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« LA FIN DE L’ARGENT FACILE » : LEÇONS TARDIVES DES ÉVOLUTIONS ÉCONOMIQUES ENGAGÉES DEPUIS FIN 2021

VOIR NOS PUBLICATIONS SUR LES PROGRAMMES ÉCONOMIQUES IRRÉALISTES DE LA PRESIDENTIELLE ET DES LÉGISLATIVES

UN RÉVEIL ÉCONOMIQUE DIFFICILE : CE QUI A ÉTÉ DISSIMULÉ DÈS FIN 2021 … ET PENDANT LA PRÉSIDENTIELLE ET LES LÉGISLATIVES. https://metahodos.fr/2022/06/16/un-reveil-economique-difficile-ce-qui-a-ete-mis-sous-le-tapis-des-avant-la-presidentielles/

OCCULTÉ JUSQU’AU MATIN DU QUINQUENNAT : L’ÉCONOMIE FRANÇAISE MENACÉE DE STAGFLATION.  https://metahodos.fr/2022/06/02/ce-qui-a-ete-occulte-avant-le-2-tour-de-la-presidentielle-leconomie-francaise-dans-la-tourmente/

INFLATION, POUVOIR D’ACHAT, DETTE… COMPTES ET MÉCOMPTES OFFICIELS https://metahodos.fr/2022/06/01/linflation-pouvoir-dachat-consommation/

L’ INSEE BROUILLÉE AVEC UNE JUSTE MESURE DU POUVOIR D’ACHAT ? https://metahodos.fr/2022/05/30/l-insee-en-mal-avec-une-juste-mesure-du-pouvoir-dachat/

APRÈS LE SECOND TOUR, LE VOILE POSÉ SUR LES RÉALITÉS ÉCONOMIQUES EST LEVÉ (SUITE ) https://metahodos.fr/2022/04/26/occulte-2/

Les sujets étouffés pendant la campagne (suite) : inflation, dette, financement des programmes, croissance  https://metahodos.fr/2022/04/26/les-sujets-etouffes-pendant-la-campagne-suite-limpact-de-linflation-sur-la-dette-et-les-equilibres-des-finances-publiques/

APRÈS LE SECOND TOUR, LE VOILE POSÉ SUR LES RÉALITÉS ÉCONOMIQUES VA ÊTRE LEVÉ https://metahodos.fr/2022/04/24/la-bce-va-enfin-parler-vrai-sur-la-situation-economique/.

CES SUJETS QUI AURONT ÉTÉ ÉTOUFFÉS PENDANT LA PRESIDENTIELLE https://metahodos.fr/2022/04/24/ces-sujets-qui-auront-ete-etouffes-pendant-la-presidentielle/

RÉUNIONS DE CRISE A LA BANQUE CENTRALE EUROPÉENNE

La Banque centrale européenne dont la Présidente sous estimait en automne les mesures à prendre contre l’inflation – dont les racines sont principalement antérieures à la guerre en Ukraine – vient de confirmer l’arrêt de son programme d’achat d’actifs qui lui a permis d’inonder les marchés de liquidité.

Elle a laissé ses taux directeurs inchangés, malgré des perspectives d’inflation revues à la hausse. Le premier relèvement est attendu pour juillet.

VIDÉO FRANCE 24

https://youtu.be/izZU2DoPGk8

Article

La BCE entérine la fin de l’argent facile

Par Guillaume Benoit. Les Échos Publié le 9 juin 2022

C’est la fin d’une ère pour le marché obligataire. Celle de l’argent facile et pas cher. A l’issue d’un Conseil des gouverneurs exceptionnellement délocalisé à Amsterdam, la Banque centrale européenne a confirmé qu’elle cesserait d’abreuver le marché de liquidités, comme elle le fait depuis 2015, dès le 1er juillet. Et qu’elle relèverait ses taux par deux fois, en juillet et en septembre.

L’arrêt du programme d’achat d’actifs, connu sous le nom d’APP (Asset Purchase Programme) n’est pas une surprise. Il avait été évoqué dès février. Il a ensuite gagné en légitimité au fur et à mesure que l’inflation en zone euro enchaînait les records. Elle a atteint 8,1 % (sur un an) en mai et les nouvelles anticipations de la BCE prévoient qu’elle tournera encore autour de 3,5 % en 2023 (avant de retomber à 2,1 % en 2024).

Mis en place en 2015 pour lutter contre le spectre de la déflation, l’APP n’a plus sa place en période de forte hausse des prix. « Nous devons tenir le cap et être déterminés à contenir l’inflation », a confirmé la présidente de la banque centrale, Christine Lagarde.

L’arrêt des achats nets de titres de dette d’Etats et d’entreprises (les remboursements des titres arrivés à échéance continueront à être réinvestis) a au moins deux implications. D’abord le marché obligataire va devoir apprendre à vivre sans le soutien de la BCE. Elle y injectait encore 20 milliards d’euros en juin, un montant qui avait déjà baissé depuis le début de l’année (40 milliards en janvier). Cette manne a permis de maintenir des conditions de financement très avantageuses pour les Etats de la zone euro.

Première hausse de taux en juillet

Ensuite, l’extinction des achats ouvre la porte, selon le scénario établi par la BCE elle-même, à la première hausse des taux directeurs depuis 2011. L’institution de Francfort a confirmé qu’un premier relèvement de 25 points de base aurait lieu dès le mois de juillet. Un engagement peu courant dans le monde des banques centrales, où l’on préfère l’ambiguïté. Christine Lagarde a même expliqué qu’il s’agissait du « début d’un voyage » vers la fin des mesures extraordinaires en place depuis 2015.

La Française a confirmé qu’une nouvelle hausse aurait lieu en septembre, et que ce deuxième tour de vis pourrait être plus important. Car si Christine Lagarde a qualifié de « bonne pratique » une première hausse de 25 points de base, un pas également défendu par l’économiste en chef de la BCE, Philip Lane, elle a affirmé que la BCE était prête à frapper plus fort par la suite. « La hausse des taux d’intérêt directeurs prévue pour septembre pourra être plus importante [que 25 pb] si les prévisions d’inflation [de la BCE] pour 2024 sont égales ou supérieures à 2,1 % », a tranché la présidente.

Chemin vers la normalisation

« Le chemin vers la normalisation ne s’arrêtera pas en septembre », avertit Carsten Brzeski, chez ING. Certes, Christine Lagarde a assuré que les hausses de taux seraient progressives. « Mais, souligne Frederik Ducrozet chez Pictet, elle a précisé que le rythme serait graduel et soutenu.

Autrement dit, le Conseil des gouverneurs pourrait décider d’une hausse de taux à chacune de ses quatre réunions d’ici à décembre. » En prenant l’hypothèse d’une hausse de 50 points de base en septembre, le taux de dépôt s’élèverait ainsi à 0,75 % en décembre, son plus haut niveau depuis juillet 2011.

Clarifications attendues

La présidente de la BCE s’est montrée plus évasive sur les moyens que la BCE entend mettre en oeuvre pour éviter que le durcissement de sa politique monétaire ne provoque une « fragmentation » de la zone euro . Autrement dit, un accroissement des écarts des coûts d’emprunts entre les différents pays, qui pourrait déboucher sur une nouvelle crise de l’euro.

« Si cela s’avère nécessaire, comme nous l’avons amplement démontré dans le passé, nous déploierons les instruments existants ou de nouveaux instruments. Nous sommes engagés – engagés ! – à transmettre correctement notre politique monétaire », a-t-elle déclaré.

Les mots, seuls, n’ont pas suffi à rassurer les marchés. Le taux à 10 ans italien a bondi de 25 points de base, à 3,61 %, alors que son équivalent allemand ne progressait que de 9 points de base. L’écart (spread) entre les deux a atteint 218 points de base, au plus haut depuis plus de deux ans. « Comme le montre la réaction des marchés obligataires au communiqué et à la conférence de presse, la BCE semble « désarmée » face à des tensions sur les spreads », conclut Aurel BGC.

Le 10 ans français dépasse les 2 %

Le taux français à 10 ans a bondi de près de 13 points de base en séance, dépassant les 2 % pour la première fois en plus de huit ans. En début d’année, il évoluait encore à 0,20 %.

Guillaume Benoit

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