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L’ABSTENTION (2) GALOPANTE DES JEUNES

«Le second tour des législatives va se jouer sur la participation des jeunes»

C’est le titre – citation de Céline Braconnier – de l’article de Clémence Mary dans Libération

L’abstention record de ce premier tour, qui risque d’accentuer le manque de représentativité de l’Assemblée, peut être combattue par une repolitisation de la campagne, estime la politologue Céline Braconnier citée dans l’article de Clémence Mary.

EXTRAIT :

Quelle légitimité peut avoir une Assemblée nationale élue avec moins de votants que d’abstentionnistes ? En 2017, la politologue Céline Braconnier alertait déjà sur l’abstention record qui marquait cette élection. Cinq ans plus tard, elle s’est amplifiée en tutoyant les 53%, selon l’Ifop. Pour la coautrice d’une Démocratie de l’abstention, ce désintérêt pour un scrutin pourtant fondamental touche davantage les jeunes et les classes populaires, électorat de la Nupes, que les retraités favorables à la majorité présidentielle.

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Le premier tour des législatives a été massivement boudé.

Un électeur sur deux n’est pas allé voter. Comment lutter contre cette forte abstention ? Les idées sont là. Mais seront-elles à la hauteur ? Stéphane Piednoir, sénateur LR du Maine-et-Loire vient de conclure une mission d’information sur le sujet, voir l’article ci contre.

PUBLICATION PRÉCÉDENTE :

ABSTENTION (1) : «LE GLAS SONNE POUR TOUT LE MONDE». DE 1958 À 2022, COMMENT L’ABSTENTION S’EST IMPOSÉE. https://metahodos.fr/2022/06/14/de-1958-a-2022-comment-labstention-sest-imposee-aux-legislatives/

ARTICLE EXTRAIT

Législatives. Vote par Internet, éducation des jeunes… Comment répondre à l’abstention galopante ?

Ouest-France Yves-Marie ROBIN. 13/06/2022

D’élection en élection, le même constat, la même consternation. Le taux d’abstention galope en France, surtout chez les jeunes. Cela a encore été le cas dimanche, au premier tour du scrutin législatif. Les 18-34 ans, une nouvelle fois, ont massivement boudé les urnes.

« Une maladie à soigner au cœur et très rapidement », réclame Stéphane Piednoir. Le sénateur LR du Maine-et-Loire vient d’ailleurs de conclure une mission d’information sur le sujet, présentant diverses préconisations pour redynamiser la culture citoyenne.

« L’apprentissage de cette culture citoyenne doit être proposé dès l’école »,juge le parlementaire. Pour ce faire, le programme de l’enseignement moral et civique (EMC) est à remanier, « afin de le consacrer essentiellement à la découverte, à l’explication de nos institutions. Bien des jeunes, du collège à l’université, ne savent pas comment fonctionne notre démocratie.

C’est un vrai problème. C’est d’ailleurs l’une des raisons expliquant leur désintérêt pour le vote. Ce n’est évidemment pas la seule. Les élus ont aussi une part de responsabilité ici, ne prenant pas suffisamment à bras-le-corps les problèmes des enfants et adolescents. »

Stéphane Piednoir souhaite également que les élus multiplient les actions de pédagogie dans les différents établissements scolaires, au contact direct avec les questions des élèves. Il demande aussi que les manuels d’EMC soient parfois « moins orientés. J’ai feuilleté des ouvrages dans lesquels la seule référence aux ministres, c’est Jérôme Cahuzac »… condamné pour fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale. « Pas un mot, en revanche, valorisant le travail des élus, leur engagement… »

Deux ans sans élection

Faut-il, en plus, instaurer le vote obligatoire à tous les scrutins, le vote électronique ? Le sénateur hésite. « Obliger à voter n’est pas la solution. Cela marche souvent assez mal, on le voit en Belgique. Le vote par Internet, lui, est à expérimenter. Mais se pose le problème du consentement libre. Dans un isoloir, la personne est seule. Pas chez elle… Et puis, on n’est pas à l’abri de bugs, comme lors du vote des Français établis hors de France, voici quelques jours. »

N’oubliant pas son étiquette LR, Stéphane Piednoir juge, en outre, que l’abstention gagne « surtout du terrain » depuis 2017 et l’élection d’Emmanuel Macron. « L’éclatement de l’échiquier politique déboussole les électeurs qui ont surtout besoin de clarté. »

Durant deux ans maintenant, la France va s’offrir une pause électorale, avant les Européennes de 2024. L’occasion pour réformer les institutions. Mais comment, sous quelle forme ? Le retour de la proportionnelle à l’Assemblée ? Un mandat présidentiel unique de sept ans ? Des législatives déconnectées de la présidentielle ? « Le chef de l’État veut lancer une commission transpartisane sur la question. Eh bien, allons-y et vite ! », réclame Stéphane Piednoir.

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