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Les Médias Sociaux menacent-ils la démocratie? Si on parlait également des Médias Presse? Les « Médias Presse et Sociaux faux frères ennemis »

LES MEDIAS SOCIAUX ET MEDIAS PRESSE : FAUX FRERES ENNEMIS ?

PODCAST , VIDEO, BLOG, Twitter, Facebook, Instagram ou encore Whatsapp, sont ultra-dominants : plus de 2 milliards d’utilisateurs s’y connectent tous les jours.

Peuvent-ils manipuler des masses ?

Sont-ils aujourd’hui la pire menace qui pèse sur les démocraties ?

Les autres médias – la presse écrite, TV et radio – portent cette critique sur les médias sociaux nouveaux supports de communication

Pourtant:

  • Ils y font leur promotion avec des titres alléchants;
  • Ils y diffusent eux mêmes bon nombre de leurs informations, en renvoyant à leur media par des liens accrocheurs où l’on se heurte à  » article réservé aux abonnés « ;
  • Ne contribuent ils pas ainsi au déficit d’information des citoyens qui n’ont pas accès aux publications ?
  • Ils y puisent des informations pas toujours vérifiées ou citées, rapidement contredites parfois, notamment après vérification de l’information – source et contenu;
  • Ils ne sont pas davantage régulés par des contrôles ( non diffusion de certaines informations, vérification de l’information diffusée, confidentialité des sources, vie privée, droit de réponse… );
  • On observe des pratiques de censure ( voir les événements les plus récents: Alain FINKIELKRAUT et Xavier GORCE, avec LCI ou Le Monde);
  • Des pratiques de l’anonymat de certains articles non signés…mentionnant parfois l’AFP;
  • Des confusion sur les sources ( « l’Elysée indique », « une source proche du gouvernement », « un collaborateur de… » « dans le proche entourage »…;
  • On y divulgue des aspects liés à la vie privée, tout en dénonçant dans le même mouvement – même article ou même émission – cette divulgation faite sur un réseau et que l’on répète à l’envie (ex: affaire Griveaux);
  • On y pratique une autocensure ou une complaisance à l’égard de certaines sources; Ex: interview préparée et filmée par avance avec un proche du chef de l’Etat, et présentée au cœur du journal de 20h en simulant une présence effective sur le plateau, « merci d’avoir accepté notre invitation » et à la fin , en prenant soin d’y intercaler diverses autres informations déconnectées de l’interview…il est précisé par la journaliste que « l’interview avait été enregistrée il y a quelques heures » – on se croyait à l’ORTF dans ses mauvaises période;
  • L’utilisation très rependue des éléments de langage préfabriqués. Ex: l’annonce de la déclaration présidentielle – en direct à la TV- le journaliste précise que « la tonalité de celle ci est « placée sous le signe de la clarté et de la transparence » ( reprenant ainsi les éléments de langage diffusés par l’entourage)
  • C’est aussi l’interruption intempestive du journal par une intervention de l’exécutif.
  • C’est la relecture des interview, parfois la réécriture par la personne ou les collaborateurs de l’interviewé…sans en informer le lecteur;
  • La parole donnée sur des dossiers à des personnes directement liées aux acteurs des dossiers, sans le mentionner;
  • Les micros trottoirs organisés quasi quotidiennement par la presse ne ressemblent pas aux expressions libres que l’on constate sur les réseaux ?

L’ensemble des médias – médias presse et médias sociaux – sont à la fois la meilleure et la pire des choses pour la démocratie.

Leur liberté, leur régulation, leur diffusion, leur ouverture à la critique, leur éthique, leur rôle de contrepouvoirs…sont autant de signes d’une démocratie mature, et sont autant de facteurs d’une démocratie vivante, transparente et responsable.

Dès lors la régulation – interne et extérieure – des ces supports est essentielle et se pose autant pour la presse que pour les réseaux sociaux.

Longtemps dociles, les Français prennent conscience des effets pervers et exténuants de certains traitements d’information qui associent l’émetteur et les deux médias presse et sociaux.

On prendra pour exemple l’habitude prise par l’exécutif d’annoncer – de nombreux jours avant – des décisions qui seront prises et qui seront annoncées par des déclarations de l’exécutif ( ministre, 1° ministre, président) . Des délais de 8 à 25 jours s’écoulent parfois entre ces annonces et la publication effective de la décision.

Est ce du à des difficultés liées au processus de décision ou à son contenu ? à la volonté de tester les réactions ? ( par le biais de la presse et des réseaux, mais aussi des sondages d’opinion) ou encore à d’autres raisons ?

Cela a été le cas lors du second confinement ( 8 jours de suspens organisé ), pour le dernier couvre feu ( plusieurs jours également) et pour le dernier projet de confinement :

4 semaines pendant lesquelles l’hypothèse d’un confinement a été renforcée à chacune des interventions de l’exécutif – le président devant annoncer la décision aux Français dimanche soir et le Parlement en être saisi pour un vote le mardi suivant…finalement et précipitamment c’est le 1° ministre qui a pris la parole, de l’Elysée, pour annoncer des décisions qui permettraient, espère l’exécutif, d’éviter le confinement…l’intervention du président annoncée depuis 5 jours n’a pas eu lieu hier dimanche, quant au Parlement: suspens pour demain mardi, et nouveaux commentaires et interrogations, dans les médias presse et les médias réseaux. La boucle perverse de cette méthode de communication poursuit ses effets et contribue chaque jour davantage, à la peur, à la colère…

Nous avons tous observé que durant ces périodes:

  • l’exécutif entretient un débat paradoxal en donnant des signes parfois opposés sur le sens de la décision;
  • les hypothèses gouvernementales sur les décisions éventuelles – comme les dates de prise de parole annoncées et souvent repoussées – sont vastement commentées et interprétées par les médias presse…
  • les médias sociaux reprennent et commentent également, cherchant à comprendre…
  • l’exécutif et les médias presse viennent ensuite s’étonner des réactions amplifiées dans les médias sociaux…

Et de rappeler que l’écoute, le débat, la transparence entre les institutions et les citoyens et autres parties prenantes sont au cœur de la démocratie.

Nous vous proposons une émission de RTL sur les effets des médias sociaux sur la démocratie.

EMISSION

Les réseaux sociaux menacent-ils notre démocratie ?

29/01/2021 Catherine Mangin et Christelle Rebière RTL

Complotistes, suprémacistes, racialistes… Le 6 janvier dernier, l’extrême-droite américaine a envahi le Capitole, à Washington. C’est comme si l’Amérique s’était réveillée en plein cauchemar, comme si elle avait pris soudainement conscience du pouvoir d’internet.

Car ce sont bien les réseaux sociaux qui sont à l’origine de ces émeutes, c’est notamment sur Twitter que Donald Trump, alors Président, a encouragé ce mouvement. Résultat, Twitter et Facebook mais aussi YouTube ont suspendu ses comptes. Mais n’était-ce pas une décision qu’aurait dû prendre la justice ? Est-ce une forme de censure ?

Pour Dominique Boullier, auteur de Comment sortir de l’emprise des réseaux sociaux publié aux éditions Le Passeur, c’est la naissance en 2009 du bouton de partage sur Facebook et le « retweet » qui sont à l’origine des dérives, provoquant une forme d’addiction. C’est aussi à partir du moment où les plateformes ont vendu des emplacements publicitaires que la machine s’est emballée pour être aujourd’hui incontrôlable.

Pire encore, les hommes et femmes politiques sont devenus dépendants des réseaux sociaux, ce qui constitue, selon le sociologue Dominique Boullier, une vraie menace pour la démocratie.

LIEN VERS L’EMISSION

https://www.rtl.fr/actu/sciences-tech/les-reseaux-sociaux-menacent-ils-notre-democratie-7800961081

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