


LE PARLEMENT A VALIDÉ LA PROPOSITION DE MACRON MALGRÉ LES SOUPÇONS
Il restera deux taches sur cette nomination : les délits commis par la direction de la Banque de France qui a détourné ses moyens au bénéfice d’un intérêt extérieur et politique, en soutenant activement un candidat dont le sort dépendait du Parlement ( cooptation ), la proximité avec Macron ( copinage ).
1. ARTICLE – La Banque de France assure qu’elles « n’ont pas été rédigées pour un candidat particulier »: l’institution a fourni des notes à Emmanuel Moulin pour l’aider à préparer ses auditions
Publié le 13/05 BFM
Emmanuel Moulin, proposé pour devenir gouverneur de la Banque de France, a bénéficié de notes des agents de la banque centrale en amont d’auditions parlementaires, mais l’institution réfute tout « traitement particulier », selon un échange de courriers consulté
Emmanuel Macron a proposé la nomination d’Emmanuel Moulin, ancien secrétaire général de l’Élysée, pour succéder à l’actuel gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. Dans un article publié lundi, le journal d’investigation en ligne Mediapart affirme que la direction de la Banque de France a demandé à ses services d’élaborer des notes à destination du candidat, afin de l’aider à préparer ces auditions. Cette pratique est dénoncée par des agents qui y voient notamment une transgression du devoir d’indépendance de l’institution, selon des témoignages recueillis par Mediapart.
Interrogé par le vice-président socialiste de la commission des Finances de l’Assemblée nationale Philippe Brun sur un éventuel « traitement particulier » dont Emmanuel Moulin aurait bénéficié, François Villeroy de Galhau a qualifié l’article de « surprenant », affirmant qu’il « échafaude une thèse dénuée de tout fondement à son endroit comme à celui de la Banque de France », selon deux courriers consultés. L’institution a bien préparé « quelques fiches techniques », mais « ces notes n’ont en rien été rédigées pour un candidat particulier, ni demandées par une quelconque autorité politique », écrit François Villeroy de Galhau.
Sénateurs et députés ont déjà réagi
Emmanuel Moulin doit encore obtenir un vote favorable des sénateurs et des députés des commissions des Finances des deux chambres après des auditions prévues le 20 mai. La nomination pourrait être rejetée si trois cinquièmes des suffrages exprimés au sein des deux chambres sont défavorables. Et le suspense reste entier. La France insoumise et le Rassemblement national ont d’ores et déjà affirmé qu’ils s’opposeraient à cette nomination, tandis que les députés socialistes ont prévu d’auditionner l’ancien directeur général du Trésor mercredi. Son sort dépendra largement du vote des LR.
« C’est une tempête dans un verre d’eau. Un tissu de mensonges », a indiqué l’entourage d’Emmanuel Moulin, qui estime qu’il s’agit d’une « pratique » pour chaque nomination à la tête d’institution.
« Une administration qui prépare une nouvelle arrivée va produire des notes qui résument leurs politiques et leurs enjeux pour la personne qui va arriver en poste » selon une pratique bien établie, explique Arnaud Bontemps, fondateur du collectif Nos services publics. Mais « ici, on demande à l’administration de nourrir quelqu’un qui n’est pas son chef pour l’aider à le devenir, donc ça n’a rien à voir avec la pratique », poursuit-il, déplorant que l’administration devienne « partie prenante », quand son rôle « est d’appuyer l’exécution des politiques publiques, pas les nominations politiques de tel ou tel gouvernement ». Dans ce contexte, la CGT Banque de France a appelé mercredi les parlementaires à faire « obstacle » à la nomination d’Emmanuel Moulin, selon un e-mail consulté.
2. ARTICLE – Banque de France : la nomination du candidat d’Emmanuel Macron contestée à cause de notes préparées par les services
L’ancien secrétaire général de l’Elysée, Emmanuel Moulin, proposé par le Président pour devenir gouverneur de la Banque de France, a bénéficié de notes des services de l’institution en amont des auditions parlementaires prévues le 20 mai. La Banque de France réfute tout «traitement particulier».
Par LIBERATION AFP Publié le 13/05/2026
Dans les nombreuses nominations auxquelles procède Emmanuel Macron ces derniers temps, la proposition de faire d’Emmanuel Moulin, l’ancien secrétaire général de l’Elysée, le gouverneur de la Banque de France, est largement contestée. Les parlementaires doivent se prononcer à ce sujet mercredi 20 mai au matin, à l’issue des auditions par des sénateurs et des députés des commissions des Finances des deux chambres.
Dernier épisode en date : des notes des agents de la Banque de France dont Emmanuel Moulin a bénéficié en amont de ces auditions, a révélé Mediapart lundi, affirmant que la direction de l’institution a demandé à ses services d’élaborer ces notes. Cette pratique est dénoncée par des agents qui y voient notamment une transgression du devoir d’indépendance de l’organisme, selon des témoignages recueillis par Mediapart.
Pour sa part, la Banque de France réfute tout «traitement particulier», selon un échange de courriers consulté par l’AFP ce mercredi 13 mai.
Interrogé par le vice-président socialiste de la commission des Finances de l’Assemblée nationale Philippe Brun, le président de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, qui quittera ses fonctions en juin, a qualifié l’article de «surprenant», affirmant qu’il «échafaude une thèse dénuée de tout fondement à [son] endroit comme à celui de la Banque de France», selon deux courriers consultés par l’AFP. L’institution a bien préparé «quelques fiches techniques», mais «ces notes n’ont en rien été rédigées pour un candidat particulier, ni demandées par une quelconque autorité politique», affirme François Villeroy de Galhau.
«C’est une tempête dans un verre d’eau. Un tissu de mensonges», a souligné l’entourage d’Emmanuel Moulin, qui estime qu’il s’agit d’une «pratique» pour chaque nomination à la tête d’institution.
«Ça n’a rien à voir avec la pratique»
«Une administration qui prépare une nouvelle arrivée va produire des notes qui résument leurs politiques et leurs enjeux pour la personne qui va arriver en poste» explique Arnaud Bontemps, fondateur du collectif Nos services publics. Sauf qu’«ici, on demande à l’administration de nourrir quelqu’un qui n’est pas son chef pour l’aider à le devenir, donc ça n’a rien à voir avec la pratique», poursuit-il, déplorant que l’administration devienne «partie prenante», quand son rôle «est d’appuyer l’exécution des politiques publiques, pas les nominations politiques de tel ou tel gouvernement».
Dans ce contexte, la CGT Banque de France a appelé dans un e-mail ce mercredi les parlementaires à faire «obstacle» à la nomination d’Emmanuel Moulin.
Le suspense reste entier concernant l’issue du vote. La nomination pourrait être rejetée si trois cinquièmes des suffrages exprimés au sein des deux chambres sont défavorables. La France insoumise et le Rassemblement national ont d’ores et déjà affirmé qu’ils s’opposeraient à cette nomination, tandis que les députés socialistes ont prévu d’auditionner l’ancien directeur général du Trésor mercredi. Son sort dépendra largement du vote des LR.