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REFUS DES DÉBATS CONFIRMÉ. LES APPELS POUR UNE VRAIE CAMPAGNE SONT ILS VAINS ? VERS DES « DÉBATS ARRANGÉS » ?

De nombreux appels ont été lancés, dont celui de Pascal Perrineau : «Pour assurer sa légitimité, Emmanuel Macron doit se confronter aux autres candidats»

Voir notre publication d’hier :

UNE VRAIE CAMPAGNE OÙ LES CANDIDATS SE CONFRONTENT – CONDITION INDISPENSABLE D’UN VOTE LÉGITIME. Video https://metahodos.fr/2022/03/07/une-vraie-campagne-ou-les-candidats-se-confrontent-condition-indispensable-dun-vote-legitime/

Extrait :

« Il n’y a pas vraiment de campagne, constate Pascal Perrineau, ce qui posera peut-être des problèmes à terme. On sait que les Français attendent ce grand moment pour mettre à plat les projets, pour les confronter, pour faire leur marché politique. Et là les conditions ne sont absolument pas réunies.

On a vu que le Président, dans sa lettre aux Français, annonce de vagues axes mais qu’il n’y a pas le début de l’ombre d’un programme (…). On peut se diriger vers une élection sans véritable campagne, sans véritable affrontement de projets mais, également, le sentiment d’être passé à côté d’un grand rendez-vous démocratique qui pourrait déboucher sur des problèmes de légitimité. »

« La campagne ressemble pour l’heure à une «non campagne» rendant les lendemains encore plus incertains »

Écrit la journaliste Anita Hausser.

 » Ce serait une foire d’empoigne « 

Déclare Gabriel Attal qui justifie le refus d’Emmanuel Macron de débattre avec tous les candidats

Après Christophe Castaner, c’est au tour du porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, de venir défendre le refus d’Emmanuel Macron de participer à un débat avec tous les candidats avant le premier tour.

« Quiconque a suivi Emmanuel Macron sait qu’il aime le débat, qu’il cherche la confrontation d’idées. C’est lui qui a fait le grand débat national. On n’a jamais vu un président se mettre autant face au débat », a fait savoir M. Attal, sur France Inter mardi matin.

Le porte-parole met notamment en cause le format de ces débats :

« Imaginez, dans un débat à douze candidats, avec une égalité de temps de parole. Vous avez un président sortant qui est au milieu et vous imaginez bien que vous aurez des candidats qui vont tous chercher leur moment de confrontation avec le président en l’interpellant. Il n’a pas de problème pour être interpellé, mais encore faut-il qu’il puisse répondre. Dans une émission, il y aura une heure cinquante d’interpellations et dix minutes pour y répondre. Ce ne serait pas un débat, mais un spectacle, une foire d’empoigne. « 

Un débat avec les cinq principaux candidats de la précédente présidentielle avait eu lieu sur TF1, LCI et France 24, le 20 mars 2017

Le 4 avril 2017, un second débat entre les candidats de la présidentielle 2017 avait été organisé sur BFMTV et CNews.

Monsieur Macron, ministre de l’économie de Monsieur Hollande non candidat – et qui n’avait donc ni à accepter ni à refuser de participer – était présent à ces débats.

Elsa de La Roche Saint-André a rappelé ce débat dans Libération.

C’était une première liée notamment à l’évolution du paysage audiovisuel français, comme le souligne Libération : «Avant 2017, dans un monde avec moins de concurrence audiovisuelle et quasi dépourvu de chaînes d’information en continu, aucun média n’avait organisé de débats avant le premier tour.»

« …avant 2017, les précédents présidents sortants ayant candidaté à leur propre succession n’ont pas eu à décliner (ou accepter) un débat qui n’était pas proposé. »

« Le refus du président en exercice a été vivement critiqué par l’ensemble de l’opposition comme une confiscation du débat démocratique ou une fuite de la confrontation avec ses adversaires. » conclut la journaliste.

Nicolas Sarkozy président sortant participait aux débats télévisés de 2016 avec les 6 autres candidats à la primaire de la Droite.

Battu, l’ex président Sarkozy aura eu le panache de se mesurer à ses concurrents, au sein de sa propre famille politique. En garde-t-il un mauvais souvenir ? Qu’a t il conseillé au Président sortant qu’il soutient pour cette election 2022 ?

Présidentielle 2022 : Onze – au lieu de 12 – candidats pour un débat, le 14 mars sur TF1. Puis deux autres sur France 2 et BFM-TV.

Lire ci-dessous deux articles proposés en lecture :

Article 1 : Présidentielle : «Je ne ferai pas de débat avant le premier tour», prévient Macron

Article 2 : Présidentielle 2022 : Standing ovation, débat arrangé… A Poissy, le premier rendez-vous d’Emmanuel Macron en terrain connu

Article 1.

Présidentielle : «Je ne ferai pas de débat avant le premier tour», prévient Macron

lun. 7 mars 2022 Europe 1

Emmanuel Macron prévient : il ne participera à aucun « débat avec les autres candidats avant le premier tour » de l’élection présidentielle . Le président sortant, qui a officialisé sa candidature jeudi dernier, a estimé sur LCI qu' »aucun président en fonction qui se représentait ne l’a fait. Je ne vois pas pourquoi je ferais différemment », a-t-il ajouté en marge de son premier déplacement en tant que candidat à Poissy, dans les Yvelines. « Je préfère le débat avec les Français, c’est ce que je leur dois », a affirmé le président-candidat.

La suppression de la redevance, comme d’autres candidats

Le chef de l’État s’est aussi engagé à supprimer la redevance télé et à tripler le plafond de la « prime Macron » qui permet jusqu’ici aux entreprises de verser jusqu’à 1.000 euros sans charge ni impôt. « On supprimera les impôts qui restent, la redevance en fait partie », a-t-il déclaré lors d’un échange avec 200 habitants de Poissy. Selon le chef de l’État, cette suppression est « cohérente avec la suppression de la taxe d’habitation », l’une des mesures phares de sa campagne en 2017.

Depuis 2009, la contribution à l’audiovisuel public est payable par toute personne qui est imposée à la taxe d’habitation et qui détient un téléviseur. Son montant est déterminé par le Parlement et s’élève actuellement à 138 euros en France métropolitaine. Cette redevance permet de financer les chaînes de TV et de radio du secteur public, comme France Télévisions, Radio France, Arte ou France Médias Monde.

Article 2.

Présidentielle 2022 : Standing ovation, débat arrangé… A Poissy, le premier rendez-vous d’Emmanuel Macron en terrain connu

LE 08/03/22 Rachel Garrat-Valcarcel 20 Minutes

Emmanuel Macron a fait ses premiers pas de candidats sur le terrain dans une conversation aseptisée où le président n’est jamais loin du candidat

  • Trois jours après sa déclaration de candidature, Emmanuel Macron a fait sa première sortie sur le terrain, lundi à Poissy.
  • Il avait rendez-vous en terrain connu, dans le format du « grand débat national » après la crise des « gilets jaunes ». Un format dans lequel il est très à l’aise.
  • Le président candidat affirme qu’il ne se dérobe pas à la campagne, mais impose ses conditions au débat.

A Poissy (Yvelines)

« Tout doucement. Envie de changer d’atmosphère, d’altitude », chantait Bibie en 1985.Des paroles qui s’accordent tout à fait au début de campagne présidentielle d’Emmanuel Macron. Une descente lente et progressive des hautes sphères présidentielles. Et notamment à cette première réunion donnée lundi soir à Poissy, dans les Yvelines. Cette « conversation » avec des habitants triés sur le volet a parachevé l’atterrissage tout en douceur du président sortant dans la campagne. Jeudi soir, Emmanuel Macron s’est enfin déclaré candidat d’une manière on ne peut plus classique et sans risque, dans une « Lettre aux Français » publiée dans la presse régionale. « Je suis candidat pour continuer de préparer l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants. » Qui est contre ?

Vendredi soir, l’équipe de campagne de Macron a publié le premier épisode d’une « série » vidéo hebdomadaire, Le Candidat. Un exercice très léché, et, là aussi, sans risque pour le sortant face aux questions très préparées du réalisateur. « Est-ce que ce n’est pas un peu plié ? » « Non pas du tout, alors là détrompez-vous ! », répond Macron. Lundi matin, il a reçu à son QG de campagne une partie des maires ou élues qui l’ont parrainé et le soutiennent pour un second mandat, avant d’accorder sa première interview de candidat à LCI.

Un décor connu

Et dans la soirée, donc, le président candidat était donc attendu au bout du RER A. Au programme : une « conversation avec les habitants », en fin d’après-midi, dans une grande salle polyvalente de Poissy, devant 200 ou 300 habitants et habitantes sélectionnés par le maire, Karl Olive, élu divers droite mais soutien affiché du président depuis plusieurs années. A l’extérieur, c’est un peu comme devant un stade : invités et journalistes devront longuement attendre pour le contrôle de leur pass vaccinal et de leur invitation. Et puis, campagne d’un président sortant oblige, personne n’échappera aux palpations de sécurité et même, pour les journalistes, à l’inspection par une brigade cynophile.

A l’intérieur, on est plutôt au théâtre. Le décor, d’abord, ressemble à s’y méprendre à celui du « grand débat national » lancé par le chef de l’Etat en réponse à la crise des « gilets jaunes ». A l’époque, Emmanuel Macron avait sillonné le pays pour participer à plusieurs rencontres face aux maires, aux élus locaux, ou d’autres catégories de population. A chaque fois, le président était au centre de la salle, le public autour de lui, et tenait le micro parfois des heures et des heures pour répondre aux questions. Le président-candidat y a d’ailleurs fait référence hier soir : au bout d’une heure et demie, abandonnant la posture d’humilité qu’il affiche depuis sa déclaration de candidature, il a dit sa frustration à l’approche de la fin de la rencontre, lui qui s’est « physiologiquement habitué aux débats de sept heures ».

Questions prétextes

Deux heures plus tôt, la salle se remplit. Ça grouille jusqu’à ce qu’on demande à tout le monde de s’asseoir, alors le brouhaha devient murmure. Emmanuel Macron, se fera attendre encore un petit moment encore. Et puis c’est la standing ovation : deux bonnes minutes d’applaudissements debout à l’arrivée du candidat qui laissent à penser que la suite de la soirée ne sera pas trop difficile pour lui. Karl Olive, Monsieur loyal, essaie de nous faire comprendre que le personnage principal dans la pièce, c’est le public : « Ici, vous avez la France, qui va vous poser des questions », décrit le maire qui parle d’un « exercice sans filtre ». Ce dont on peut douter.

Car bien sûr, c’est Emmanuel Macron, le personnage principal. La dizaine de questions auxquelles il a été soumis, posées en majorité par des gens qui n’ont pas voté pour lui en 2017 – on n’aurait pu s’y méprendre sans cette précision – n’ont été que des prétextes à « esquisser quelques convictions et quelques propositions » sur l’éducation et le pouvoir d’achat. Emmanuel Macron a annoncé son intention de supprimer la redevance audiovisuelle dans un prochain quinquennat et de tripler le plafond de la « prime Macron », née après la crise des « gilets jaunes ». Sans cesse Emmanuel Macron alterne les casquettes de candidat et de président, et sait flatter son auditoire au moment d’aborder l’Ukraine : « Avant de vous retrouver, j’étais avec le président Biden, demain je serai avec le président Xi Jinping », avance-t-il, l’air de ne pas y toucher.

Très à l’aise

A l’issue, dans le public, on retrouve les yeux conquis et même admiratifs des macronistes d’il y a cinq ans. Certains l’étaient déjà, comme Laurent, qui a voté pour lui en 2017 et estime que les crises ont « volé trois ans de mandat » à son président. Guillaume, la quarantaine, a voté Hamon en 2017, n’a pas été « convaincu sur tout » pendant les cinq ans écoulés. Mais il a trouvé le candidat « très à l’aise » lundi soir et pense « se laisser convaincre » le 10 avril. C’est vrai qu’Emmanuel Macron est terriblement à l’aise dans ce dispositif. Et pas seulement parce que les questions sont faciles – France Inter a même démontré qu’elles étaient préparées, mais on n’en doutait pas – ou le public déjà conquis ou presque.

Ça n’est donc pas un hasard si le format « grand débat national » fait son retour dans la campagne électorale. Ce type de dispositif offre au moins une image à la campagne du président sortant : celle d’une confrontation, arrangée certes, mais qui semble suffire au bonheur des marcheurs et marcheuses. « Plutôt que de faire des meetings où les gens vous applaudissent parce qu’ils sont déjà convaincus, je préfère le débat avec les Français, c’est ce que je leur dois », a déclaré Emmanuel Macron après la rencontre de Poissy. Un élément de langage déjà largement repris, et sert d’argument quand on reproche au sortant de se dérober au débat, le vrai, avec les autres candidats. Débat qu’il refuse – c’est officiel depuis lundi soir.

Pour rassurer les journalistes présents, il a tout de même précisé que le temps de leurs questions viendrait… mais bientôt. On pourrait se dire qu’Emmanuel Macron poursuit finalement son œuvre de désintermédiatiation, qu’il cas

9 réponses »

  1. Bonjour, Thierry,S’il ne le fait pas, il pourrait provoquer une fronde contre lui, une incompréhension qui pourrait aboutir à vérifier ce sondage début mars chez RTL où, à la question « Souhaitez vous que Emmanuel Macron fasse un deuxième mandat ? » seulement 16% des sondés avaient répondu oui… Bizarrement, ce sondage et son résultat ont été retirés. A suivre…Bien amicalementJean-Marc

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