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Démocratie: La Suisse, ce pays qui n’a pas peur de ses citoyens.

La démocratie, un modèle en voie d’essoufflement ?

Il est pourtant une contrée, la Suisse, où elle se vit de façon apaisée, où la “démocratie directe” n’est pas une jolie promesse de campagne, mais une pratique véritable. Reste à comprendre ce prodige. Et à en saisir les limites.

La réussite de la démocratie en Suisse n’est pas due à une quelconque particularité ou à un curieux hasard…Encore moins à un archaïsme justifiant – de France souvent – moquerie ou mépris.

La démocratie n’est pas plus facile chez nos voisins,

  • elle est tout aussi fragile là bas qu’ici,
  • elle exige une volonté permanente et toujours renouvelée de tous les acteurs: les dirigeants et citoyens ensemble, en premier,
  • une implication des autres parties prenantes, ensuite, qui garantissent l’efficacité du système .

Metahodos en traite régulièrement, sous le contrôle de nombreux contributeurs et lecteurs suisses, merci a eux.

Quelques unes d’entre elles:

https://metahodos.fr/2021/02/08/en-suisse-la-democratie-directe-enseignee-des-la-maternelle-le-huffington-post-life/

https://metahodos.fr/2020/10/09/suisse-la-democratie-plus-forte-que-le-virus-et-en-france/

https://metahodos.fr/2020/08/30/la-france-classee-24eme-29eme-ou-37eme-pour-sa-democratie-et-sa-gouvernance/

ARTICLE

Démocratie : la Suisse, ce pays qui n’a pas peur de ses citoyens

Par Pierre Rolet , en Suisse. Publié le 15/02/2021 Marianne

Le bureau est encombré de guitares, et de la fenêtre se dessine le lac Léman. Depuis 2003, Christian Campiche anime Infoméduse, un journal en ligne pour « de bonnes plumes cherchant un havre de liberté »« En 1990, j’ai participé activement à l’Euro-initiative. Nous ne demandions rien de moins que l’ouverture de négociations avec Bruxelles en vue d’une adhésion de la Suisse ! Je donnais des conférences dans les milieux politiques et économiques pour défendre cette belle idée de l’Europe » sourit l’essayiste et romancier. Et puis patatras, le 6 décembre 1992, les Suisses rejettent l’Espace économique européen (EEE), une union moins contraignante que l’adhésion à la CEE, et adoptée notamment par la Norvège et le Liechtenstein. « Les proeuropéens, terriblement déçus, pronostiquaient une descente aux enfers pour cette pauvre Suisse, seule, isolée, au milieu de l’Europe. Nous nous sommes trompés. Tout ne va pas forcément très bien en Suisse, mais ça va tout de même bien mieux que chez nos voisins » constate Christian Campiche du haut de ses 2 m.

Frédérique Vouga, chauffeur de taxi Uber à Lausanne, conserve elle aussi un fort mauvais souvenir de ce 6 décembre 1992 : « Il neigeait et j’étais désespérée en regardant les résultats à la télévision. De plus, ce soir-là, en dérapant sur une plaque de verglas dans le canton de Neuchâtel, mon compagnon a cassé ma voiture ! » Jean-Pierre Vouga, le grand-père de Frédérique, sans posséder la notoriété de Le Corbusier, était l’un des plus grands architectes de Suisse. « C’était aussi un visionnaire, un Européen convaincu avant l’heure. Que lui inspirerait aujourd’hui l’Union européenne ? C’est que je ne connais plus un seul Suisse, moi comprise, qui souhaite rejoindre Bruxelles » note Frédérique. »Si le bon Dieu avait été suisse, il serait toujours en train d’attendre le moment favorable pour créer le monde. »

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