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Retour sur la « Grande Rupture ». Lire Jean-Hervé Lorenzi et Alain Villemeur.

PLUS IL Y D’INÉGALITÉS, MOINS IL Y A DE CROISSANCE

telle est l’une des thèses de J. H. LORENZI qui par ailleurs décrit les limites du filet social qui anesthésie par son ampleur la société, mettant la consommation avant la production.

Il évoque également le caractère inégalitaire des aides de l’Etat mises en place à l’occasion du COVID.

LES SIX NOUVELLES REPARTITIONS PROPOSÉES :

  • Nouvelle répartition entre profits et salaires ( « les profits ne ruissellent pas » et les dividendes sont insuffisamment distribués )
  • Nouvelle répartition entre destruction et création d’emplois ( les innovations créent de moins en moins d’emploi: distinguer les bonnes innovations; donner la priorité aux emplois qualifiés )
  • Nouvelle répartition entre épargne risquée et épargne sure ( garantir des investissements risqués, notamment pour les séniors )
  • Nouvelle répartition des revenus entre générations ( meilleur accès au logement, nouvelle production de logements )
  • Nouvelle répartition des formations/retraites : garantir les retraites pour les 20 ans qui viennent et permettre aux jeunes de se former ( faillite du système d’éducation )
  • Nouvelle répartition entre dépenses à caractère social ( santé, retraite et formation – filet social prioritaire pour les 20 % de la population concernée ) et celles à caractère privé.

Ces 6 priorités permettent de définir un nouveau paradigme de la croissance reconciliant Schumpeter et Keynes ( en intégrant de manière pragmatique le défi du climat ) : favoriser l’innovation en faveur de l’emploi, et permettre par la formation la prospérité individuelle ( « progresser » dans l’emploi et la société ).

article

Nous avions publié la VIDEO de Marianne sur cet ouvrage :

SIX PROPOSITIONS POUR UNE MEILLEURE RÉPARTITION DES RICHESSES – VIDEO https://metahodos.fr/2021/10/02/richesses/

Des lecteurs de Metahodos nous signalent l’article consacré à l’ouvrage dans Les Echos.

Objectif croissance

Contre la stagnation, deux économistes proposent un plan chiffré et fondé sur une analyse historique. Une grande « rupture ».

Par Sabine Delanglade Publié le 18 juin 2021, Les Echos

Pour combattre son ennemi, il importe de bien le connaître. Celui des deux auteurs de « La Grande Rupture » est parfaitement identifié. Il s’agit de la stagnation, voire de la décroissance . Les deux auteurs, deux économistes, Jean-Hervé Lorenzi et Alain Villemeur, pour apporter leur pierre à cette guerre contre la croissance, se sont posé toutes les questions, y compris celles qui, dit-on, fâchent.

Ainsi, ils passent au crible le niveau des salaires, l’impact de l’innovation sur l’emploi, la pertinence « climatique », la place à faire à la jeunesse, on en passe. Leur revue des apports de la science économique est précise, documentée et alertement menée, ce qui ne gâte rien. Non contents de nous rafraîchir la mémoire, ils proposent, en réconciliant deux de leurs illustres prédécesseurs, Keynes et Schumpeter, une solution qui a le mérite de l’originalité quand son énoncé a celui de la clarté. La « grande rupture » passe notamment, selon eux, par une modification d’ici à 2050 des répartitions entre revenus des jeunes et des seniors, entre emplois qualifiés et non qualifiés, entre investissements d’expansion et de rationalisation. Cela signifierait entre autres : 100 milliards de plus pour les salaires, pas plus de 40 % d’investissements de rationalisation destructeurs d’emplois, etc. Extraits.

Face à l’aggravation. « La croissance mondiale, il y a quelques années, était déjà hypothéquée par ces lames de fond qu’étaient les chocs démographiques, l’explosion des inégalités, le réchauffement climatique, le développement exponentiel de technologies sans vrai impact sur la productivité donc la croissance. La crise du Covid n’a fait qu’amplifier ces chocs. »

Une science trop traditionnelle. « Une des caractéristiques de la science économique est d’être quelque peu obsessionnelle, focalisée sur certaines approches à l’exclusion de toutes autres. »

Summers. « Je ne vois aucune théorie pour expliquer l’atonie de la croissance face à des politiques ultra-expansionnistes et à une rapide accélération de la croissance du crédit au secteur privé. Pour commencer à relever un nouveau défi, il faut le reconnaître. »

Jeunes. « Il semble bien que ce soit la première fois dans l’histoire de notre civilisation, depuis la révolution industrielle, que les revenus des jeunes adultes soient inférieurs à ceux des autres âges. »

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