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NEANT ET TRAITRISE. AMBIGUITES ET HYPOCRISIES. COMMUNICATION ET DEGRADATION DU POLITIQUE. A. BENEDETTI.

CONFUSION IDEOLOGIQUE MAXIMALE

Dans leur nouveau livre, Fabrice Lhomme et Gérard Davet soulignent à quel point – c’et leur analyse – le président entretient une confusion idéologique maximale en étant capable de soutenir successivement tout et son contraire.

Les Français tombent-ils dans le panneau… ou s’en accommodent-ils fort bien ? La politique n’est plus ce qu’elle était. Impuissante et déclassée… Pourquoi assistons-nous au dépérissement de la politique ? Comment abdique-t-elle son devoir de décision face aux opinions instantanées et volatiles ? Et comment les trois derniers quinquennats ont-ils accéléré le mouvement. Csont les questions que se pose Arnaud Benedetti.

Arnaud Benedetti est professeur associé à l’Université Paris-Sorbonne. Il est rédacteur en chef de la revue politique et parlementaire. Il a notamment publié Le coup de com’ permanent (éd. du Cerf, 2018) dans lequel il détaille les stratégies de communication d’Emmanuel Macron

NOUS VOUS PROPOSONS :

1 UN ARTICLE D’ATLANTICO,

2 UNE ÉMISSION DE SUD RADIO,

3 UN ARTICLE DU FIGARO,

4 DES BONNES FEUILLES.

(1) Article

Le traître et le néant : Emmanuel Macron est-il un escroc génial ou le reflet des ambiguïtés et hypocrisies des Français ?

Arnaud Benedetti, 13 octobre 2021, Atlantico

Atlantico : Que cela soit sur la laïcité, l’économie, l’histoire, l’individu ou même la France, Emmanuel Macron a entretenu une forte confusion sur son opinion et étonnamment peu de commentateurs l’ont remarqué. Comment le Président a-t-il réussi le tour de force d’imposer cette confusion idéologique maximale ? Est-ce simplement un écho de ce que les Français eux-mêmes ressentent ?

Arnaud Benedetti : Le macronisme est un symptôme, celui de la décomposition du politique en tant que volonté, pensée structurée, vision solide et déterminée. Le politique est en crise, surtout en France, où il a toujours été investi d’attentes très fortes et où il a toujours constitué plus qu’ailleurs la matrice de la cité. Aujourd’hui, il est dévoré par le haut (les structures supra et trans nationales) et par le bas, c’est-à-dire la société qui lui impose au gré des circonstances son agenda, son lexique et ses revendications parcellisées.

Macron arrive au moment où la politique ne peut plus beaucoup et où elle est perçue comme telle. Son intelligence, plus de malice que d’habileté au demeurant, consiste à épouser jusqu’à les épuiser toutes les formes dominantes du moment et ce sur tous les plans. Produit des circonstances, il en fait sa boussole permanente, pour entretenir un transformisme idéologique incessant. Cet homme n’est pas providentiel, il est circonstanciel.

Mais encore une fois il est l’aboutissement d’une trajectoire collective, historique de déréliction ; il est le greffier d’un mouvement profond où la communication se substitue aux convictions, où le pathos dissous le logos, et où surtout l’idée de maîtrise qui est au cœur du politique s’est lentement érodée depuis quatre décennies au point de s’effacer.

À LIRE AUSSIEmmanuel Macron est-il un orfèvre de la technique de manipulation du gas-lighting ?


D’où cette impression, fondée, de confusion qui n’est que la conséquence du reflux du politique qui n’opère plus qu’aux miroirs d’évènements qu’il ne contrôle plus. Emmanuel Macron n’est en rien responsable de cette situation, il en est le fils prodigue. Il concentre sur sa personne et son action tous les paradoxes de son temps.

Or la vocation du politique n’est pas d’être une métaphore, mais une force dont l’objectif est de surmonter contraintes et contradictions; il fait de ces dernières une ressource pour se présenter comme le maître d’œuvre qui en absorberait toutes les énergies afin de leur rendre justice, grâce ou rétribution. Emmanuel Macron est de ce point de vue le thaumaturge de tous les clientélismes symboliques.

L’opinion publique française sur les sujets qu’évoque Emmanuel Macron est-elle aussi changeante que les prises de position du président ? Les fluctuations de Macron arrangent-t-elles finalement, un électorat qui ne sait pas quoi penser ?

Mais à toute époque, l’opinion a été versatile. C’est une constante. L’opinion, comme l’écrit avec une virulence définitive Léon Bloy, n’est rien d’autre qu’un « sphinx à tête d’âne ». Tout l’effort du politique est d’en tenir compte, évidemment, mais de rendre lisible le présent et l’avenir. Ce qui est frappant aujourd’hui, c’est que le politique métabolise toutes les opinions, ou presque, s’y installe même comme un hippopotame dans une mare, y stagne même, mais par contre se refuse à entendre le peuple.

Les opinons par leurs diversités, leurs chatoiements, leurs dissensions sont le meilleur alibi pour n’agir que dans le sens des événements, sous réserve que ces événements ne remettent pas en cause le logiciel de ce que l’on appelle la doxa dominante. L’opinion c’est en quelque sorte l’anti-peuple, un containment de la motricité populaire. La manière dont la plus grande partie de la classe dirigeante s’est assise sur le résultat du référendum de 2005 en constitue l’illustration emblématique : on s’est appuyé sur un segment de l’opinion, celui des vainqueurs et rentiers de la globalisation, pour défaire ce que le peuple, souverain, avait décidé. Cette occultation démocratique est une cicatrice dans le corps politique : elle est la forge de toutes les désaffections pour le système représentatif. À quoi bon voter si l’on ne tient pas compte du vote…

Tout se passe comme si désormais s’était ouvert une béance où le règne des opinions avait remplacé la souveraineté du peuple. Macron joue sur cet acte fondateur dont il a hérité ; il jongle avec les opinions, sautillant de l’une à l’autre en fonction de l’air du temps, se jouant de l’une par rapport à l’autre, habitant toutes les opinions pour mieux les subvertir et s’assurer de son maintien au pouvoir en pariant que les catégories qui ont le plus intérêt à voter pour lui se mobilisent quand celles qui auraient le plus intérêt à se mobiliser contre lui désertent les bureaux de vote.

À LIRE AUSSISecrets de fabrication : ce qu’Emmanuel Macron dissimule de la réalité du macronisme derrière sa stratégie de communication tous azimuts

Dans le livre de Davet et Lhomme, la députée des Yvelines Aurore Bergé le reconnaît depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, LREM « n’a pas cherché à développer une matrice idéologique ». Dans la situation actuelle de l’électorat français et du paysage politique français, cette logique peut-elle continuer d’être une stratégie gagnante ?

Tout l’enjeu de la présidentielle à venir est le retour ou non des classes populaires et moyennes vers les urnes. Si celles-ci se mobilisent, le jeu électoral en sera mécaniquement transformé. Emmanuel Macron a néanmoins une matrice : c’est celle de la globalisation, de la fin de la politique et de la sortie de l’Etat-nation de l’histoire. La souveraineté qu’il ne cesse de dire vouloir partager dans un cadre européen, idée que les partenaires européens ne semblent pas avaliser pour autant, constitue au demeurant l’une des lignes-forces de cette matrice, la seule peut-être, mais elle est néanmoins politiquement signifiante.

Pour le reste en effet comme il ne peut y avoir de politique démocratique  sans affirmation de la souveraineté dans un cadre territorial correspondant à celui d’un peuple donné, la projection macronnienne est celle de facto d’un abandon du politique au service d’une visée technocratique et mondialisée. C’est en quelque sorte un « Adieu aux Armes » que constitue dans le fond l’exercice macroniste du pouvoir. Force est de reconnaître, encore une fois, que la reddition a commencé bien avant lui et qu’il n’en constitue que le continuateur…

(2) Emission

Arnaud Benedetti : « il y a une dégradation constante de l’image du politique »

mardi 2 novembre 2021 SUD RADIO

Dans son dernier livre « Comment sont morts les politiques ? Le grand malaise du pouvoir » (éd. du Cerf), Arnaud Benedetti analyse le déclin progressif des politiques en France et de leur crédibilité auprès des électeurs, à six mois de l’élection présidentielle.

LIEN https://www.sudradio.fr/politique/arnaud-benedetti-il-y-a-une-degradation-constante-de-limage-du-politique

Arnaud Benedetti
Arnaud Benedetti, invité d’André Bercoff dans « Bercoff dans tous ses états » sur Sud Radio

Arnaud Benedetti, professeur à La Sorbonne, rédacteur en chef de la Revue politique et parlementaire, était l’invité d’André Bercoff le mardi 2 novembre sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-14h, « Bercoff dans tous ses états » pour son livre « Comment sont morts les politiques ? Le grand malaise du pouvoir » (éd. du Cerf).

Qu’est devenue la politique en France ?

Comment sont morts les politiques ? À six mois de l’élection présidentielle, et alors que l’on ne parle déjà que de ça, la question peut prêter à sourire, ou paraître un tantinet provocatrice. Pourtant, c’est une véritable analyse qui se cache derrière le titre du dernier livre d’Arnaud Benedetti. Un voyage dans la Vème République, et une dissertation sur ce qu’est devenue la politique aujourd’hui en France.

Pour Arnaud Benedetti, la politique peut se résumer à trois fonctions. « Commander et fabriquer de la décision« . « Délibérer, réguler les conflits à l’intérieur de la société« . « Désigner l’adversaire, l’ennemi« . « Sur ces trois fonctions, on voit que la première fonction apparaît de plus en plus complexe pour les politiques.[…] Sur le deuxième aspect, nous assistons à une dévitalisation de la démocratie dans sa capacité à orienter les décisions. Et ce qui reste aujourd’hui, c’est la capacité à mener des opérations extérieures » explique le professeur à La Sorbonne, rédacteur en chef de la Revue politique et parlementaire, sur Sud Radio.

Une marge de manœuvre en chute libre

Dans six mois, les Français seront appelés aux urnes pour élire leur prochain président. La présidentielle, c’est l’élection reine de la France. Mais aujourd’hui, pour Arnaud Benedetti, les politiques français sont empêchés, ils n’ont plus de marge de manœuvre. Ce qui explique leur mort lente. « On est dans un monde où l’interdépendance est de plus en plus forte, ce qui réduit la marge de manœuvre. On a un autre phénomène, nouveau, c’est l’émergence de l’économique et du technique qui fait surgir des formes de pouvoir qui concurrencent le pouvoir traditionnel, comme les GAFAM. Enfin, la politique devient de plus en plus technocratique » lance l’auteur de « Comment sont morts les politiques ? Le grand malaise du pouvoir » (éd. du Cerf).

« Cette impuissance du politique fait que mécaniquement, il y a une crise de la représentation. Elle est liée à cette impuissance des acteurs politiques face aux préoccupations des électeurs. Enfin, il faut compter sur le déclassement de la politique. Toutes les études d’opinion que l’on peut analyser depuis une vingtaine d’années montrent une dégradation constante de l’image du politique dans l’opinion publique » ajoute-t-il.

La particularité française

En France, malgré tout, la politique tient une place prédominante. C’est la politique qui construit la nation. « Il y a une attente vis-à-vis de l’opérateur politique qui est encore plus grande qu’ailleurs, ce qui explique la désillusion que semble exprimer un grand nombre de nos concitoyens » analyse le rédacteur en chef de la Revue politique et parlementaire, qui évoque également les perturbations dans le mode de recrutement des politiques, qui est passé de la longue et progressive carrière pouvant mener à la présidence, à l’irruption d’OVNIS à l’image d’Emmanuel Macron, ou d’Eric Zemmour…

(3) Article

Arnaud Benedetti: «Emmanuel Macron occupe le terrain par une communication de tous les instants»

Par Arnaud BenedettiPublié le 15/10/2021 Figaro

Dans le cadre d’un match caritatif, Emmanuel Macron s’est mis en scène ballon au pied. Pour le spécialiste en communication, le président essaie de faire oublier son mandat, de la même manière qu’il avait fait oublier son appartenance au hollandisme en 2017.

Macron et le ballon rond, c’est la fusion de l’époque. Tout est prétexte à communiquer pour le politique à partir du moment où le divertissement est roi. Rien de nouveau sous le soleil, à vrai dire, puisque Valéry Giscard d’Estaing en son époque avait déjà inauguré l’ère de la métabolisation de l’air du temps.

D’aucuns n’ont pas manqué de souligner le décalage entre l’image de légèreté suscitée par ce présidentialisme footballistique et la lourdeur d’une conjoncture imprégnée d’inquiétudes économiques, sociales, culturelles. La réalité de la démarche macroniste est bien sûr à rechercher, non pas dans le moment, mais dans la suite à venir des six mois nous séparant de l’élection présidentielle.

Tout l’enjeu est d’en revenir au Macron 2017, refaire le coup de la providence qui s’incarnerait dans l’homme qui, jamais, ne doute et qui feinte, tel un ailier emporté par sa course, les adversités successives.Arnaud Benedetti

Il faut comprendre cette énergie médiatique – de «la France 2030» mardi à la séance de dribbles sur un terrain de Poissy hier – comme une entreprise de réinvention. Tout l’enjeu est d’en revenir au Macron 2017, refaire le coup de la providence qui s’incarnerait dans l’homme qui, jamais, ne doute et qui feinte, tel un ailier emporté par sa course, les adversités successives.

Il y a cinq ans l’impromptu du hollandisme était parvenu à effacer son état civil politique ; aujourd’hui le défi consiste à estomper les aspérités d’un mandat percuté par les divers chocs du réel que la campagne du Printemps 2017 avait voulu neutraliser pour enchanter sa promesse. Toute la question consiste à savoir si l’on peut renaître deux fois.

Macron avait abjuré Hollande pour renaître à la politique et accréditer l’idée de sa naissance, alors que l’ancien Président avait contribué à sa fabrique. Désormais l’actuel chef de l’État entend transfigurer son quinquennat et accréditer l’idée d’une résurrection sur les décombres d’un bilan qui, aux yeux de ses opposants, s’apparente à autant d’années perdues. Pour renaître en conséquence, il ne faut rien céder au temps qui passe et investir ce dernier de part en part en autoperpétuant le récit fondateur.

Occuper le terrain par une com’ de tous les instants, du prospectif au sportif, comme le dessine la séquence de cette semaine, n’a dès lors d’autre objectif que d’asphyxier une concurrence empêtrée dans la difficulté. Macron prospère sur l’échec des autres ; sur cette trame il trace sa route, se nourrissant des défaites perpétuelles de ses adversaires pour en relief élaguer les aspérités d’un quinquennat aphone politiquement mais bruyant par ses controverses, ses crises et sa communication incessante.

La singularité de la marque Macron est d’être, tout entière, dans l’instant et de dissoudre toute référence au passé.Arnaud Benedetti

La marque Macron est sans doute chaotique ; mais la force de sa disposition est d’agréger des propos contradictoires et de les «customiser» sous une pellicule qui mimerait la cohérence sous couvert de complexité ; sa motricité est d’accrocher l’instant funambulesque pour ne pas s’interrompre et abonder l’immense machine à entertainment qu’est devenu l’espace public ; sa singularité est d’être, tout entière, dans l’instant et de dissoudre toute référence au passé, comme si amnésique d’elle-même elle se projetait dans un projet perpétuel dont la vocation est de dissoudre les affres du présent et les stigmates d’une histoire.

Macron est une fuite d’horizon, il se plaît à la projection, quand bien même la projection ne cesserait de reculer toujours plus, dissolvant à l’épreuve des faits ses promesses, mais reconduisant l’idée de promesse, à défaut de la réaliser. L’idée se suffirait en soi, d’autant plus que ses opposants de tous les bords courent désespérément après leur solidité, quand le macronisme, lui, se contente d’être ce qu’il est : une perspective permanente, autrement dit une projection insaisissable, ce quelque chose qui ambitionne de se recommencer, de n’être que recommencement, comme pour faire oublier sa genèse et un bilan qui a pris à revers la doxa initiale…

(4) Bonnes feuilles

Le macronisme ou le dernier exemple de la dépolitisation du corps social et de la démonétisation de l’activité politique

Arnaud Benedetti publie « Comment sont morts les politiques ? Le grand malaise du pouvoir » aux éditions du Cerf. EXTRAIT :

« Le principe d’un épiphénomène est de s’essayer à faire événement. Il en va ainsi avec le macronisme qui est bien plus une étape dans une décomposition qu’une rupture. On a montré ses racines, on a exploré son contenu, on a dessiné sa motricité.

La politique, comme la nature dont Aristote nous a enseigné qu’elle en était l’une des formes, a horreur du vide, y compris quand elle semble en manifester l’approche. L’objet politique du moment dont Emmanuel Macron est l’expression remplit pour une part cette fonction. Il occupe l’espace du pouvoir et désigne l’horizon des affrontements en vue de sa conquête et de sa préservation. Trois propriétés le constituent : le désengagement, le déclassement, la communication.

Le désengagement en explique pour une part la conformation, pas seulement par l’abstention et le déclin des modes traditionnels de militantisme. Il dit autre chose des sociétés occidentales traversées par l’individualisme et le consumérisme. Le macronisme l’a emporté en 2017 en prenant le parti pris des évolutions qui inquiètent nombre de segments de la société qui ne s’y retrouvent pas, y voyant bien plus une menace qu’une opportunité.

La politique, dans sa mission de vigie, y est bien moins soulignée que dans sa fonction d’accompagnement d’un changement dont on estime qu’il serait nécessairement heureux. Dans cette perspective, l’attitude du gouvernant consiste principalement bien plus à adapter la société à la force des événements, inéluctable, plutôt qu’à la maîtriser.

Cette ingénierie périphérise le politique, et de facto, pourvoit à satisfaire prioritairement les besoins des individus au détriment de ces corps collectifs que constituent les communautés de citoyens. Sous une autre forme, se décline ainsi la distinction déjà citée, établie au XIXe siècle par Benjamin Constant entre « la liberté des anciens » et « la liberté des modernes ».

Outil et non plus finalité, l’activité politique se démonétise au fur et à mesure qu’elle se mue en chambre d’enregistrement de ses propres renoncements. Bien des défections civiques en sont dès lors le produit, quand bien même faut-il aller plus loin dans leur élucidation que l’exposé d’un simple constat.« 

2 réponses »

  1. @Arnaud Benedetti, mes félicitations pour cette belle analyse 👏👏👏👏
    Il faudrait porter des œillères pour ne pas comprendre que @Emmanuel Macron « n’est pas providentiel, il est circonstanciel ». 😉
    @Anne Brunet

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