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LES #AIDES SOCIALES (PARTIE 2) COMBATTENT ELLES VRAIMENT LA PAUVRETE ? LES CONDITIONS DU BIEN VIVRE DEPASSENT L’ARYTHMETIQUE ADMINISTRATIVE.

25 millions de français classés «modestes» dont 9,3 millions «pauvres»

Compte tenu des volumes de la fiscalité/dépense publique et des aides sociales qui représentent 57,4 %, il est légitime de s’interroger sur l’efficacité des aides sociales.

Les mauvais classements de la France en termes de pouvoir d’achat, de pauvreté ou d’inégalités, par exemple autorisent à douter de l’efficacité de la politique sociale.

Atténuer la pauvreté oui, en sortir c’est moins sûr

Un lecteur nous propose, suite à notre publication d’hier :

E. MACRON REDONNE PAROLE SUR LA FUSION DES #AIDES SOCIALES (PARTIE 1)#

https://metahodos.fr/2022/01/09/emmanuel-macron-defend-a-nouveau-une-fusion-des-aides-sociales/

de reprendre un article de La Croix qui fait état d’un rapport récent du ministère de la solidarité.

Cette étude publiée mardi 21 septembre souligne que le système français d’aide sociale participe à diminuer la pauvreté.

« Niveau de vie monétaire » ou « conditions du bien vivre » ?

Comme nous le signalons régulièrement dans nos publications, la mesure du niveau de vie et de la capacité de bien vivre et d’épanouissement des personnes ne se mesure pas que de manière financière.

Il s’agit en particulier des conditions d’accès aux services et biens essentiels ( éducation, santé, sport, culture, loisirs, voyages, nature…)

Dépenses contraintes et restes à charge

De surcroît, les évaluations et comparaisons financières ne prennent pas en compte les dépenses contraintes qui sont davantage en hausse que les autres dépenses : logement, déplacements, éducation … Le reste disponible se réduit donc en conséquence

Article

Les aides sociales permettent de diminuer la pauvreté, d’après une étude

  • Nicolas Senèze, le 21/09/2021, LA CROIX

Une imposante étude publiée mardi 21 septembre par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère des solidarités démontre que les aides sociales participent effectivement à réduire la pauvreté.

Un constat d’abord : en France, 25 millions de personnes (40 % de la population) ont un niveau de vie mensuel inférieur à 1 582 € et sont considérées comme modestes ; parmi elles, 9,3 millions (un gros tiers) ont un niveau de vie inférieur à 1 063 € et sont considérées comme pauvres, femmes, jeunes et familles monoparentales ou nombreuses étant surreprésentées.

Un taux de pauvreté à 14,8 %

Mais si le taux de pauvreté s’élève ainsi à 14,8 % en France, il serait bien plus haut en l’absence des différentes prestations sociales (allocations familiales, aides au logement, minima sociaux, garantie jeune et prime d’activité) : 22,3 %, estime la Drees.

Le niveau de vie des 10 % les plus riches est 3,5 fois celui des 10 % les plus pauvres, un chiffre qui grimperait à 6,3 sans les différentes aides sociales. Celles-ci ont donc un effet décisif, représentant 19 % du revenu disponible des ménages modestes et 40 % du revenu des ménages pauvres (+ 291€ en moyenne).

Le montant des aides diffère évidemment selon les foyers. Ainsi, une personne seule sans revenu d’activité et locataire de son logement bénéficiera de 781 € mensuels de prestation : 510 € de RSA (dont 13 € de prime de Noël) et 271 € d’allocations logement. Mais avec un smic net (1 231 €), elle percevra 233 € grâce à la prime d’activité et ses ressources mensuelles atteindront 1 464 €.

Les aides sociales permettent de diminuer la pauvreté, d’après une étude

Drees – Minima sociaux et prestations sociales – Ménages aux revenus modestes et redistribution – Édition 2021

« Entre ces deux niveaux, le revenu disponible augmente globalement avec le revenu d’activité », note la Drees qui rappelle que l’arrivée de personnes supplémentaires dans le foyer est, elle, atténuée par des prestations spécifiques (allocations familiales ou complément familial) ou des modifications de barème.

Les aides sociales permettent de diminuer la pauvreté, d’après une étude

Drees – Minima sociaux et prestations sociales – Ménages aux revenus modestes et redistribution – Édition 2021

Sortir de la pauvreté

Si les personnes qui en ont réellement besoin bénéficient effectivement des aides, la question demeure de savoir si elles participent à les faire sortir de la pauvreté. Ici, les résultats sont moins nets : 23 % des bénéficiaires du RSA sortent de la pauvreté au bout d’un an, 26 % pour l’allocation de solidarité spécifique (AAS), mais c’est le cas pour seulement 7 % des bénéficiaires de l’allocation adulte handicapé, reflet des « difficultés spécifiques d’insertion des adultes handicapés en situation de précarité ».

Enfin, si les jeunes sortent plus facilement de la pauvreté grâce aux différentes aides, la Drees constate que plus l’ancienneté dans les minima sociaux s’allonge, plus la probabilité d’en sortir est faible.

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