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QUESTIONS – SUITE – SUR LE PATRIMOINE DU PRÉSIDENT ET DU CANDIDAT – MAJ

NOTRE PUBLICATION PRÉCÉDENTE :

QUESTIONS SUR LE PATRIMOINE DU PRÉSIDENT ET DU CANDIDAT – DOSSIER MÉDIAS – MAJ https://metahodos.fr/2022/03/29/questions-sur-le-patrimoine-du-president-et-du-candidat/

Extrait :

« « Le Monde, Le Figaro, Libération, … Cnews – L’Humanité, La Montagne, Charente Libre…BFM, France Info, France 24, Bd Voltaire…évoquent la question.

« « L’ Humanité développe les résultats d’une enquête des journalistes Jean-Baptiste Rivoire et Gauthier Mesnier :

« « Le président de la République détiendrait-il de l’argent placé dans un paradis fiscal ? Les journalistes Jean-Baptiste Rivoire et Gauthier Mesnier, co-auteurs d’un documentaire-enquête diffusé ce mardi sur le site d’Off Investigation, soupçonnent qu’une part de la rémunération versée en 2012 par la banque Rothschild à l’actuel locataire de l’Élysée l’ait été dans un trust à l’étranger. » »

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Plusieurs médias presse ou sociaux reviennent sur ce dossier. Il s’agit de France Inter par exemple ou encore de Marianne qui vient de publier un article; nous vous en proposons des extraits

MAJ : voir dans les commentaires en fin de publication

Article – Extraits

Énigme – Mais où est passé le pognon de dingue que Macron aurait palpé chez Rothschild ?

Par Mathias Thépot Publié le 30/03/2022 Marianne

Le documentaire « Off investigation » remet sur le devant de la scène le mystère qui entoure la potentielle méga commission jamais déclarée par Emmanuel Macron lorsqu’il était banquier d’affaires chez Rothschild. Faut-il prendre cette enquête au sérieux ?

C’est l’un des mystères les mieux gardés de la République : mais où a donc bien pu passer la commission stratosphérique qu’Emmanuel Macron aurait normalement perçu en tant qu’associé gérant de la banque d’affaires Rothschild, lorsqu’il a conseillé le rachat par Nestlé de la filiale de lait infantile de Pfizer ? Un méga deal à 12 milliards de dollars signé en avril 2012 où l’influence du jeune Macron fut décisive pour convaincre la direction de Nestlé de payer le prix fort pour la filiale de son concurrent américain. Ce fait d’armes a gravé dans le marbre son fameux surnom de « Mozart de la finance », quelques semaines avant qu’il devienne le secrétaire général adjoint de François Hollande à l’Élysée.

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Le problème, c’est que deux ans plus tard lorsqu’il est entré au gouvernement en tant que ministre de l’Économie, Emmanuel Macron a dévoilé dans sa déclaration d’intérêts à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, des revenus imposables en 2012 de 720 521 euros au titre des opérations réalisées avec Rothschild, dont Nestlé-Pfizer qu’on peut considérer comme la seule à laquelle il a participé en quatre mois et demi de présence dans la banque cette année-là. À l’époque, ce montant déclaré a rendu nombre de financiers parisiens circonspects. Les experts du secteur consultés par Mariannes’accordent par exemple à dire que c’est trois fois moins que ce qu’aurait perçu un associé gérant classique d’une grande banque d’affaires pour un tel deal. En sous-déclarant ces montants, peut-être Emmanuel Macron voulait-il échapper à l’impôt, car il aurait alors été soumis à l’ISF qu’il n’a pas payé en 2013 et 2014. Il s’en est certes finalement acquitté après avoir été redressé en 2016… mais pour avoir sous-estimé la hausse de la valeur de la maison du Touquet de sa femme Brigitte, et non pour avoir sous-évalué ses revenus chez Rothschild.

LA THÈSE D’UN MONTAGE FINANCIER

Mais où serait dès lors passé cet argent dont le fisc n’a pas connaissance ? Un documentaire du média d’enquête « Off investigation », mis en ligne le 29 mars, émet une nouvelle hypothèse. Son réalisateur s’appuie sur une source « proche de la banque Rothschild », qui confirme d’abord que dans le monde des affaires parisien, « personne de sérieux n’a cru » à la déclaration d’intérêts d’Emmanuel Macron. Et explique ensuite que « dans le système Rothschild, les associés & gérants ont chacun une petite société (…) des sortes de trust – une structure à laquelle le patrimoine d’un individu est transféré N.D.L.R. –, qui sont logées à Jersey ou à l’Île-de-Man », des dépendances de la couronne britannique qui sont des paradis fiscaux opaques. Selon le documentaire, la banque Rothschild permettrait à ses associés gérants de verser en moyenne 80 % de leur rémunération dans ces trusts, les 20 % restant allant sur leur compte français, soit ce qu’ils déclarent au fisc. Ensuite, quand le banquier veut récupérer les 80 %, il suffirait« qu’il claque des doigts », explique la source d’Off Investigation, et demande au trust de lui rétrocéder la propriété des fonds des années plus tard.

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À LIRE AUSSI : Présidentielle : pourquoi Emmanuel Macron est le candidat de l’establishment des affaires

La thèse développée par Off Investigation est-elle plausible ? Le documentaire lève certes des zones d’ombre mais reste encore imprécis, à en croire un fiscaliste interrogé par Marianne. Comprendre : un tel montage ne serait pas étonnant si giga commission perçue par Emmanuel Macron il y eut, même si le documentaire n’en apporte pas la preuve irréfutable. Ce qui est un fait établi en revanche, nous dit le fiscaliste, c’est que les associés qui travaillent pour ce type de banques « sont souvent dans une logique de fragmentation de leurs rémunérations », comme la répartition 80 %-20 % développée dans le documentaire. En effet, lorsqu’ils sont nommés associés, c’est-à-dire qu’ils détiennent une part du capital de la banque, les banquiers profitent le plus souvent de leur statut « à mi-chemin entre le salariat et de mandataire social pour créer en parallèle une société – une holding dans le jargon – qui percevra l’intéressement sur les deals auxquels ils participent », ajoute notre fiscaliste. L’intérêt de cette procédure ? Que l’argent perçu « soit taxé à impôt sur les sociétés plutôt qu’à l’impôt sur le revenu et aux cotisations sociales ». Si tel était le montage pour Macron, « ces montants auraient dû apparaître dans sa déclaration d’ISF, ce qui n’est pas le cas ».

TROIS EXPLICATIONS POSSIBLES

Autre solution : placer son argent dans un trust institutionnalisé par la banque – ce qui semble être ce que dit la source d’« Off investigation ». Trusts qui sont de deux types : soit le trust est « révocable », c’est-à-dire que le banquier associé pourra plus tard solliciter la structure pour reprendre le capital qu’il y a placé. Dans ce cas, également, « Macron aurait été imposable à coup sûr à l’ISF », note notre source fiscaliste. Soit, dernière solution, le trust est « irrévocable » c’est-à-dire que le banquier associé ne peut pas retirer son capital auprès du trust, mais seulement le léguer à ses héritiers. Dans l’absolu, Macron aurait pu, avec ce montage, échapper à l’ISF, mais il aurait dû le mentionner au fisc et prouver qu’il n’était plus propriétaire du capital ni des revenus du trust. Difficile d’en comprendre l’intérêt… « Quand on n’est que de passage dans une banque – comme Macron chez Rothschild – cela n’a aucun sens de faire un trust si l’on ne peut pas récupérer les fonds. Sauf peut-être si Rothschild le lui a imposé quand il est entré dans la banque », réfléchit le fiscaliste.

À LIRE AUSSI :Quand Macron était à la fois fonctionnaire et banquier

Au reste, « quel que soit le schéma qu’on observe, les montants d’une commission plus importante sur le deal Nestlé-Pfizer auraient dû être ou déclarés ou mentionnés au fisc », résume-t-il. En somme, trois solutions pour résoudre cette énigme fiscale : soit Emmanuel Macron était un bien piètre négociateur sur ses commissions avec les dirigeants de la banque Rothschild à l’époque, et a vite appris à mieux manœuvrer ensuite pour décrocher le deal Nestlé-Pfizer et devenir, cinq ans plus tard, chef de l’État ; soit il a omis de déclarer ses revenus au fisc ; soit il s’est privé – de son propre chef ou à la demande de son employeur – de la jouissance définitive du pactole.

En cette période électorale, le documentaire d’« Off investigation » pourrait-il l’inciter à sortir du bois pour s’expliquer sur l’étrange montant de cette commission perçue ?

4 réponses »

  1. Sud Ouest

    Patrimoine d’Emmanuel Macron : Rothschild assure que les banquiers français ne sont pas rémunérés à l’étranger

    Par SudOuest.fr avec AFP Publié le 31/03/2022 à 11h28

    Alors qu’une récente enquête affirme que les associés-gérants de la célèbre banque Rothschild and Co sont payés dans des paradis fiscaux, la nature exacte des revenus d’Emmanuel Macron est questionnée. Le chef de l’État a justement occupé cette fonction pour la banque avant de se lancer en politique
    La banque Rothschild and Co a « démenti formellement » ce jeudi 31 mars que « les banquiers en France seraient rémunérés à l’étranger ». Une déclaration qui intervient alors qu’une enquête du site Off Investigation sur le patrimoine du président affirme que les associés-gérants seraient partiellement payés dans des paradis fiscaux.

    « Les banquiers en France sont rémunérés en France », a insisté dans un communiqué la banque d’affaires qui a eu comme associé-gérant le chef de l’État avant qu’il ne se lance en politique.

    Des « boules puantes »

    Un proche du président candidat avait dénoncé mercredi des « boules puantes » de fin de campagne en désignant cette enquête. Dans cette enquête, une « personnalité » présentée comme « proche » de la banque Rothschild assure sous couvert d’anonymat que ses associés-gérants sont payés partiellement dans des paradis fiscaux.

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  2. Suite au communiqué de Rothschild, et dans le silence du candidat président, plusieurs questions posées restent sans réponse, en particulier les rémunérations perçues, même si la banque déclare que les rémunérations des « banquiers « se font en France. Ici il s’agit d’un associé gérant.

    Par exemple :

    «Il n’existe aucun rescrit fiscal (accord entre l’administration et une entreprise, ndlr) entre Bercy et la banque Rothschild pour défiscaliser hors de France les honoraires des associés-gérants» déclare Bercy comme en écho.

    Certes, mais existe il un ou des rescrits ayant des objets différents ?

    Par ailleurs, les « retours » sur les opérations conduites sont ils exclusivement matérialisés par les rémunérations perçues dans l’année ? (montants non communiqués)

    La transparence – et donc une réponse aux questions posées par l’enquête – reste attendue

    J’aime

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