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Hold Up et le Collectif Citoyen: Quand la démocratie devient un complot?

PRESENTATION

Nous vous proposons, à propos du film Hold Up, et des débats et controverses liees, une TRIBUNE (1) de France Soir et une TRIBUNE (2) du Collectif Citoyen.

VOIR SUR METAHODOS – LES ENTRETIENS DE LA METHODE:

https://metahodos.fr/2020/11/18/pourquoi-il-ne-faut-pas-faire-silence-sur-lechec-de-la-gouvernance-et-de-laction-publique/

https://metahodos.fr/2020/11/24/cynthia-fleury-le-complotisme-nous-securise-par-le-pire/

TRIBUNE 1

Hold-up : oui mais lequel ? 

Xavier Azalbert – Directeur de la publication – France Soir – 19/11/2020

Sorti le 11 novembre, le documentaire Hold-up a fait la une de tous les médias. Décrié par l’ensemble de la profession, il est accusé d’avoir dépassé la “ligne rouge”, celle qui sépare la prétendue bien pensance du complotisme. Ce film honni a pourtant été téléchargé des millions de fois. Dans quel but ? Simple curiosité ? Adhésion pure et dure aux thèses développées ?  Il est peu vraisemblable qu’il n’y ait qu’une seule vérité. 

Aux origines de Hold Up

Hold Up se présente sous la forme d’un documentaire.  Initialement, il avait vocation  à sortir en salle de cinéma au mois de septembre, avant que le second confinement ne vienne contrarier le plan de ses producteurs. Il a été largement financé par crowdfunding : plus de 5000 citoyens ont mis la main à la poche pour qu’il voit le jour, preuve que la crise sanitaire soulève de très nombreuses questions. 

Les intervenants

On peut reprocher beaucoup de choses à Hold Up. Mais on ne peut pas s’attaquer au CV des individus que les producteurs Pierre Barnerias et Christophe Cossé, ont choisi d’interviewer.  Des médecins et soignants, des prix Nobel, des chercheurs, des politologues et personnalités politiques, des juristes, des sociologues, des citoyens.  Tous ont répondu – comme je l’ai fait moi-même en tant que directeur de la publication de France Soir – à des questions relatives à la situation de crise. Tous ont partagé leur analyse en étayant leurs propos.

Pour les décrédibiliser, les nombreux détracteurs du film ont eu recours à la bonne vieille méthode des étiquettes. C’est pratique une étiquette, surtout lorsqu’elle touche à la dimension politique. Ces compétences figurant sur un CV doivent-elles définitivement s’effacer derrière la couleur du bulletin de vote que l’on glisse dans l’urne ? Faut-il impérativement être de gauche (autrement dit avoir “le génie moral, le génie de l’entraide” pour paraphraser Luchini), pour avoir le droit de s’exprimer publiquement ?

Les sujets abordés

Origine du virus,  gestion de la crise sanitaire, rôle des laboratoires pharmaceutiques, état de la recherche scientifique, dématérialisation de la  monnaie,….  Hold Up s’intéresse à des questions on ne peut plus banales. Des questions que tout le monde se pose.

Est-ce pour autant un “bon” film ?

Point de blanc-seing pour un Hold Up !

Hold Up est critiquable à bien des égards :

  • En cherchant à jouer sur le registre des émotions, le réalisateur suscite une peur qu’il dénonce d’ailleurs, sans jamais apporter de solutions.
  • Trois heures de film, c’est à la fois très long et très court pour un sujet aussi vaste. Résultat : Hold Up survole une multitude de sujets sans prendre le temps d’aller au fond de chacun. Il en résulte un sentiment d’inabouti. Le réalisateur aurait pu insister bien davantage sur la souveraineté sanitaire et les décisions engagées sur la base de l’étude médicale Recovery qui est aujourd’hui citée dans tous les rapports des autorités de santé. Il aurait été intéressant d’évoquer les résultats, les apports et les faiblesses de l’étude, et notamment le surdosage non nécessaire d’hydroxychloroquine administré aux patients. Aucun débat national n’a été engagé à ce sujet. Et pourtant cette étude est la plus souvent utilisée par les autorités pour ne pas reconnaitre que la bithérapie à base d’hydroxychloroquine permettrait de désengorger les hôpitaux. Un comble. Il aurait dû s’intéresser beaucoup plus aux bénéficiaires de la fraude du Lancet. Une étude « complotiste » qui est à l’origine de l’arrêt des essais cliniques français Discovery et Hycovid alors qu’ils auraient permis de d’avoir de vraies réponses sur le traitement. Qui a commandité cette fraude scientifique ? Et à qui profite celui de Recovery ? Il aurait dû davantage mettre en balance les décisions des autorités sanitaires versus l’intérêt collectif,…
  • Hold Up franchit une ligne rouge à de nombreuses reprises. Il élabore des hypothèses dérangeantes qu’il érige un peu trop en vérités, sans prendre le temps de les démontrer.

Et pourtant, faut-il tout jeter ?

Evidemment non. Hold Up présente un avantage considérable : poser tout haut des questions que des millions d’électeurs se posent tout bas. Il oblige à ouvrir un débat qu’une certaine élite (politique, mais pas seulement) tente par tous les moyens d’étouffer, à grand renfort de “complotisme”. Une étiquette. Une de plus. Dans un tweet du 14 novembre, le sociologue et philosophe Edgar Morin s’alarmait d’ailleurs du fait que  « toute contestation d’une affirmation officielle ou d’une croyance largement répandue est désormais considérée comme complotiste ».

Mais les Français sont de moins en moins dupes.

Hold Up a été visionné des millions de fois. Faut-il en déduire que la France compte des millions de complotistes ? Ne s’agit-il pas plutôt de concitoyens soucieux  de l’avenir que le gouvernement lui réserve ? D’électeurs lassés du peu de considération que l’élite « bien pensante » lui témoigne ? D’administrés en pleine crise de confiance ?

“Débunker” n’est pas jouer

A l’instar de Fabrice Lucchini qui “adorerait être de gauche”, qui n’adorerait pas aujourd’hui participer au debunkage massif de cette “boule puante complotiste” plutôt que de chercher à la comprendre ? Le Monde, Libé, France Inter, France Culture,… Pas un “grand média” n’a jugé utile de s’intéresser aux motivations des producteurs et du réalisateur.  Les rares qui ont osé s’affranchir de cette « tyrannie de la bien-pensance » pointée du doigt par l’auteur américain Bret Easton Ellis dans son essai “White”, ont aussitôt été catalogués “complotistes”.  Saluons néanmoins le courage de la journaliste de Cnews Sonia Mabruk, malmenée par Ilana Cicurel, eurodéputée et porte-parole de la république en Marche, celui de Natacha Polony, qui s’est attachée à poser les questions de manière factuelle, invoquer les erreurs du gouvernement et pousser à réconciliation les deux clans, et celui d’André Bercoff (Sud Radio) qui depuis le début de la pandémie pose les questions qui dérangent. 

La faute à Macron ?

N’en déplaisent au Général de Gaulle, les Français ne sont pas « des veaux ». Ils ne sont pas davantage des «chevaux qu’il faut brider ». C’est un peuple fier et intelligent, doté d’une sensibilité, de flair, de culture, de différences. Quand on ne lui fait pas confiance, il n’accorde pas sa confiance.

Plutôt que de s’acharner sur Hold Up ; plutôt que de donner des leçons aux Français sur la manière dont ils devraient (bien) penser, certains médias feraient mieux de jouer leur rôle de contre-pouvoir.  Ce sont les paroles et les actes du gouvernement, largement relayés par ces mêmes médias, qui ont entrainé cette défiance. Lorsque l’on est gouverné par une élite qui navigue à vue depuis des mois, il est sain d’aller chercher des réponses ailleurs. Aujourd’hui, seuls 24% des Français (Sondage FranceSoir BonSens du 7-8 novembre 2020) font confiance à Emmanuel Macron. Hold-up n’en n’est qu’un épiphénomène qui sert de  révélateur à cette défiance. C’est l’arbre qui cache la forêt. Un proverbe chinois énonce que lorsque le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt. La plupart des médias se sont empressés de disséquer ce doigt. Ils ont failli à leur mission.

Le monde n’est pas binaire

Depuis quand la vérité appartient-elle à un seul camp ? Depuis quand le monde est-il tout blanc ou tout noir ? Les critiques de ce documentaire témoignent pourtant d’un rare manichéisme : les uns crient au complot, les autres au mensonge. La nature qui nous entoure nous prouve pourtant à chaque instant que notre environnement est tout sauf binaire : la marée, le jour, les saisons,…

Le binaire est un concept mathématique utilisé en informatique pour coder l’infini. Notre ADN n’est pas binaire. Nous sommes tous incrémentaux. Même le virus a des mutants ! Nous traversons sans doute l’une des plus graves crises de notre époque parce qu’aujourd’hui, l’ennemi, c’est celui qui ne pense plus comme soi. C’est celui qui pense 0 quand moi je pense 1 !

Complotiste ou naïf : choisis ton camp !

Les élites ont rarement à cœur de défendre les plus faibles. En 1928, Edward Bernays, neveu de Sigmund Freud, a écrit “Propaganda”, un manuel exposant sans détour les principes de la manipulation mentale de masse. Bernays appelait cela la “fabrique du consentement”. Au début des années 50, il a orchestré des campagnes de déstabilisation politique en Amérique Latine qui accompagnèrent notamment le renversement du gouvernement du Guatemala , main dans la main avec la CIA.  En 2008, Naomi Klein publiait “la stratégie du choc”. Dans ce bestseller, international, la journaliste, essayiste et réalisatrice dénonçait l’existence d’opérations concertées dans le but d’assurer la prise de contrôle de la planète par les tenants d’un ultra-libéralisme tout puissant. Elle montrait notamment comment des crises et des désastres étaient utilisés pour substituer aux valeurs démocratiques la loi du marché, la spéculation et la barbarie. S’il ne faut évidemment pas être complotiste (et d’ailleurs ça veut dire quoi exactement ?), ne soyons peut-être pas trop naïfs non plus. Sans tomber dans le démagogisme, Emmanuel Macron n’a pas attendu le Covid pour détricoter encore un peu plus le droit du travail ni entamer la réforme des retraites. Les élites ne nous veulent pas que du bien…

Pourquoi j’ai accepté de faire ce documentaire ?

Depuis que je suis directeur de la publication de France soir, j’ai à cœur d’apporter un point de vue différent, un point de vue résolument indépendant. France Soir ne reçoit aucune aide de l’Etat. C’est un média qui collabore avec le soutien de citoyens éclairés à la recherche, non pas de la vérité (elle n’existe pas !) mais de compréhension.  J’avais aussi envie de mettre en lumière l’absence généralisée de débats sur les sujets clés. 

Ni FranceSoir, ni moi, son directeur de la publication, ne sommes producteurs ou partenaires du film. Cependant, au nom de la liberté d’expression et surtout de l’engouement des Français pour ce film, j’ai tenu à proposer une tribune à un de ses producteurs avant même sa sortie pour qu’il partage son point de vue. Cela m’a été vivement reproché. La plupart des médias se sont empressés d’en faire des gorges chaudes. A les entendre, France Soir serait devenu le repère des « covid sceptiques », des antivax, … et pourquoi le taire, des complotistes ! C’est bien mal connaître notre rédaction.

France Soir, un média sceptique

France Soir croit profondément en la valeur du débat. N’en déplaise à nos détracteurs, France Soir n’est pas un média complotiste, c’est un média « sceptique » ! Avant de relayer tête baissée une information, nous prenons le temps de la vérifier. L’affaire du “lancetgate” a montré que nous étions bien peu nombreux à procéder ainsi. Douter, vérifier, n’est-ce pas pourtant l’essence du journalisme ?  Bien sûr, il nous arrive aussi de commettre des erreurs ! Nul n’est parfait… Mais nous nous gardons bien de donner des leçons, mépriser certaines opinions, prodiguer la bonne parole … Si la liberté d’expression prime, elle doit l’être pour tous, puis débattue, sans stigmatisation.

On nous reproche d’être pro-Raoult et défenseurs acharnés de la bithérapie comprenant l’hydroxychloroquine. Quand presque tous les autres médias français les dénigrent, alors même que la réalité scientifique et l’expérience de terrain dans le monde sont nettement plus contrastées, pour ne pas dire largement contradictoires, FranceSoir et le Collectif citoyen essaient d’abord de comprendre et, une nouvelle fois, d’analyser. C’est en utilisant la richesse du collectif en France et à l’étranger que nous avancerons. Nous invitons par ailleurs les autorités sanitaires à regarder ce que le collectif de 4000 médecins brésiliens HapVida a mis en place dans un pays ou le système de santé est considéré comme inférieur au nôtre ou à regarder l’image de la science française que nous donnons dans d’autres pays.

Notre approche est le respect de l’intelligence des gens comme terreau pour que puisse germer l’intelligence collective. Car nous pensons que nos lecteurs et les Français dans leur ensemble sont capables d’avoir l’esprit critique et de séparer le bon grain de l’ivraie.

Chez France Soir, nous estimons que Hold Up doit être un prétexte supplémentaire au débat. Saisissons-nous de cette occasion pour aborder les vrais problèmes : la perte de confiance, les gilets jaunes, la démocratie, l’exercice du pouvoir, l’éducation, le civisme. Ne balayons pas ce film d’un revers de main méprisant comme tant d’autres l’ont fait. Ce serait une grave erreur. Utilisons-le pour bousculer les idées et remettre l’humain au cœur des principes et de nos valeurs.  Le pire serait de sacrifier le débat alors qu’il n’a pas encore eu lieu. Ce serait un déni de démocratie. C’est précisément là que résiderait le hold up…

TRIBUNE 2

Quand la démocratie devient un complot…

Le Collectif Citoyen – France Soir

…Il est de ces phrases qu’il  vaut mieux ne pas finir. Pour ne pas consommer la rupture, pour ne pas que ce droit de réponse ne soit qu’une réponse du berger à la bergère.  Car de rupture, nous ne voulons point, nous, le Collectif citoyen.

Le Collectif citoyen est une constellation de personnes, ne se connaissant pas avant cette pandémie, venant de mondes totalement différents, mais souhaitant comprendre et qui se sont retrouvés sur le chemin de la Covid. Nous n’avions pas la prétention de devenir un sujet pour les grands médias, nous n’avions pas la prétention de devenir la cible des grands journaux que sont Le Monde et Libération, et maintenant l’AFP. Cependant, ces derniers ont estimé notre existence assez préoccupante pour que, coup sur coup, ils nous dénoncent comme d’infâmes complotistes. Nous estimons devoir demander à ces juges quels sont les délits que nous aurions commis, hormis notre exercice de la citoyenneté, et qui mériteraient cette sentence sans appel.


Mais il ne s’agit pas d’ailleurs de se plaindre du traitement qui nous est réservé. Bien au contraire, il est question ici d’un avertissement.

Un élan d’autorité arbitraire s’est emparé de nos élites médiatiques, qui pour le coup nourrit les complotismes, les vrais, ceux qui pourraient plonger notre pays, la France, dans un conflit sans issue.

Car, nous, le Collectif citoyen, nous ne désirons et n’avons jamais désiré être le germe d’une quelconque violence, d’une quelconque révolution, d’un quelconque complot. Nous ne souhaitons pas que les remises en questions profondes et inévitables qu’induit cette épreuve pandémique que nous avons tous traversée, ensemble, aboutissent à donner le pouvoir aux plus énervés, aux plus véhéments. Malheureusement ces réquisitoires journalistiques nous semblent être les parfaites répliques des diatribes sécessionnistes tenues par les groupes factieux qui n’attendent que d’en découdre. Car il est vrai qu’il y a une France en colère et celle-ci s’est renforcée à cause de la calamiteuse gestion de la crise. En sommes-nous ? Aucunement. La plupart d’entre nous sommes des privilégiés, simples citoyens animés par la démocratie. Mais en tant que tels, nous estimons avoir le droit, et même le devoir, de partager notre analyse critique sur différents aspects de la crise sanitaire lié à la Covid.

Ce qu’Emmanuel Macron rêvait de faire, nous l’avons fait.

Notre collectif est un patchwork, le puzzle de ce que devrait être la citoyenneté, de ce qu’est la démocratie réelle. Nous sommes de toutes les origines, de tous les bords politiques, de tous les horizons, de l’ouvrier au député, du médecin à l’infirmière, de l’entrepreneur au salarié. Il y a des novices en science, avec d’autres compétences, impressionnants d’érudition au regard de leur ignorance initiale. Il y a de nombreux scientifiques, ingénieurs, médecins, chercheurs, biologistes, enseignants. Ces personnes ont décidé de se retrouver autour d’un projet simple, citoyen : comprendre. Passer ses nuits à lire des publications, à les analyser, à s’auto-former ensemble, échanger, se corriger, apprendre. Cette aventure a commencé en mars. Elle est magnifique, une véritable épopée humaine. Sans aucun autre but que le droit de participer au débat, de poser de questions, d’émettre des doutes, voire des hypothèses. C’est donc cela être complotiste, exprimer sa citoyenneté, sa liberté de penser ?

D’ailleurs, qu’est-ce qu’un complot ? Il est important de revenir aux définitions. D’après le Larousse, afin que personne n’y voie un détournement :

Atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation. Résolution concertée de commettre un attentat et matérialisée par un ou plusieurs actes. Par extension, projet plus ou moins répréhensible d’une action menée en commun et secrètement.

Le complotiste serait le nouvel ennemi, celui qui voit des complots partout ou qui les ourdit ?
Voici donc les chefs d’accusation. Nous aurions atteint les intérêts de la nation en faisant des recherches, en prenant des positions scientifiques qui reposaient sur des recherches approfondies et reposant sur des publications à comité de lecture ?

Nous aurions atteint les intérêts de la nation en faisant des recherches, en prenant des positions scientifiques qui reposaient sur des recherches approfondies et des publications à comité de lecture?

Avons-nous porté atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation en étant les premiers à dénoncer le LancetGate, à alerter sur l’inefficacité et la toxicité du remdesivir, à avoir soulevé les nombreux faux positifs dus à des tests PCR mal calibrés ?

Voyons-nous des complots partout ? Non. Nous n’avons fait que dénoncer des décisions sanitaires ineptes qui nous concernaient en tant que citoyens français. Et c’est là le comble : on nous attaque nous sur notre travail alors que durant cette pandémie, on aura vu la recherche médicale se faire à Wall Street avec ces annonces publicitaires, de simples communiqués de presse, qui s’apparentent à du délit d’initié, ou encore plus récemment, les annonces de vaccins reprises par tous les médias, dont aucune ne repose sur une publication scientifique analysée par un comité de lecture.


Que dire alors de ces nombreuses recommandations reprises en chœur par ces « grands médias » et pourtant incessamment contredites : la course aux tests PCR, le remdesivir, le Kaletra (lopinavir/ritonavir), le LancetGate, Discovery, Recovery… La liste est longue de ces erreurs que vous aimeriez faire oublier. C’est bien là le comble : c’est cela que nous serions en droit d’attendre de la part de cet autre pouvoir que devrait être le journalisme : une analyse fine, neutre et contradictoire.

Nous entendons également des médecins ressasser que nous avons participé à jeter le discrédit sur le monde médical.

Souhaitent-ils la censure des nombreuses enquêtes journalistiques de média « mainstream » comme Le Monde diplomatique ou Arte et des nombreuses décisions de justice, comme dernièrement pour la Dépakine, qui ont depuis longtemps jeté le discrédit sur le monde médical ? Nous n’avons fait que rendre cette réalité accessible à un plus grand nombre, en dénonçant, quand nos médias, certains médecins chercheurs et experts de plateaux TV se transformaient en VRP de Gilead pour le remdesivir, médicament qui vient d’être formellement déconseillé par l’OMS.

Est-ce cela être « complotiste » ?

Est-ce dénoncer les intérêts privés lorsqu’ils viennent parasiter la science et les arbitrages des pouvoirs publics ?


Est-il nécessaire d’évoquer le rôle de l’ANSM, de la HAS, du HCSP dans le scandale de la Dépakine ou du Médiator ? Est-il nécessaire de rappeler que l’ANSM vient d’être condamnée sévèrement dans cette affaire au même titre que Sanofi ?

Est-il nécessaire d’exhumer les nombreuses condamnations dont ony fait l’objet ces agences d’État, notamment par la Cour de justice européenne ?

Par ailleurs, quel est l’objectif de votre démarche en attaquant France Soir, Xavier Azalbert et donc par incidence, le Collectif citoyen ?

Que dire de ces attaques, si ce n’est qu’elles sont tellement ridicules, puériles et surtout infondées, qu’on ne devrait même pas les relever. Mais elles disent tellement de votre intention, qu’on ne peut les laisser sans réponse.

Le plus drôle est de vous entendre traiter Xavier Azalbert de complotiste.

Il n’est de personnage plus pragmatique que cet entrepreneur et chef d’entreprise. Vous le reconnaissez d’ailleurs quand vous expliquez qu’il serait richissime et a fait fortune en investissant de manière justement très pragmatique. Vous lui reprochez d’être rentré en conflit avec des journalistes qui s’opposaient au modèle économique et à la ligne éditoriale qu’il a décidé d’établir lors de sa prise en main du journal. Nous serions heureux de discuter de votre absence de réaction lorsque les journalistes de l’AFP, de Libération ou du Monde, licenciés tour de bras, se sont élevés contre le modèle économique imposé et contre l’indépendance de la ligne éditoriale… Vous avez quelques griefs contre les hommes d’affaires, contre les riches ? Pourtant vos patrons, Xavier Neil, Patrick Drahi et Fabrice Fries ne sont pas en reste.

Vous citez alors tous en chœur, NewsGuard qui a réduit la note France Soir sur son échelle de vérité. Il est vraiment triste que le pays du « J’accuse » de Zola se réfère maintenant à une application informatique de Microsoft pour discréditer un propos. Bizarrement, NewsGuard se garde bien de sanctionner les grands médias, qui, cela est de notoriété publique, sont toujours irréprochables.


La réalité est que France Soir est le média qui a fourni le travail le plus sérieux et le plus approfondi durant cette crise. Et cela vous panique si l’on s’en fie à vos réactions qui pourraient même passer pour de la jalousie. Qu’avez-vous découvert durant cette crise, chers journalistes de Libération, du Monde et de l’AFP ? Quelles investigations avez-vous menées ? Aucune.

Vous vous êtes contentés de téléphoner à Sanofi ou à l’Inserm pour leur demander quoi dire. Vous avez allègrement relayé toutes les erreurs, les mauvaises prédictions, les contresens scientifiques que ces intérêts privés vous ont fournis. Sans jamais interroger, fouiller, remettre en doute.


Nous, le Collectif citoyen avec France Soir, sommes les premiers découvreurs de la fraude du Lancet et de ses multiples incohérences, quelques jours seulement après sa publication, que les médias traditionnels mettront plusieurs semaines à timidement traiter.

Nous, le Collectif citoyen avec France Soir, avons découvert la supercherie Surgisphère, les activités de sa « directrice commerciale », actrice de films pour adultes et de son « rédacteur scientifique », auteur de science-fiction.


Nous, le Collectif citoyen avec France Soir,  sommes aussi les premiers à avoir alerté sur l’inefficacité et la toxicité du remdesivir, qui est aujourd’hui déconseillé par l’OMS, 6 mois plus tard.


Nous, le Collectif citoyen avec France Soir, sommes aussi ceux qui avons dénoncé et démontré le mauvais usage des tests PCR qui est, là encore, en train de se révéler indéniable.

En fait, nous, le Collectif citoyen avec France Soir, nous avons fait votre travail, messieurs les journalistes, ce travail d’investigation neutres et objectif que vous vous refusez à faire.

C’est pour cela que notre voix vous dérange et que vous souhaitez la faire taire : elle vous renvoie à votre illégitimité.


Vous essayez donc de nous caricaturer.


Vous tentez de lier notre travail avec le film « Hold-Up » pour nous livrer à la vindicte populaire. Même si nous reconnaissons les questions légitimes qu’il pose sur le traitement de l’hydroxychloroquine et le LancetGate, nous n’avons rien à voir avec le film Hold-Up.

La plupart d’entre nous n’avons que faire de ces débats qui ne concernent en rien notre sujet principal : les traitements pour la Covid-19 et la gestion de cette pandémie.

Cette manière de nous discréditer en nous associant à certaines thèses, peut-être fantaisistes (mais les réalisateurs ont-ils encore le droit d’émettre des hypothèses ?), de ce film, que nous soutenons au moins pour toutes les questions légitimes soulevées, démontre votre manque d’objectivité caractérisé. Et surtout ces méthodes ne disent-elles pas que vous pourriez aussi être les « complotistes » ?

Aussi, nous récusons votre sentence.
Nous nous en inscrivons en faux contre votre réquisitoire péremptoire et diffamant.


Nous vous invitons à nous interroger sur le sens de notre démarche et sur notre travail plutôt que nous injurier publiquement.

Nous sommes prêts à vous fournir des explications puisque manifestement vous n’avez que des a priori et des jugements à l’emporte-pièce à proposer à vos (é)lecteurs.


Le Collectif citoyen est l’expression même de la Démocratie avec un grand « D ».

Il est légaliste et n’entend œuvrer que dans le cadre de nos institutions. Il n’a nullement l’intention de nuire ni à la France, ni aux Français, ni à leurs représentants, ni à leurs administrations.


Le mépriser de la sorte relève de la déviance, une déviance envers le pluralisme, envers la citoyenneté, envers la démocratie.

Et quand la démocratie devient un complot, c’est que le fascisme est à notre porte et nous emportera tous : et sans doute vous les premiers.  

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