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« NOTRE SALUT » : LA FRANCE DE VICHY VUE DE L’INTÉRIEUR – UN ÉCLAIRAGE SUR LES LÂCHETÉS FRANÇAISES ET LEUR DIMENSION BUREAUCRATIQUE

DE TRÈS NOMBREUX FONCTIONNAIRES ET DE NOMBREUX POLITIQUES ONT COOPÉRÉ AVEC LE TEGIME DE PETAIN/LAVAL

De très nombreux fonctionnaires ont exécuté les décisions du régime de Vichy. Le corps préfectoral, les personnels des préfectures et ministères étalent concernés.

Beaucoup d’anonymes ( on le voit dans le film) mais aussi un nombre certain qui a prolongé après la libération une carrière administrative, voire politique.

On peut citer : Raymond Marcellin, Jacques Le Roy Ladurie et François Valentin, mais aussi Maurice Papon, René Bousquet, Jean Paul Martin, ou Maurice Couve de Murville, sur des plans différents.

NE PAS OUBLIER François Mitterrand :

Il y a eu plusieurs hommes politiques ( en plus de ceux qui ont fait vivre et fonctionner ce régime ) qui se sont volontairement compromis avec le régime et qui ont glissé ensuite vers la résistance… puis exercer ce des fonctions administratives et politiques à la libération.

MITTERRAND illustre cette situation : de collaborateur ( et soutien de Laval ) , il s’est attelé à une activité qui lui a permis d’exister sous Vichy tout en se rapprochant de la résistance : les prisonniers

Chronologie documentée

Décembre 1941 : après plusieurs tentatives d’évasion, il s’évade de captivité en Allemagne.

Début 1942 : il entre au Commissariat général aux prisonniers de guerre, à Vichy. Il y exerce des responsabilités dans les services d’information et travaille sur les questions d’entraide aux prisonniers.

Avril 1942 : il accueille favorablement le retour de Pierre Laval au pouvoir, selon la biographie publiée par le Sénat. Ce point est essentiel.

Janvier 1943 : Mitterrand commence à organiser une structure clandestine de résistance des prisonniers de guerre.

Février-mars 1943 : il reçoit la Francisque gallique, sous le numéro 2202. avec notamment Gabriel Jeantet comme parrain.

Juillet 1943 : il intervient publiquement contre les orientations défendues lors d’une réunion relative à la relève et au Service du travail obligatoire.

CE N’EST QU’EN Décembre 1943 qu’il il gagne clandestinement Londres, puis Alger, où il rencontre de Gaulle qui se méfie de lui.

Février-mars 1944 : son mouvement fusionne avec d’autres organisations pour constituer le Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés.

Francisque

La décoration est un fait établi. L’explication selon laquelle elle aurait constitué une couverture pour son activité clandestine est celle qu’il construira ultérieurement.

Après 1945 et suites judiciaires

Il n’a pas eu de condamnation pénale ou une sanction d’épuration pour ses fonctions de 1942-1943.

Il poursuit une carrière politique dès l’après-guerre, devient ministre à partir de 1947, puis président de la République en 1981.

La portée de son adhésion initiale au régime demeure un sujet historique débattu ; elle ne doit être ni effacée ni assimilée sans nuance à l’ensemble de son parcours ultérieur.

Son soutien effectif au retour de LAVAL pèse énormément : c’est un durcissement considérable du régime qu’il soutient … comme la francisque qu’il ne refuse pas ( jouant à cette époque sur les deux tableaux : on ne sait jamais… )

1. ARTICLE – Anne-Sophie Anglaret, historienne, à propos de « Notre salut » : « On n’avait jamais vu, dans un film, l’administration du régime de Vichy décrite à ce point-là de l’intérieur »

La spécialiste de la France pendant la seconde guerre mondiale explique les raisons pour lesquelles elle considère le long-métrage d’Emmanuel Marre, avec Swann Arlaud, comme « un très grand film ». 

Propos recueillis par Jacques Mandelbaum Publié le 03 octobre 2026 LE MONDE

Anne-Sophie Anglaret est historienne, spécialiste du régime de Vichy, autrice d’Au service du maréchal ? La Légion française des combattants (1940-1944) (CNRS Editions, 2023). En qualité de traductrice, elle a participé à la récente édition critique de Mein Kampf en français, Historiciser le mal (Fayard, 2021). Elle a enfin récemment contribué à Vichy. Histoire d’une dictature, 1940-1944 (Taillandier, 2025), un ouvrage collectif dirigé par Laurent Joly.

Quelle impression « Notre salut » vous a-t-il faite, du point de vue tant de la spectatrice que de l’historienne, et ces points de vue, surtout, se concilient-ils ?

Le film m’a enthousiasmée de ces deux points de vue. C’est en quoi il est admirable. Il est d’une grande subtilité dans sa manière de montrer les choses et d’une réelle précision sur le plan des faits historiques, mais sans aucun didactisme. Il n’y a aucun discours plaqué sur Vichy, tout y est distillé à travers les relations de travail et de gestion administrative entre les personnages. La scène de l’organisation des rafles de 1942 est, à cet égard, exemplaire. Même son utilisation des archives, que je connais évidemment à titre professionnel, consiste à nous les faire percevoir autrement qu’à l’ordinaire, si proches de nous tout à coup. C’est absolument unique dans l’histoire de la représentation de …

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2. ARTICLE – « Notre salut », un film de Emmanuel Marre, sortie en salles le 30 septembre 2026

Découvrez « Notre salut », le nouveau film de Emmanuel Marre avec Swann Arlaud. Inspiré de l’histoire familiale du réalisateur, ce drame historique plonge dans la France de Vichy. En salles le 30 septembre. Un partenariat France Inter.

Par Partenariat de France Inter • Mardi 29 septembre 2026 

Après Rien à foutre, coréalisé avec Julie Lecoustre en 2021, Emmanuel Marre revient avec Notre salut, son deuxième long métrag. Pour ce film, le cinéaste puise dans les archives de sa propre famille et dans la correspondance de ses arrière-grands-parents pendant la Seconde Guerre mondiale. Il confie le rôle principal à Swann Arlaud, qui incarne Henri Marre, un ingénieur cherchant à se faire une place au sein de l’administration du régime de Vichy.

Présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2026, Notre salut y a remporté le Prix du scénario, ainsi que le Prix C.S.T. de l’Artiste-Technicien, attribué au monteur Nicolas Rumpl.

Résumé : Septembre 1940, le régime de Pétain se met en place. Henri Marre, 49 ans, débarque à Vichy sans le sou, sans contact, loin de sa femme et ses enfants. Il voit dans la nouvelle administration l’opportunité de trouver enfin la place qu’il mérite. Dans sa valise, son traité politique édité à compte d’auteur, Notre Salut, où il défend ses convictions patriotiques et ses méthodes d’ingénieur. Son credo : « gagner en efficacité » pour relever la France de la débâcle. Mais peut-être qu’Henri cherche avant tout à fuir sa propre débâcle…

Une histoire inspirée de la famille d’Emmanuel Marre

L’origine de Notre salut est profondément personnelle. Emmanuel Marre découvre une correspondance constituée de près de 300 lettres échangées pendant la guerre entre ses arrière-grands-parents. Son arrière-grand-père avait lui-même travaillé dans l’administration de Vichy et rédigé un traité politique intitulé Notre Salut.

Plutôt que de réaliser un biopic, Emmanuel Marre utilise cette histoire familiale pour interroger le rôle de ces hommes ordinaires qui, loin des grandes figures historiques, ont participé au fonctionnement quotidien du régime de Vichy. Le film adopte ainsi une approche intime et presque documentaire de la collaboration.

Sur la genèse du personnage principal, Emmanuel Marre explique avoir choisi de conserver le nom de son arrière-grand-père tout en prenant la liberté d’en faire un personnage de fiction : « Je crée un personnage qui garde le nom et le prénom de mon arrière-grand-père mais qui devient un homme de fiction. Il y a en France une mémoire fantôme de cette période sous cet angle, une mémoire qui est tue. Il est important de parler de la honte de ce qui s’est fait dans l’ordinaire, par des personnes du mauvais côté. Je voulais garder ce nom-là, celui de Marre, car le personnage est proche de la personne réelle. Je ne trahis pas sa conduite.»

Au-delà de la dimension historique et politique, le réalisateur inscrit aussi son récit dans l’intimité d’un couple fragilisé par la distance et les non-dits : «Le film est aussi l’histoire d’un couple et d’une séparation. Dans les lettres, sa femme parlait d’amour, d’intimité, et lui se servait de son travail, de son engagement politique, pour lui refuser de la tendresse. Dans leurs échanges épistolaires, il y avait un dialogue de sourd entre le politique et les sentiments.»

3. ÉMISSION – « Notre salut » d’Emmanuel Marre : chef-d’œuvre audacieux sur la collaboration, unanimement salué par le Masque

Dimanche 24 mai 2026 France Inter

Récompensé par le prix du scénario, le film « Notre Salut » d’Emmanuel Marre plonge dans la France des années 1940. À travers le parcours d’un fonctionnaire sous l’Occupation, le cinéaste explore le processus de collaboration au sein du quotidien. Un film qui a séduit les citiques du Masque.

Avec

Dans la France des années 1940, Henri, fonctionnaire ordinaire nommé par le ministère du Travail à Limoges, glisse progressivement dans l’engrenage de la collaboration. Derrière l’ambition d’un homme qui cherche à reconquérir sa femme Paulette, Emmanuel Marre – dont Henri et Paulette sont les véritables arrière-grands-parents – signe un film à la mise en scène documentaire, entre caméra à l’épaule et vraies lettres d’amour d’époque, où le contemporain et les années 1940 se court-circuitent avec une puissance rare.

Charlotte Garson : la probité du cinéaste, une vertu rare et bouleversante

Pour la rédactrice en chef adjointe des Cahiers du cinéma, c’est une œuvre d’une intégrité rare, qui trace sa ligne de crête entre intime et histoire sans condescendance ni facilité : « On n’en a pas fini de déplier la façon minutieuse que le film a de construire un point de vue. C’est-à-dire de ne pas épouser tel ou tel point de vue d’un personnage, de ne pas avoir non plus un surplomb historique rétrospectif, mais d’avancer pas à pas et de construire le point de vue du film plutôt que le point de vue de tel ou tel. C’est très difficile à faire sur cette période de l’Occupation et de la Collaboration ; on en a vu les écueils payés par Xavier Giannoli dans Les Illusions perdues. Avec cette articulation de l’intime, du couple, de l’amour entre ces deux personnages, je trouve ça très beau, très émouvant. C’est aussi l’un de ces films du festival qui bascule du côté de la femme, mais de manière complètement inattendue. Je pense qu’on n’a pas fini de mesurer cette probité, cette honnêteté du metteur en scène qui est à l’œuvre. Le prix du scénario, c’est bien, mais il pourrait avoir le prix de la mise en scène, le prix d’interprétation ».

Charlotte Lipinska : une mise en scène quasi documentaire qui réinvente l’histoire au présent

Pour la critique de Télérama, le dispositif documentaire efface la distance avec le passé et fait de l’Occupation un événement du temps présent : « Il y avait tous les prix à lui donner, ou presque. Pas que le film ne mérite pas le prix du scénario, parce qu’il est en effet extraordinaire, mais c’est peut-être la mise en scène qui m’a le plus surprise dans ce festival. Il a opté pour une mise en scène quasi documentaire : caméra à l’épaule, jamais de contre-champ, des scènes relativement improvisées par les acteurs – ils se marchent dessus, on voit les choses au moment où elles arrivent, comme si l’histoire s’écrivait en direct. Ce qui est fascinant, c’est qu’il y a un code de jeu extrêmement contemporain. Si vous fermez les yeux et que vous écoutez le film – en dehors des prénoms Ambroise, Lucette et Jacques, un peu rétro mais qui reviennent à la mode -, vous avez l’impression que tout ce qu’on entend pourrait être dit aujourd’hui. En ça, le film est extrêmement fort. Il y a en plus une séquence musicale qui restera, je pense, au cœur du film. Swann Arlaud est formidable. Pour moi, c’était la mise en scène, ou la Palme – je rejoins Charlotte. C’est peut-être un peu trop franco-français pour un jury international, mais c’est un très grand film ».

À écouter

Le Festival de Cannes en guerre(s) avec James Gray, Agnès Jaoui, Cristian Mungiu, Swann Arlaud et Emmanuel Marre.

Jean-Marc Lalanne : un film qui réinvente le cinéma tout en restituant les années 40 avec une précision absolue

Pour le journaliste des Inrocks, il y a une double focale temporelle d’une intelligence rare, qui fait résonner la Collaboration comme un miroir tendu vers notre époque : « C’est vraiment un coup de cinéma génial, un film extrêmement audacieux. Les films les plus accomplis qu’on voit à Cannes reproduisent souvent les canons de ce que serait un grand film cannois. Là, c’est un film qui réinvente absolument ce qu’est la création cinématographique aujourd’hui. Cette double focale dont parlait Charlotte – où l’on a le sentiment que c’est à la fois un commentaire de notre époque contemporaine, notamment par le langage, et en même temps une restitution des années 40 avec une direction artistique extrêmement précise et soignée – fait que l’on est toujours dans deux époques à la fois. Le court-circuit entre les deux est puissant et éloquent. Swann Arlaud est exceptionnel : un dépouillement dans son jeu, une économie expressive admirable de bout en bout. C’est un film qui n’essaie jamais d’excuser son personnage, qui nous attache à lui, qui nous fait comprendre ses mécanismes sans condescendance dans le jugement, et d’une lucidité, d’une capacité d’intellection vraiment très impressionnantes. »

Nicolas Schaller : des vraies lettres, de la pop autrichienne et des petits fonctionnaires, le fascisme vu de l’intérieur

Pour le critique de L’Obs, le film démontre, avec une précision glaçante, le mécanisme banal par lequel des gens ordinaires alimentent une machine totalitaire : « Ce qui est beau, c’est ce geste esthétique du spot braqué sur les personnages filmés dans la nuit – quelque chose comme s’ils étaient éclairés à la lampe torche. Et en même temps, le film est par moments romanesque, notamment grâce à cette correspondance absolument incroyable, écrite dans une autre langue, qui vient du passé : la vraie correspondance entre Henri et Paulette, les arrière-grands-parents d’Emmanuel Marre. Une correspondance d’une force cinglante – on croit que c’est écrit pour le film, et non, ce sont les vraies lettres. À cela s’ajoutent des anachronismes musicaux qui ne font pas gadget, qui sont hyper pertinents : de la pop autrichienne des années 80. C’est un film vraiment formidable, qui raconte tellement bien comment des petits fonctionnaires qui font bien leur travail participent, sont des chenilles ouvrières très actives et efficaces d’un fascisme en marche ».

4. ARTICLE / ‘Notre salut’ d’Emmanuel Marre éclaire avec brio les ressorts de la Collaboration ★★★★★

RTS.

Prix du scénario au dernier Festival de Cannes, ‘Notre salut’ d’Emmanuel Marre est sorti sur les écrans le 30 septembre. Le film suit Henri Marre (Swann Arlaud) qui débarque à Vichy en espérant s’y faire une place et contribuer à relever la France de la débâcle.

Septembre 1940. Alors que le régime de Pétain se met en place, Henri Marre arrive à Vichy ruiné, sans contact, loin de ses enfants et de sa femme, avec qui il communique de manière épistolaire. Il voit dans la nouvelle administration l’opportunité de retrouver enfin le statut social qu’il a perdu. Avec, comme principal argument, son traité politique édité à compte d’auteur, ‘Notre salut’, où il défend ses convictions patriotiques et ses méthodes d’ingénieur. Son credo: « gagner en efficacité » pour relever la France de la débâcle.

Inspiré de la vie de l’arrière-grand-père du réalisateur Emmanuel Marre (‘Rien à foutre’), ‘Notre salut’ pose, après ‘Les Rayons et les ombres’, un nouveau regard sur la Collaboration et les abîmes moraux du nationalisme. Pour autant, le film se distingue, avec panache, de son prédécesseur en épousant une forme très moderne, quasi documentaire, qui rapproche d’autant plus le résultat de notre époque contemporaine. Une proximité soulignée par trois séquences musicales anachroniques dominées par de la pop des années 1980.

L’acteur Swann Arlaud prodigieux

Qui plus est, ‘Notre salut’ fascine au plus haut point en montrant non pas le glissement moral de son héros, mais sa persistance bureaucratique à imposer des normes de management encore parfaitement appliquées aujourd’hui, rapprochées ici de la logique même du nazisme. La scène où Henri Marre optimise une rafle de Juifs, pudiquement qualifiée de « rassemblement », sans se soucier des conséquences de ses actes, rappelle toute la responsabilité des fonctionnaires nécessaires à la bonne marche d’un système monstrueux.

Travaillant avec brio la litote et la sobriété, l’acteur Swann Arlaud tire son personnage vers une forme de normalité calcaire, une lâcheté sourde, absolument prodigieuse. Un très grand film!

5. ARTICLE – Marc-Olivier Baruch : « Dans Notre salut, les choix d’Henri Marre ne sont jamais glorieux » 

ENTRETIEN – L’historien est spécialiste de l’administration sous Vichy. Rencontre avec un spectateur éclairé du film d’Emmanuel Marre sur son arrière-grand-père, fonctionnaire de Pétain.

Pour écrire Notre salut, prix du scénario au Festival de Cannes, Emmanuel Marre s’est inspiré de l’histoire de son arrière-grand-père, Henri Marre, fonctionnaire de Vichy. Il a aussi consulté l’historien Marc-Olivier Baruch, auteur notamment du Régime de Vichy et de Servir l’État français : l’administration en France de 1940 à 1944. Celui-ci analyse la justesse du portrait de ce collaborateur et du régime qui l’a vu naître.

LE FIGARO. – Vous avez conseillé Emmanuel Marre pendant qu’il écrivait Notre salut . Quelle était la nature de vos échanges ?

Marc-Olivier BARUCH. – Je ne suis pas son conseiller historique au sens où Julian Jackson a pu l’être sur La Bataillede Gaulle, ou Jean-Pierre Azéma pour la série Un village français . Emmanuel Marre m’a écrit au début de 2023. Son projet était déjà très clair dans son esprit. Il avait fait des recherches, rassemblé des éléments, vu quelques témoins aussi. Le conseiller historique du film, c’est donc Emmanuel Marre lui-même. Qu’il soit…

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