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BERNARD ARNAULT RETIRE SON SOUTIEN À L’EXÉCUTIF QUI « TAXE AU MAXIMUM LES ENTREPRISES »

ARTICLE – Bernard Arnault accuse la France d’être «contre les entreprises» en cherchant à les «taxer au maximum»

Par  Jean Kedroff LE FIGARO

Le patron de LVMH s’en est de nouveau pris à la politique fiscale du gouvernement, lors de la présentation des résultats annuels de son groupe. Il a notamment critiqué la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises.

Des chiffres, des graphiques, mais aussi, comme souvent avec le patron de LVMH, un peu de politique. En présentant, ce mardi 27 janvier, les résultats annuels de son groupe pour 2025, Bernard Arnault a de nouveau critiqué la politique fiscale de la France, qu’il accuse d’être «contre les entreprises» en cherchant à les «taxer au maximum». Le contexte financier du groupe n’y est pas pour rien : le numéro un mondial du luxe, qui a annoncé un bénéfice net en baisse de 13% en 2025, à 10,9 milliards d’euros, a notamment été pénalisé par la surtaxe exceptionnelle imposée en 2025 aux grandes entreprises au nom du redressement des finances publiques.

«Malgré tout ce qu’on nous met sur le dos, et notamment les impôts, qui devaient disparaître et qui malheureusement ne vont pas disparaître», le propriétaire de Louis Vuitton, Dior, Celine, Moët & Chandon ou encore Hennessy est parvenu à «maintenir ses coûts», a précisé Bernard Arnault. Une allusion à cette surtaxe des bénéfices des grandes entreprises, qui devait être réduite cette année, mais qui a finalement été maintenue au même niveau dans le budget 2026, sous la pression de la gauche. La France, selon le patron de LVMH, cherche à «taxer un maximum (les entreprises) et donc crée du chômage», a-t-il insisté.

Un «contexte économique et géopolitique agité»

De quoi ajouter de l’incertitude à un environnement déjà particulièrement tendu pour les entreprises. Confronté à une «conjoncture difficile» et à un «contexte économique et géopolitique agité, quelquefois imprévisible», LVMH a bouclé 2025 avec un chiffre d’affaires en recul de 5%, à 80,8 milliards d’euros. En cause notamment : la guerre commerciale lancée par Donald Trump et des effets de change défavorables. Dans ce contexte, et face à la «politique de certains États, dont le nôtre», qu’il estime être «plutôt contre les entreprises», Bernard Arnault préfère rester «réservé»sur les performances à venir de son groupe, tout en se disant «confiant».

Le PDG du numéro un du luxe avait déjà tendu un discours similaire l’an dernier : le milliardaire de 76 ans avait en effet dénoncé la surtaxe exceptionnelle décidée par l’exécutif, comparée à une «taxation du made in France» qui «pousse à la délocalisation». Face à ces vents contraires, le géant tricolore s’en tient cette année à la même ligne que l’an passé, a conclu Bernard Arnault, qui est à la tête du groupe depuis plus de quarante ans : continuer à «créer de beaux produits», les «vendre dans le monde entier», mais surtout «limiter les frais et les dépenses», afin que la trésorerie reste positive en 2026.

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