climb CETTE COLLINE QUE NOUS GRAVISSONS

Ce fut l’une des sensations de la cérémonie d’investiture de Joe Biden : Amanda Gorman, autrice et féministe de 22 ans, a enthousiasmé le public et les téléspectateurs avec un poème lumineux.

« The Hill We Climb »… Une colline gravie faisant référence à la colline du Capitole, où des partisans de Donald Trump ont envahi le siège du Congrès le 6 janvier.

Ce texte (voir les deux traductions que nous proposons plus bas), Amanda Gorman l’avait commencé avant cet événement et l’a fini d’une traite après l’assaut meurtrier. Il évoque « une forêt qui briserait notre Nation, plutôt que la partager ».

« Cet effort a presque réussi / mais si la démocratie peut-être par instants retardée, elle ne peut pas être définitivement supprimée ».

Son œuvre traite de thèmes tels que la justice sociale, l’oppression, le féminisme, l’ethnie, la marginalisation et la diaspora africaine. A l’âge de 17 ans, Amanda Gorman publie un recueil de poèmes titré « The One for Whom Food Is Not Enough » – en français, « La personne pour laquelle la nourriture ne suffit pas ».

En 2017, elle est la première personne à remporter le Prix national de Poésie de la Jeunesse, the National Youth Poet Laureate. Elle a obtenu un diplôme en sociologie cum laude à l’Université d’Harvard.

Mercredi, Amanda Gorman a rejoint les rangs des autres hommes et femmes de poésie qui l’ont précédée, comme Robert Frost, à l’investiture de John F. Kennedy en 1961, Maya Angelou, à celle de Bill Clinton en 1993, et Elizabeth Alexander, pour Barack Obama en 2009.

« Une maigre jeune fille noire, descendante d’esclaves et élevée par une mère célibataire, peut rêver de devenir présidente, et se retrouver à réciter un poème à un président. Et oui, nous sommes loin d’être lisses, loin d’être immaculés, mais cela ne veut pas dire que nous nous efforçons de former une union parfaite. Nous nous efforçons de forger notre union avec détermination, de composer un pays qui s’engage à respecter toutes les cultures, les couleurs, les caractères et les conditions de l’être humain ». Des mots d’espoir qui résonneront longtemps sur les marches du Capitole..

«Où pouvons-nous trouver la lumière dans cette ombre sans fin ?» 

Mercredi, Amanda Gorman, 22 ans, a sidéré par la force et la tranquillité qui émanaient de son poème, par sa scansion précise, par le geste de ses mains qui l’appuyait.

Extrait:

«Alors que nous nous étions demandés :
comment pourrions-nous surmonter une catastrophe ?

Maintenant, nous affirmons :
comment la catastrophe pourrait-elle nous dominer ?
Nous ne reviendrons pas à ce qui était
Mais nous nous dirigerons vers ce qui sera
un pays meurtri mais entier,
bienveillant mais audacieux,
féroce et libre.»

Le texte est une exhortation à la réconciliation, un hymne à l’espoir, un appel à des matins glorieux.

Il se termine sur la promesse qu’une «nouvelle aube fleurit».

Une «fille noire maigre, descendante d’esclaves, élevée par une mère célibataire», décrit-elle dans son poème. Née à Los Angeles en 1998, elle a remporté son premier prix de poésie à 16 ans. En 2017, alors qu’elle est encore étudiante en sociologie à l’université d’Harvard, elle remporte le prix de «meilleure jeune poète» des Etats-Unis avec le poème «The Gathering Place».

Jill Biden, professeure d’anglais et épouse du nouveau Président, l’a découverte lors d’une lecture et a suggéré au comité de préparation de l’investiture de la choisir. Désignée en décembre, la jeune autrice a eu un mois pour écrire son poème ). Selon le New York Times, elle l’a modifié après l’assaut du Capitole : «Nous avons vu une force qui aurait voulu briser notre nation, écrit-elle. Elle aurait voulu détruire notre pays […]. Et cet effort a presque réussi.»

Nous vous proposons ci contre:

  • Un article de Télérama
  • La vidéo de la lecture du poème
  • Le texte traduit selon deux versions ( il est toujours extrêmement difficile de traduire des poèmes – même en l’absence de rimes et de pieds !) )

ARTICLE

Soudain, la jeune poétesse Amanda Gorman entre dans l’Histoire

Marine Landrot – 22/01/21 – Télérama

Ce fut l’une des sensations de la cérémonie d’investiture de Joe Biden : Amanda Gorman, autrice et féministe de 22 ans, a enthousiasmé le public et les téléspectateurs avec un poème lumineux.

Soudain, la jeunesse. Soudain, la poétesse. Sous les yeux du monde, en tenue de soleil, Amanda Gorman prend son envol, direction demain, dès l’aube, parce qu’il n’y a plus de temps à perdre pour l’Amérique. Une oiselle de 22 ans entre dans l’Histoire en battant des ailes. Son chant est d’une beauté inouïe. À son doigt, une bague ornée d’une cage d’or, tenant un oiseau prisonnier. Un cadeau d’une sœur de cœur et de lutte, Oprah Winfrey, en clin d’œil à une autre, Maya Angelou, autrice de Je sais pourquoi l’oiseau chante en cage, qui jadis récita un poème de sa composition, en de pareilles festivités d’intronisation. À l’époque, le président célébré s’appelait Bill Clinton, les années 90 commençaient tout juste à se dérouler, elles attendraient le dernier moment pour voir naître Amanda Gorman.

L’enfant viendrait au monde avec une conscience aiguë de sa généalogie et des combats menés par le passé, pour qu’une « petite fille noire, maigrichonne, descendant d’esclaves et élevée par une mère célibataire, puisse rêver de devenir présidente », phrase tirée de son poème « The Hill We Climb » (« La Colline que nous gravissons »), qu’elle allait scander en public devant le nouveau président des États-Unis, Joe Biden, un 20 janvier 2021. Ce jour-là, suspendus à ses paroles, les souffles se coupent, le temps que la poésie distribue son énergie folle. Dans une chorégraphie magnétique, la bague à l’oiseau magique fait danser les mains d’Amanda, les mots vitaux s’envolent de ses paumes.

C’est que la poésie d’Amanda Gorman vient de loin, de très loin, du fond de son être, où longtemps l’indicible fut roi. Qui pourrait croire que cette jeune femme, à la diction si ensorcelante, souffrit longtemps de sentir les mots se bousculer au portillon, victime de ce qu’elle appelait encore défaut d’élocution ? Elle assure que depuis l’enfance, certaines consonnes se dérobent, se métamorphosent, se jouent d’elle. Sa hantise de les prononcer l’a conduite, dès le plus jeune âge, à développer une stratégie d’évitement très créative, digne de Georges Perec. Elle est notamment devenue experte pour éliminer tous les mots contenant des « r ». Ainsi naquit son art poétique, fruit d’un supposé trouble de la parole et d’une imagination verbale débordante. Plutôt que de savonner sur « Girls can change the world » (« Les filles peuvent changer le monde »), elle préférait par exemple dire : « Young women can shape the globe » (« les jeunes femmes peuvent modeler le globe »).

“Être une femme de lettres, c’est faire entendre distinctement une voix forte et courageuse”

La dimension féministe de cet exemple qu’elle aime citer n’est pas un hasard. Amanda Gorman a le girl power chevillé au corps. À 14 ans, elle fréquente chaque mercredi le WriteGirl, organisme de Los Angeles exclusivement féminin, réservé aux adolescentes tentées par l’écriture, journalistique, romanesque ou poétique. Sa maison, sa famille, pour toujours, dira-t-elle ensuite, après avoir été couronnée Youth Poet Laureate de Los Angeles à 16 ans, puis First National Youth Poet Laureate à 19 : « J’y ai rencontré des mères et des sœurs qui m’ont hissée au plus haut de mes capacités. Grâce à ces femmes remarquables, je sais que l’écriture féminine n’est pas forcément un acte silencieux, qui consiste à gratter de sa plume dans un coin, à coucher timidement des mots qu’on n’oserait pas dire tout haut. Elles m’ont appris qu’être une femme de lettres, c’est faire entendre distinctement une voix forte et courageuse. »

Faire entendre sa voix à pleins poumons pour fêter des élections auxquelles on vient de voter pour la première fois, y a-t-il plus grande fierté ? L’honneur vient laver un remords qu’Amanda Gorman avoue aujourd’hui : à 18 ans, en 2016, elle a raté le coche. Alors qu’elle avait soigneusement rempli son bulletin électronique, elle s’est aperçu plus tard que le mail n’était jamais parti. Sa voix pour barrer la route à Donald Trump était donc restée au fond du gosier de son ordinateur… « J’ai entendu au fond de moi des rugissements de honte, de culpabilité, d’impuissance, qui m’ont semblé venir de temps beaucoup plus anciens que le mien », confiera-t-elle, se jurant alors de consacrer sa vie à faire de la poésie un acte éminemment politique.

Son prochain geste sera à l’adresse des enfants, pour lesquels elle vient de signer un album jeunesse, dont le titre Change Sings zozote intelligemment, où elle prend les jeunes consciences très au sérieux : « Je l’ai écrit pour que les enfants se voient comme des acteurs du changement, et non pas comme de simples observateurs », annonce-t-elle. Le livre paraîtra après l’été, quand le nuage sanitaire sera passé, et que l’horizon sera peut-être enfin dégagé, comme l’espère Amanda Gorman dans la dernière strophe de son poème, gracieusement martelé à l’oreille du monde entier : « Le jour venu, nous sortirons de l’ombre, enflammés et sans peur / La nouvelle aube fleurit dès lors que nous la libérons / Car il y a toujours de la lumière, lorsque nous sommes assez courageux pour le voir. »

LIEN VERS LA VIDEO

https://next.liberation.fr/livres/2021/01/21/et-soudain-la-voix-feroce-et-libre-de-la-poete-amanda-gorman-lors-de-l-investiture-de-biden_1818129

L’intégralité du poème d’Amanda Gorman lu pendant l’investiture de Joe Biden

Premire traduction Cécile A. Holdban aka Vinca Alba Minor & TG).

CETTE COLLINE QUE NOUS GRAVISSONS

Quand vient le jour, nous nous demandons : où trouver la lumière dans cette ombre qui n’en finit jamais ?

Cette perte que nous portons. Une mer où nous devons patauger.

Nous avons bravé le ventre de la bête.

Nous avons appris que le calme n’est pas toujours la paix, et que les normes et notions de ce qui est “juste” ne sont pas toujours justice.

Et pourtant, l’aube nous appartient avant même de le savoir ;D’une certaine façon, nous la faisons.

D’une certaine façon, nous avons survécu et assisté à une nation qui n’est pas brisée, mais juste inachevée.

Nous, les successeurs d’un pays et d’une époque où une jeune fille noire filiforme, descendante d’esclaves et élevée par une mère célibataire, peut rêver de devenir présidente, uniquement parce qu’elle se retrouve à déclamer pour l’un d’eux.

Et oui, nous sommes loin d’être impeccables, loin d’être immaculés, mais cela ne signifie pas que nous cherchons à former une union qui soit parfaite.

Nous cherchons à forger notre union avec détermination.

À constituer un pays qui s’engage pour toutes les cultures, couleurs, personnalités et conditions de l’homme.

Et nous levons les yeux non pas vers ce qui se dresse entre nous, mais vers ce qui se dresse devant nous.

Nous refermons l’écart parce que nous savons mettre notre avenir en premier, nous devons d’abord mettre nos différences de côté.

Nous déposons les armes pour tendre les bras les uns vers les autres.Nous ne recherchons le mal pour personne et l’harmonie pour tous.

Que le globe, à tout le moins, dise que c’est vrai.

Que même quand nous avons été dans la peine, nous avons grandi.Que même quand nous avons souffert, nous avons espéré.

Que même quand nous avons été fatigués, nous avons essayé.

Que nous serons toujours liés ensemble, victorieux.

Non pas parce que nous ne connaîtrons plus jamais la défaite, mais parce que nous ne sèmerons plus jamais la division.

Les Saintes Écritures nous disent d’imaginer que tout le monde sera assis au pied de sa vigne et de son figuier, et que personne ne leur fera peur.

Si nous devions vivre en accord avec notre temps, la victoire ne se trouvera pas dans le couteau, mais dans tous les ponts que nous avons construits.

C’est une promesse de clairière, la colline que nous gravissons, pour peu que nous osions.C’est parce qu’être Américain est plus qu’une fierté dont nous héritons.

C’est le passé dans lequel nous entrons et la façon dont nous le réparons.Nous avons vu une force qui voulait faire voler notre nation en éclats, plutôt que la partager.

Voulait détruire notre pays si cela signifiait retarder la démocratie.

Et cet effort était à deux doigts de réussir.

Mais si la démocratie peut être périodiquement retardée, elle ne peut jamais être définitivement vaincue.

En cette vérité, en cette foi nous croyons, car quand nous avons les yeux braqués vers l’avenir, l’histoire a les yeux braqués vers nous.

C’est l’ère de la juste rédemption.Nous avions peur de son instauration.

Nous ne nous sentions pas prêts à être les héritiers d’une heure aussi terrifiante.

Mais nous y trouvons la force de créer un nouveau chapitre, de nous offrir à nous-mêmes rires et espoir.

Alors quand nous nous demandions autrefois comment réussir à triompher de la catastrophe, nous affirmons à présent comment la catastrophe peut triompher de nous ?

Nous ne retournerons pas vers ce qui fut, mais nous irons vers ce qui sera : un pays meurtri mais entier, bienveillant mais audacieux, libre et farouche.

Nous ne serons pas encerclés ou arrêtés par l’intimidation parce que nous savons que notre inaction et notre inertie seront l’héritage de la génération suivante, deviendront le futur.

Nos erreurs deviennent leurs fardeaux.

Mais une chose est sûre.

Si nous fusionnons miséricorde et puissance, puissance et justice, alors c’est l’amour que nous léguons et nous changeons le droit d’aînesse de nos enfants.

Laissons derrière nous un pays meilleur que celui qu’on nous a laissé.

Avec chaque souffle de ma poitrine cognant comme du bronze, nous hisserons ce monde blessé vers un autre, merveilleux.

Nous monterons depuis les collines dorées de l’Ouest.

Nous monterons depuis le Nord-est battu par le vent où nos ancêtres ont les premiers fait la révolution.

Nous monterons depuis les villes bordées de lacs des États du Midwest.

Nous monterons depuis le Sud brûlé par le soleil.

Nous allons reconstruire, réconcilier et restaurer.

Et le moindre recoin connu de notre nation, le moindre endroit qui s’appelle notre pays, notre peuple hétérogène et beau émergera, abîmé et beau.

Le jour venu, nous sortirons de l’ombre de la flamme, sans peur.

L’aube nouvelle s’envole quand nous la relâchons.

Car il y a toujours de la lumière pour peu que nous soyons assez courageux pour la voir.

Pour peu que nous soyons assez courageux pour être cette lumière.

Seconde traduction du texte d’Amanda Gorman, « The Hill We Climb » ( RTS Cultre)

Le jour vient où nous nous demandons où pouvons-nous trouver la lumière dans cette ombre sans fin? La défaite que nous portons, une mer dans laquelle nous devons patauger. Nous avons bravé le ventre de la bête. Nous avons appris que le calme n’est pas toujours la paix. Dans les normes et les notions de ce qui est juste n’est pas toujours la justice.

Et pourtant, l’aube est à nous avant que nous le sachions. D’une manière ou d’une autre, nous continuons. D’une manière ou d’une autre, nous avons surmonté et été les témoins d’une nation qui n’est pas brisée, mais simplement inachevée. Nous, les successeurs d’un pays et d’une époque où une maigre jeune fille noire, descendante d’esclaves et élevée par une mère célibataire, peut rêver de devenir présidente, et se retrouver à réciter un poème à un président.

Et oui, nous sommes loin d’être lisses, loin d’être immaculés, mais cela ne veut pas dire que nous nous efforçons de former une union parfaite. Nous nous efforçons de forger notre union avec détermination, de composer un pays qui s’engage à respecter toutes les cultures, les couleurs, les caractères et les conditions de l’être humain.

Ainsi, nous ne regardons pas ce qui se trouve entre nous, mais ce qui se trouve devant nous. Nous comblons le fossé parce que nous savons que, pour faire passer notre avenir avant tout, nous devons d’abord mettre nos différences de côté. Nous déposons nos armes pour pouvoir tendre les bras les uns aux autres. Nous ne cherchons le mal pour personne mais l’harmonie pour tous. Que le monde entier, au moins, dise que c’est vrai. Que même si nous avons fait notre deuil, nous avons grandi. Que même si nous avons souffert, nous avons espéré; que même si nous nous sommes fatigués, nous avons essayé; que nous serons liés à tout jamais, victorieux. Non pas parce que nous ne connaîtrons plus jamais la défaite, mais parce que nous ne sèmerons plus jamais la division.

L’Écriture nous dit d’imaginer que chacun s’assoira sous sa propre vigne et son propre figuier, et que personne ne l’effraiera. Si nous voulons être à la hauteur de notre époque, la victoire ne passera pas par la lame, mais par tous les ponts que nous avons construits. C’est la promesse de la clairière, la colline que nous gravissons si seulement nous l’osons. Car être Américain est plus qu’une fierté dont nous héritons; c’est le passé dans lequel nous mettons les pieds et la façon dont nous le réparons. Nous avons vu une forêt qui briserait notre nation au lieu de la partager, qui détruirait notre pays si cela pouvait retarder la démocratie. Et cet effort a presque failli réussir.

Mais si la démocratie peut être périodiquement retardée, elle ne peut jamais être définitivement supprimée. Dans cette vérité, dans cette foi, nous avons confiance, car si nous avons les yeux tournés vers l’avenir, l’histoire a ses yeux sur nous. C’est l’ère de la juste rédemption. Nous la craignions à ses débuts. Nous ne nous sentions pas prêts à être les héritiers d’une heure aussi terrifiante, mais en elle, nous avons trouvé le pouvoir d’écrire un nouveau chapitre, de nous offrir l’espoir et le rire.

Ainsi, alors qu’une fois nous avons demandé: « Comment pouvons-nous vaincre la catastrophe? » Maintenant, nous affirmons: « Comment la catastrophe pourrait-elle prévaloir sur nous? »

Nous ne reviendrons pas à ce qui était, mais nous irons vers ce qui sera: un pays meurtri, mais entier; bienveillant, mais audacieux; féroce et libre. Nous ne serons pas détournés, ni ne serons interrompus par des intimidations, car nous savons que notre inaction et notre inertie seront l’héritage de la prochaine génération. Nos bévues deviennent leur fardeau. Mais une chose est sûre, si nous fusionnons la miséricorde avec la force, et la force avec le droit, alors l’amour devient notre héritage, et change le droit de naissance de nos enfants.

Alors, laissons derrière nous un pays meilleur que celui qui nous a été laissé. À chaque souffle de ma poitrine de bronze, nous ferons de ce monde blessé un monde merveilleux. Nous nous élèverons des collines de l’Ouest aux contours dorés. Nous nous élèverons du Nord-Est balayé par les vents où nos ancêtres ont réalisé leur première révolution. Nous nous élèverons des villes bordées de lacs des États du Midwest. Nous nous élèverons du Sud, baigné par le soleil. Nous reconstruirons, réconcilierons et récupérerons dans chaque recoin connu de notre nation, dans chaque coin appelé notre pays; notre peuple diversifié et beau en sortira meurtri et beau.

Quand le jour viendra, nous sortirons de l’ombre, enflammés et sans peur. L’aube nouvelle s’épanouit alors que nous la libérons. Car il y a toujours de la lumière. Si seulement nous sommes assez braves pour la voir. Si seulement nous sommes assez braves pour l’être.

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