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Abstention : L’assemblée Nationale cherche les solutions face à un exécutif indifférent. Rappel de nos propositions.

PARTICIPATION AUX ELECTIONS : TOUT DOIT ETRE MIS EN OEUVRE

Metahodos – les Entretiens de la Methode ont tres regulièrement abordé cette question de la rénocation inispensables des modalités électorales et faite des propositions. L’executif – mais egalement parfois le parlement – a bloqué tant la reflexion, le débat que l’étude de scénarios.

Les pistes d’action (de solutions ) touchent en particulier au modalités électorales ( dose de proportionnelle aux législatives, âge du vote, vote par correspondance et par procuration, campagnes d’éducation et de sensibilisation, vote blanc…)

Celles ci ne seront pas suffisantes, à elles seules pour rénover la démocratie. La reforme des institutions ( rééquilibrage des 3 pouvoirs, statut des élus, dispositifs directs et participatifs, contrôles et évaluations…), et la rénovation « radicale » des pratiques s’imposent ( éthique, gouvernance,

VOIR NOS PROPOSITIONS RELATIVES A LA PARTICIPATION RAPPELEES DANS LA PUBLICATION:

MODERNISER LES SCRUTINS. (CORRESPONDANCE, ÉLECTRONIQUE, VOTE BLANC…?) LES EXEMPLES ALLEMAND ET ESTONIEN. https://metahodos.fr/2021/07/02/regionales-le-vote-electronique-est-il-vraiment-une-solution-a-labstention/

Nous écrivions :

DOUBLE TENTATION : ATTRIBUER LA RESPONSABILITE DE L’ABSTENTION AUX CITOYENS ET AUX MODALITÉS DE VOTE.

L’abstention aux élections n’est pas principalement due aux modalités de vote, même si celles ci doivent évoluer avec notre époque. On ne peut pas davantage en faire le reproche aux citoyens comme s’ils en étaient les seuls responsables. Les raisons de l’abstention ont été évoquées à plusieurs reprises sur notre site.

C’est l’ensemble des mécanismes de la démocratie qu’il faut revisiter,

les institutions, les pratiques, les postures, le statut des élus, la fonction publique, …Il faut compléter le vote par des modes d’expression plus réguliers et concrets ( développer la participation, les votes directs: RIC, référendums)

Comment améliorer l’expression démocratique par le vote

– organisations de campagnes d’information dans les médias presse et médias sociaux notamment;

– diffusion papier et internet des documents électoraux ;

– idem pour les documents d’information sur l’élection concernée;

– organisation, pour chaque élève du primaire et secondaire, de formations sur l’élection;

– votre par procuration élargi;

– vote par correspondance;

– vote anticipé;

– vote en semaine, avec autorisation d’absence dans les entreprises;

– expérimentation – en raison des difficultés propres à cette modalité – du vote électronique;

– association des citoyens et des jeunes à l’organisation des bureaux de vote ( des écoles, collèges, lycées, apprentissage, et université et écoles – mettre à profit les nombreux conseils municipaux des jeunes, conseils départementaux des jeunes, conseils régionaux des jeunes, et autres structures);

– association des autres acteurs de la cité ( organisations professionnelles, associations…) à l’organisation des bureaux de vote;

– mobilisation des fonctionnaires de l’Etat et des Collectivités sur l’ensemble des actions décrites ci-dessus, et en particulier : documentation, information, organisation des bureaux…l’organisation des des bureaux;

– reconnaissance du vote blanc;

– relèvement du seuil relatif au nombres d’exprimés/inscrits;

Ces propositions ne sont pas exhaustives. il faut en tous cas développer ces aspects pour toutes les élections de la commune à l’Europe. Nous ne pensons pas que le vote obligatoire soit une solution, en tous cas pas avec le niveau de défiance constaté.

Commencer par le rétablissement de la confiance entre citoyens et élus

« La solution à l’abstention ne serait donc pas technique, pointe-t-il au micro d’Europe 1, mais politique. À commencer par le rétablissement de la confiance entre citoyens et élus. » , écrit Damien Mestre parlant de Gilles Toulemonde, maître de conférences en droit public à l’université de Lille .

Article

Présidentielle 2022 : Face à la crainte de l’abstention, des pistes mais peu de concret

25/10/21 20 Minutes

Alors qu’une consultation citoyenne est en cours, différentes pistes pour encourager au vote sont de nouveau à l’ordre du jour.

  • Après la douche froide des dernières élections départementales et régionales, l’abstention massive va-t-elle atteindre l’élection présidentielle de 2022 ?
  • Lancée par l’Assemblée nationale, une consultation citoyenne sur « les ressorts de l’abstention » est en cours pour tenter d’enrayer le phénomène.
  • Des pistes sont régulièrement évoquées, mais elles ne pourront pas être mises en œuvre d’ici au printemps prochain.

« Voter est un droit, c’est aussi un devoir civique », rappelle chaque carte d’électeur en lettres blanches sur fond bleu marine. Reste qu’année après année, l’abstention est devenue massive, s’élevant à plus de 65 % au second tourdes dernières régionales. Une forte abstention à la présidentielle de 2022, c’est « le pire qui puisse nous arriver », a prévenu Jean-Luc Mélenchon dans un récent discours devant des militants de La France insoumise. Un « piège à cons », même, qui profiterait uniquement à Emmanuel Macron et Marine Le Pen, estime le candidat.

Pour plancher sur la question, une mission parlementaire a été créée ces dernières semaines à l’Assemblée nationale, qui a lancé une consultation citoyenne jusqu’à la fin du mois. Ses travaux visent à mieux appréhender « les ressorts de l’abstention » et à trouver des pistes pour favoriser la participation électorale pour espérer « conjurer le sort », explique à 20 MinutesStéphane Travert, son rapporteur LREM. Les répondants au questionnaire en ligne sont notamment invités à évaluer « l’évolution du débat démocratique », à dire s’ils sont favorables à « un régime recourant davantage au référendum » ou encore à indiquer s’ils sont pour la reconnaissance du vote blanc comme « un suffrage exprimé ».

Puisque l’abstention est « le premier parti de France », « on a aujourd’hui le devoir de faire en sorte que ce parti puisse retrouver une expression, poursuit Stéphane Travert. On se dit bien évidemment qu’on a besoin de relégitimer le vote. » Le député explique malgré tout être, à titre personnel, opposé à la prise en compte du vote blanc ou à l’instauration du vote obligatoire.null

Changer les règles du jeu électoral

« L’abstention est un moyen de signifier que l’offre électorale n’est pas satisfaisante », observe Mathilde Larrère, spécialiste en histoire politique et sociale. Elle n’est pas un refus « du politique », mais plutôt du « jeu politique », considère l’universitaire, nombre de citoyens ayant le sentiment que ses règles sont « pipées ». « Il y a un gros travail à faire pour regagner la confiance des électeurs », reconnaît Stéphane Travert, qui constate que certains ne vont pas voter en raison de la conviction « ça ne sert à rien ».

Face à ce constat « d’un véritable bug démocratique », l’association A voté a été créée au lendemain des dernières élections départementales et régionales, pour lesquelles 87% des 18-24 ans ne se sont pas déplacés au premier tour. Son cheval de bataille : la problématique des personnes mal ou non-inscrites, qui pourraient représenter jusqu’à un quart du corps électoral français. Il apparaît indispensable « d’encourager l’inscription sur les listes électorales », estime son coprésident, Dorian Dreuil, également expert associé à la Fondation Jean-Jaurès.nullPUBLICITÉnull

Des pistes possibles

La loi a progressé en la matière : depuis 2018, la date limite pour s’inscrire est passée du 31 décembre au sixième vendredi précédant le scrutin. D’autres mesures ont également été validées au cours des dernières années pour faciliter le vote. Dans un autre domaine, il sera aussi possible pour 2022 – c’est le cas depuis le 6 avril dernier – de réaliser une demande de procuration dématérialisée. Un déplacement au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie pour faire vérifier son identité restera toutefois obligatoire. Lors des départementales et régionales de 2021, crise sanitaire oblige, des mesures temporaires avaient aussi été mises en place, comme la possibilité de disposer de deux procurations.

D’autres réformes visant à augmenter la participation, comme la simplification de certaines modalités du vote – procurations, scrutin électronique, par anticipation ou correspondance… – font partie des pistes régulièrement évoquées par les politiques. Elles ne pourront toutefois pas matériellement être adoptées d’ici au printemps. Les conclusions de la mission parlementaires seront pour leur part connues en fin d’année.

Pour Mathilde Larrère, la question des modalités du vote ne suffit pas : « Rendre les électeurs et les électrices responsables de l’abstention, c’est un moyen pour ne pas voir que la vie politique ne les fait pas suffisamment rêver pour se déplacer et avoir envie de choisir. ». Selon elle, une réelle prise en compte du vote blanc dans les résultats électoraux pourrait ramener certains abstentionnistes sur le chemin des urnes. Une mesure réclamée par un nombre important des lecteurs de 20 Minutesque nous avons interrogés dans le cadre d’un appel à témoignages.

Croire en la magie présidentielle

« Il n’y a pas de fatalité de l’abstention de la jeunesse », expliquait récemment à 20 Minutes Frédéric Dabi, directeur général « opinion » de l’Ifop, qui soulignait par ailleurs le caractère particulier de l’élection du président de la République« La présidentielle s’inscrit dans un continuum » et la participation devrait, selon lui, se maintenir en 2022 à des niveaux enregistrées lors des deux dernières élections, avec une participation au premier tour à respectivement 75,68% et 78,69%. « Il existe une sorte de magie de la présidentielle », poursuit-il. Une enquête Ipsos-Sopra Steria publiée vendredi par Le Monde dessine un scénario un tantinet moins optimiste pour 2022. Seulement 59 % des Français interrogés seraient « certains » d’aller voter, contre 67 % à la même époque il y a cinq ans.

« Les gens sont très attachés à cette élection, parce qu’on vient élire un homme ou une femme qui porte un projet de société pour les cinq ans à venir », souligne Stéphane Travert. Le député se montre toutefois plus inquiet pour la suite. L’abstention de masse pourrait « revenir pour les législatives et ensuite les européennes, les municipales, etc. » D’ici là, voterons-nous plus en 2022 qu’en 2017 ? A vos boules de cristal

2 réponses »

  1. Bonjour, Thierry,Ce ne sont pas les mécanismes électoraux qu’il faut réviser mais la vie politique elle-même. La défiance publique vis à vis du politique et des institutions vient de la perte de confiance tant dans la parole de l’exécutif politique que dans son action et donc sa finalité. Ou l’exécutif rentre dans le rang et obéi au peuple, ou le peuple fera sans l’exécutif. Alors la répression sera pire encore…Voilà le fond du problème. C’est la politique de l’exécutif elle même qui est en cause, une démocrature bureaucratique et donc totalitaire. Et ça, une majorité du peuple l’a bien compris.Bien amicalementJean-Marc

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  2. Le fric, le fric, le fric.
    Être élu par le peuple n’est pas une question d’argent.
    Alors hop !!!!!
    Virer tout ces privilèges honteux et au boulot les feneants !!!!!!!

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