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VERS UNE INSTANCE MONDIALE « INFORMATION ET DEMOCRATIE » (9 décembre, Réunion + Visio Metahodos)

METAHODOS VA PROCHAINEMENT FORMALISER LES PISTES D’ACTION ELABOREEES ET SE REUNIRA LE 9 DECEMBRE PROCHAIN POUR EVOQUER , en lien avec Infrastruture France, l’enjeu énergétique et la croissance.

En première partie de la réunion les pistes d’action relatives à la démocratie et l’action publique seront débattues.

Inscriptions : en nous écrivant par la rubrique CONTACT du Site ou par mail : metahodos.lem@gmail.com – la réunion aura lieu à 16 h 30 Avenue Marceau Paris.

Une confirmation, avec l’adresse et les modalités de liaison vidéo, vous sera adressée, en retour. Le programme sera communiqué très prochainement.

A la demande des personnes éloignées de Paris, une LIAISON VIDEO sera possible.

Discours de Christophe Deloire sur le Partenariat international sur l’information et la démocratie au Forum de Paris sur la Paix

Discours de Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), prononcé le 11 Novembre 2021 en présence du Président Macron, de la Vice-présidente américaine Kamala Harris et d’une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement au Forum de Paris sur la Paix.

« Mesdames et Messieurs les chefs d’Etat et de gouvernement, Madame la vice-présidente,

Les générations futures continueront peut-être à trouver des bienfaits merveilleux des évolutions technologiques. Espérons-le. Mais aujourd’hui, le fonctionnement des plateformes numériques et réseaux sociaux est destructeur pour les démocraties. Ce ne sont plus les principes démocratiques qui prévalent dans l’organisation de l’espace public, c’est une logique marchande et prédatrice.

Est-ce que nous voulons vivre dans des pays où les débats sont centrés sur des invectives, à coups d’insultes, sous l’empire de subjectivités unilatérales, sans considération pour les vérités de faits et la diversité légitime des conceptions ? Est-ce que nous voulons vivre dans un système où la corruption des contenus est permise sinon encouragée ?

Dans le même temps, les régimes dictatoriaux et autoritaires bénéficient d’un avantage concurrentiel au détriment des sociétés ouvertes. Nous ne pouvons pas attendre que le terrain démocratique brûle. Il nous faut éteindre l’incendie avant qu’il ne s’étende.

Nous avons lancé une contre-offensive il y a trois ans, vous vous en souvenez Monsieur le Président. Un cadre existe désormais pour réconcilier l’évolution des technologies et la démocratie. Le Partenariat pour l’information et la démocratie.

Adopté en 2019 en marge de l’Assemblée générale des Nations-Unies. 43 Etats se sont engagés dans ce processus international pour imposer des garanties démocratiques dans l’espace de l’information et de la communication. Une expérience innovante de “multilatéralisme des démocraties”, en articulation avec la société civile.

Le Partenariat est soutenu par l’Alliance pour le multilatéralisme, il est une référence pour le G7. Nous saluons le leadership de la France et des onze autres Etats pionniers dont les chefs d’Etat ou de gouvernement ont lancé ce processus, ici-même, voilà trois ans jour pour jour. En trois ans, nous avons aussi créé le Forum sur l’information et la démocratie, organe d’application du Partenariat.

Une organisation du 21ème siècle, qui permet d’articuler le travail de la société civile, des ONG, des chercheurs, des juristes et des gouvernements démocratiques. Il a mis sur la table une proposition de cadre de régulation, 250 recommandations concrètes sur la transparence des plateformes, la modération, les messageries privées et la promotion de la fiabilité de l’information.

Elles vont plus loin que ce qui est engagé aujourd’hui avec le Digital Services Act au niveau européen. Nous avons mené ce travail sous la co-présidence de Maria Ressa, à qui le Comité Nobel de la Paix vient d’attribuer son prix.

Le Forum a aussi proposé un New Deal pour le Journalisme, un investissement de toutes les parties prenantes en faveur d’un journalisme indépendant de qualité. Au centre du New Deal, nous avons créé un référentiel international, avec des acteurs majeurs partout sur la planète.

C’est une solution de marché pour favoriser la visibilité et la viabilité des médias qui respectent les méthodes et les règles éthiques du journalisme.

Cela s’appelle la Journalism Trust Initiative (JTI), c’est un dispositif d’autorégulation. Il peut changer la donne. L’ensemble des parties intéressées, les plateformes numériques, les annonceurs qui achètent des espaces publicitaires, les bailleurs de fonds publics et privés, les organes de régulation, peuvent s’emparer de cette solution systémique, désormais opérationnelle et disponible. Pour sortir du chaos informationnel par le haut. Et bien entendu les États peuvent, et même, doivent l’appuyer, le soutenir.

Le 24 septembre avait lieu à New York le premier Sommet ministériel pour l’information et la démocratie. Une réunion qui sera désormais annuelle. Nous avons annoncé la création de l’Observatoire international sur l’information et la démocratie, co-présidé par Shoshana Zuboff et Angel Gurria. Un organe d’évaluation et d’analyse comparable à ce qu’est le GIEC, le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat, pour le réchauffement climatique.

Bref, le Partenariat sur l’information et la démocratie, le Forum du même nom, l’Observatoire, les Sommets, la coalition des Etats, la coalition de la société civile, nous avons tout pour créer un espace numérique démocratique. Un espace où les institutions démocratiques garantissent le respect des principes élémentaires, fondé sur la responsabilité des entités structurantes, doté de mécanismes de protection contre les offensives déstabilisatrices.

S’investir dans ce Partenariat, c’est protéger un bien commun, l’espace informationnel, c’est garantir les conditions démocratiques du débat public au 21ème siècle, c’est défendre les droits humains. C’est conjurer la perte de contrôle technologique. C’est tout simplement remettre les technologies au service de l’Humanité et des Nations démocratiques.

Un dernier mot : nous comptons que, dans tous les prochains événements internationaux, sur la démocratie, à commencer par le Summit for Democracy annoncé par le président Biden, les États continuent à construire sur la base des fondations, des briques et de la charpente que nous avons posés. C’est un gros chantier, mais la reconstruction est en cours, elle est déjà avancée. »

Article

L’Observatoire international de l’information et de la démocratie créé «d’ici un an»

Par Le Figaro 13 11 21

L’annonce de la création de cet observatoire destiné à lutter contre la désinformation à l’ère numérique a été faite ce samedi lors du Forum de Paris sur la Paix.

L’Observatoire international de l’information et de la démocratie, destiné à lutter contre la désinformation à l’ère numérique et soutenu par 43 États, doit être créé «d’ici un an», ont annoncé ses promoteurs samedi 13 novembre lors du Forum de Paris sur la Paix.

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«L’enjeu est que les États puissent disposer d’évaluations claires et partagées sur le fonctionnement de l’espace digital et son impact sur la démocratie», a déclaré Christophe Deloire, le secrétaire général de Reporters Sans Frontières (RSF), qui porte cette initiative. Il s’agit de «résister à des forces technologiques utilisées au sein même des démocraties, et par des régimes despotiques, pour fragiliser» les premières.

À voir aussi – Frances Haugen explique le rôle dangereux de l’algorithme et des groupes Facebook dans la désinformationhttps://imasdk.googleapis.com/js/core/bridge3.489.0_en.html#goog_837104332

L’Observatoire «va parler au public, l’éduquer et le réveiller»

Un groupe de préfiguration est chargé d’imaginer cette nouvelle institution. Il est coprésidé par Shoshana Zuboff, universitaire américaine d’Harvard, spécialiste du «capitalisme de surveillance», et le Mexicain Angel Gurria, ancien secrétaire général de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique). Il compte notamment la journaliste philippine Maria Ressa qui vient de recevoir le Prix Nobel de la Paix.

L’Observatoire «va parler au public, l’éduquer et le réveiller», aider les gouvernements en leur «apportant des connaissances issues de la recherche» scientifique, et favoriser «le dialogue international» sur ces sujets, a souligné Shoshana Zuboff. «On a besoin d’une organisation qui regarde ce qu’il se passe au sein des plateformes technologiques, qui ne soit pas juste gouvernementale mais qui travaille pour l’intérêt général», a ajouté Mme Ressa, estimant que les démocraties, contaminées par le «virus du mensonge», étaient «au bord d’un précipice».

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«Il s’agit de mettre en place un véritable GIEC de l’information», a conclu le ministre français des Affaires Étrangères Jean-Yves Le Drian, en référence au groupe d’experts international qui fait référence en matière de changement climatique.

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