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EPSTEIN : LE SYSTÈME JUDICIAIRE ASSIGNÉ POUR FAUTE LOURDE

Affaire Epstein : l’État français assigné pour « faute lourde » par Ebba Karlsson et Innocence en danger

Ebba Karlsson et l’association Innocence en danger ont chacune assigné l’État français, dénonçant des dysfonctionnements dans le traitement du volet français de l’affaire Epstein.

L’État français visé par deux procédures distinctes dans le volet français de l’affaire Epstein. Selon des éléments obtenus par l’AFP, Ebba Karlsson, ancienne mannequin suédoise, et l’association Innocence en danger ont chacune assigné l’État devant le tribunal judiciaire de Paris pour « faute lourde ». Ebba Karlsson accuse de viol Daniel Siad, présenté comme un rabatteur présumé de Jeffrey Epstein, le prédateur sexuel retrouvé mort danso sa cellule de l’État de New York en 2019.

Son complice supposé, qui contestait les accusations, a lui aussi été retrouvé mort fin juillet à son domicile de Colombes, dans les Hauts-de-Seine. Son décès a mis fin aux investigations le concernant, sans interrompre néanmoins l’enquête du parquet de Paris autour du dossier Epstein. L’ancienne mannequin avait de con côté déposé plainte au début de l’année après avoir affirmé avoir reconnu Daniel Siad sur une photographie issue des fichiers Epstein. Elle l’accuse d’un viol qui aurait eu lieu dans les années 1990 en France, relate TF1 Info.

Des « dysfonctionnements » de la justice dénoncés

L’assignation d’Ebba Karlsson a été signifiée le 21 août. Ses avocats, Mes William Bourdon et Colomba Grossi, dénoncent notamment l’absence de garde à vue et d’audition de Daniel Siad. Ils demandent au tribunal de constater un « dysfonctionnement du service public de la justice » constitutif, selon eux, d’une « faute lourde ». Une première audience est prévue courant 2027.

Dans une autre procédure, signifiée le 31 juillet, Innocence en danger a également assigné l’État. L’association dit se joindre à l’action d’Ebba Karlsson pour « demander des comptes à l’État français ». Son avocat, Me Jean Sannier, dénonce un « fonctionnement défectueux du service public de la justice », une « faute lourde » ainsi qu’un « déni de justice » dans la manière dont a été traité le volet français de l’affaire Epstein.

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