Aller au contenu principal

DEMOCRATIE PARTICIPATIVE : UNE ATTENTE VERITABLE DE LA PART DES FRANCAIS

Article

Présidentielle 2022 : les Français aspirent à davantage de démocratie participative

Par Dinah Cohen Le Figaro

Une étude Opinionway, commandée par État d’Esprit, indique qu’une majorité des citoyens se dit sensible à ce thème.

À moins de quatre mois de l’élection présidentielle, les Français envoient un message : ils ne souhaitent plus être de simples spectateurs du débat public mais veulent plutôt y contribuer. C’est en tout cas ce que montre un sondage Opinionway, commandé par l’agence État d’Esprit, spécialisée dans la concertation citoyenne pour l’action publique.À découvrir

À LIRE AUSSI Présidentielle 2022: les candidats planchent sur les questions de démocratie participative

Selon cette étude, le thème de la démocratie participative est cher à bon nombre de citoyens. 83% d’entre eux réclament ainsi d’en faire plus pour apporter leur pierre à l’édifice de la vie publique. «C’est un phénomène qui se renforce de plus en plus», observe Grégoire Milot, président et fondateur d’État d’Esprit.

Les sympathisants de gauche et du RN plus sensibles à la question

Dans le détail, cette doléance est le reflet d’un sentiment partagé par toutes les catégories socioprofessionnelles, avec un accent mis sur la jeunesse et les personnes vivant dans des zones rurales. «Ce sont des publics plutôt éloignés de la participation», précise Grégoire Milot. Les sympathisants de gauche sont également les plus demandeurs – 92% du côté de La France insoumise -, ainsi que ceux du Rassemblement national (90%). «Ce sont plutôt les sympathisants des partis extrêmes qui ont le sentiment que leurs idées ne sont pas représentées dans les assemblées. Ils cherchent donc d’autres moyens de s’exprimer», analyse le fondateur.

À LIRE AUSSI Abstention: pour impliquer les citoyens, les élus se mettent à la démocratie participative

Plébiscitée par les Français, la démocratie participative pourrait donc bien se transformer en enjeu électoral. Après la personnalité d’un candidat (80%), un programme contenant une meilleure association des citoyens aux projets et aux décisions publiques (73%) est le principal élément d’incitation pour aller voter à l’élection présidentielle.

Mais le thème est encore peu exploité par les différents candidats, et il s’agit donc d’être vigilant. Comme le relève Grégoire Milot, ces données montrent un «décalage total» entre «les élus, les décideurs et le grand public». «Les candidats évoquent souvent les thèmes et les choses qu’ils souhaitent mettre en place. Mais il faut aussi aborder la question de la méthode. La participation citoyenne n’est pas une fin en soi, mais un moyen de réaliser les actions proposées», fait valoir le spécialiste.https://d879bf89d09b9fef8e9820e1f184ddf4.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-38/html/container.html

À LIRE AUSSI Guillaume Tabard: «Participation citoyenne ou improvisation?»

Parmi les pistes envisageables pour renforcer la place du citoyen, plusieurs possibilités sont avancées. À l’instar d’obligations plus fortes des collectivités territoriales pour associer les citoyens à des projets locaux (voulues par 79% des sondés), de l’organisation de débats publics sur les grandes lois du quinquennat (74%), du fait de faciliter la mise en œuvre de référendums d’initiative citoyenne (73%), de la possibilité de s’informer et de réagir en ligne sur tous les projets de lois (72%) ou encore d’une participation de citoyens tirés au sort à l’Assemblée nationale (59%).

À LIRE AUSSI Guillaume Tabard: «La démocratie participative doit encore faire ses preuves»

Grégoire Milot met toutefois en garde : face à ce besoin de participation, il faut trouver les bons outils et savoir les manier avec prudence. Si la Convention citoyenne pour le climat a été saluée sur la forme, l’utilisation faite par l’exécutif a été grandement critiquée. Et il est donc essentiel de «bien identifier les thèmes, les sujets, les scénarios», pour que l’exercice soit «cadré». «Faire de la concertation, c’est risqué. Ce n’est pas que demander oui ou non, c’est aussi écouter, échanger et faire évoluer un projet», développe le président d’État d’Esprit.

Preuve que le désenchantement est déjà là : 68% des Français jugent, d’avance, que tout cela ne sert à rien et que leur avis ne sera pas pris en compte.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :