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AFFAIRE McKINSEY : L’EXÉCUTIF REFUSE – DEUX SEMAINES APRÈS – LES CRITIQUES, ET OPPOSE LA TRANSPARENCE

Deux semaines après la publication d’un rapport du Sénat,

le gouvernement multiplie les justifications du recours par l’Etat aux cabinets de conseil.

Voir notre publication précédente : AFFAIRE McKINSEY – SUITE : LE PRIVE, RUSTINE D’UN ETAT INCAPABLE DE SE REFORMER https://metahodos.fr/2022/03/29/affaire-mckinsey-le-prive-rustine-dun-etat-incapable-de-se-reformer/https://metahodos.fr/2022/03/29/affaire-mckinsey-le-prive-rustine-dun-etat-incapable-de-se-reformer/

LIBÉRATION titre : « McKinsey: à vouloir éteindre l’incendie, le gouvernement l’attise »

Et poursuit :

« Rattrapée par une polémique sur l’utilisation des cabinets de conseil à dix jours du premier tour de la présidentielle, la macronie a dépêché deux ministres-pompiers pour tenter de contenir les flammes. L’effet risque d’être pourtant inverse. »

LE FIGARO a également publié un article,

extrait : « Une somme astronomique, 1 milliard d’euros. Des cabinets de conseil dont des américains. Des accusations d’optimisation fiscale. Des soupçons de collusion. Un président-candidat. Une élection présidentielle… Le cocktail McKinsey est détonant. Depuis six semaines qu’il mijote au feu doux de la campagne présidentielle, le voilà qui révèle ses arômes dans la dernière ligne droite: ceux d’un «scandale d’État», selon les mots des opposants d’Emmanuel Macron. »

Nos lecteurs nous signalent deux autres articles – Huffpost et Le Monde – dont les extraits sont présentés ci contre.

1. Article Huffpost Extraits

Sur l’Affaire McKinsey, une conférence de presse du gouvernement pour déminer

Le HuffPost 30 mars 2022

Mission circonscrire le départ de flamme. Les ministres Amélie de Montchalin(Fonction publique) et Olivier Dussopt (Budget), vont se muer en pompiers de service ce mercredi 30 mars pour éteindre le début d’incendie autour du scandale McKinsey. Initialement prévue jeudi matin à 9h, la conférence de presse organisée à Bercy a finalement été avancée ce jour à 19h. Preuve que le sujet est brûlant pour le gouvernement.

Pas un jour ne passe sans que le président-candidat Emmanuel Macron et ses proches ne soient interrogés sur le poids des cabinets de conseils privés dans les décisions de l’État au fil de son quinquennat, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête de l’article. Selon une commission d’enquête sénatoriale dont les conclusions -accablantes- ont été rendues le 17 mars dernier, le gouvernement aurait dépensé un milliard d’euros dans ces conseils en cinq ans. 

“On ne dénie aucun chiffre”

Pire, toujours selon les parlementaires, la firme n’aurait pas payé d’impôt en France au cours des dix dernières années. Oliver Dussopt, ministre du Budget devrait répondre à ce sujet précis. Quant à Amélie de Montchalin, en charge de la réforme de l’État au sein du gouvernement, elle assurera l’explication pour l’ensemble des ministères concernés. Le but? Déminer l’affaire et permettre à Emmanuel Macron de mener une campagne plus sereine.

“On ne dénie aucun chiffre on dénie la façon dont on les interprète, explique au HuffPost l’entourage de la ministre en amont de cette grande séance d’explications. Nous avons tout fait en transparence et c’est justement l’objet de cette conférence de presse. Nous répondrons à toutes les questions.” Dis autrement: “on va apprendre à beaucoup de gens à lire le rapport du Sénat.”

En attendant, le gouvernement ne manque pas de renvoyer la balle dans le jardin de la droite avec l’idée suivante: c’était pire avant. “C’était open-bar avant, c’était le double sous le quinquennat Sarkozy”, affirme encore l’entourage d’Amélie de Montchalin en parlant d’une tentative de “manipulation” du rapport sénatorial à quelques jours du premier tour de la présidentielle.

…/…

2. Article Le Monde Extraits

Cabinet McKinsey : pour Bruno Le Maire, le gouvernement n’a « pas de leçons à recevoir en matière de lutte contre l’optimisation fiscale »

Le Monde 30 mars

L’exécutif continue de se défendre des accusations de complaisance à l’égard des pratiques d’optimisation fiscale du cabinet McKinsey, relevées par un récent rapport sénatorial qui dénonçait, par ailleurs, le poids pris par les cabinets de conseils dans l’aide à la décision des grandes administrations publiques. « On n’a pas de leçons à recevoir, de qui que ce soit, en matière de lutte contre l’optimisation fiscale », a martelé sur Europe 1, mercredi 30 mars, le ministre de l’économie, des finances et de la relance, Bruno Le Maire.Lire aussi :  McKinsey et Macron : le vrai et le faux sur la polémique

Le cabinet américain est scruté de près depuis la parution d’un rapport du Sénat, le 18 mars, qui a accusé ses deux principales entités françaises de n’avoir payé aucun impôt sur les sociétés en France entre 2011 et 2020, alors même que l’Etat français a souvent eu recours à ses services. Pour se défendre, McKinsey a d’abord affirmé avoir payé « 422 millions d’euros d’impôts et de charges sociales », en entretenant la confusion entre l’impôt sur les sociétés et les cotisations sociales versées sur les rémunérations de ses salariés. Une semaine plus tard, McKinsey a expliquéqu’une de ses filiales avait effectivement payé pendant six ans l’impôt sur les sociétés. Faute de transparence sur ses comptes, il est impossible de vérifier indépendamment les affirmations du cabinet.

Pour Bruno Le Maire, les oppositions « montent en épingle des affaires qui n’existent pas »

Pour Bruno Le Maire, l’affaire McKinsey est « la preuve de l’immense désarroi des oppositions (…) qui montent en épingle des affaires qui n’existent pas ». Emmanuel Macron « a pendant cinq ans combattu l’évasion fiscale, combattu l’optimisation fiscale, mis sur pied la taxation des géants du digital », a énuméré Bruno Le Maire. Le président a aussi « porté la taxation minimale sur les plus grandes entreprises à 15 % », a-t-il ajouté.

Mercredi soir, un point de presse – initialement prévu jeudi 31 mars – est organisé à Bercy par la ministre de la transformation publique, Amélie de Montchalin, et Olivier Dussopt, ministre délégué aux comptes publics, pour revenir sur l’usage fait par l’administration des prestations des cabinets de conseils, dix jours après la parution du rapport de la commission d’enquête au Sénat et plusieurs prises de parole du président de la République sur ce sujet.

…/…

« Je comprends qu’Emmanuel Macron soit agacé », a estimé Bruno Le Maire, deux jours après un déplacement où le président candidat avait longuement tenté de justifier le recours par l’Etat aux cabinets de conseil, qualifié de « phénomène tentaculaire » par le Sénat. « On a dit beaucoup de bêtises ces derniers jours », avait cinglé le chef de l’Etat, avant d’appeler à ne « pas tout confondre ». La veille, sur France 3, Emmanuel Macron s’était également agacé des questions sur le sujet : « On a l’impression qu’il y a des combines, c’est faux », avait-il notamment déclaré.

Par ailleurs, Bruno Le Maire a assuré qu’une « vérification fiscale » avait été lancée par Bercy à l’encontre de McKinsey « avant le rapport du Sénat », publié mi-mars, ce que questionnait un article publié par Le Canard enchaîné, dans son édition de mercredi. Contacté par l’Agence France-Presse, le ministère n’a pas souhaité apporter davantage de précisions sur le calendrier de ce contrôle fiscal.

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