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VIVRE EN POÍĒSIS : Pierre Reverdy, le poète oublié

Metahodos vous propose deux citations pour vous donner envie de lire Reverdy:

« Si les glaces de verre sont flatteuses pourtoi, supprime-les. Ne te regarde pas en dehors mais en dedans, il y a là un sombremiroir sans complaisance. »

« La société, ce n’est pas l’Etat. L’Etat n’est que le gérant d’une société anonyme qu’il a pris l’engagement de servir, mais qu’il ne se charge, en réalité, que d’exploiter. »

Et vous présente les émissions de France Culture :

Émissions France Culture

Pierre Reverdy, le poète oublié

10 ÉPISODES :

https://www.franceculture.fr/emissions/serie/pierre-reverdy-le-poete-oublie

À PROPOS DE LA SÉRIE

Une sélection d’archives, proposée par Mathias Le Gargasson, autour de Pierre Reverdy, le poète oublié.

Le nom de Pierre Reverdy ne résonne aujourd’hui que comme une coquille vide. C’est un nom qu’on se souvient peut-être avoir entendu ou lu brièvement, au détour d’un livre ou d’un article, sans vraiment y prêter attention. Aucun de ses poèmes n’est rentré dans le répertoire canonique des poèmes français qu’on enseigne à l’école.

Reverdy n’est pas un Rimbaud, un Baudelaire ou un Apollinaire. Sa poésie ne resplendit pas d’un éclat qui irradie tout son siècle. Au sein d’une constellation d’œuvres brillantes, celle de Reverdy n’émet pas de lumière.

Reverdy n’a jamais cherché à être identifiable, classifiable ; son œuvre est aussi sombre qu’elle est protéiforme, du vers libre au poème en prose, en passant par le roman et les notes sur la théorie. Elle s’apparente moins à une étoile qu’à un trou noir où, dans ses mots, le vent se rue. Rien ne se construit dans la poésie de Reverdy : elle ne donne pas naissance à des univers fantastiques, elle ne cherche pas à poétiser, enchanter le monde. Au contraire, le monde semble déchanter, disparaître presque pour ne laisser qu’une pesanteur assourdissante où la lumière fade du crépuscule peine à pénétrer la brume. Sa poésie cherche une émancipation radicale d’un monde qu’elle ne convoque que très peu. Loin d’un miroir réfléchissant, elle est plutôt une mare vaseuse dans laquelle le lecteur ne peut se mirer.

Reverdy n’offre aucun repère, aucune accroche ; on y trouve quasiment aucun nom propre, aucune référence érudite. La mythologie de Reverdy est une mythologie exclusivement personnelle : son œuvre est repliée sur elle-même et son univers est clos, presque suffoquant.

Un poète comme Apollinaire peuple ses poèmes de myriades de références et de personnages ; chez Reverdy, il n’y a pas d’Hermès Trismégiste ni de bergère, mais bien une solitude radicale. Cette solitude, c’est aussi celle, paradoxale, de l’auteur lui-même, dont cette nuit retrace l’itinéraire singulier, de sa naissance en 1889 à Narbonne à sa mort en 1960 à Solesmes.

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