Aller au contenu principal

OCCULTÉ JUSQU’AU MATIN DU QUINQUENNAT : L’ÉCONOMIE FRANÇAISE MENACÉE DE STAGFLATION

« L’inflation s’emballe: la BCE a-t-elle trop attendu pour agir? »,

titre Le Figaro / article De Florentin Collomp. Cet article vient comme en complément de nos publications sur Metahodos, et en confirmation de nos analyses.

Extrait de l’article :

« À 8,1% en zone euro et plus de 5% en France, la flambée des prix se poursuit, tandis que la Banque centrale européenne s’apprête seulement à relever ses taux. Pétrole au plus haut, inflation record, activité en recul… Un cocktail détonnant de mauvaises nouvelles assombrit le paysage économique. Le PIB de la France a reculé de 0,2% au premier trimestre, selon une estimation révisée à la baisse (contre 0% initialement prévu) de l’Insee.Parallèlement, l’inflation a atteint en mai son plus haut niveau depuis trente-sept ans: 5,2%, selon l’Insee (et 5,8% selon l’indice harmonisé d’Eurostat). «L’économie française est en récession alors que l’inflation n’a pas encore atteint son pic», résume Charlotte de Montpellier, économiste chez ING…. »

« La zone euro au bord de la stagflation »,

titre Le Monde.

Extrait de l’article :

« La hausse des prix a atteint 8,1 % dans la zone euro sur un an, en mai. Elle dépasse 10 % dans six des pays membres de la monnaie unique, alors que la croissance ralentit.

« La zone euro présente désormais de nombreux signes de stagflation. Ce mot-valise, qui désigne une stagnation économique lors d’une période de forte inflation, n’a pas de définition officielle, mais la conjoncture actuelle y ressemble de plus en plus. En mai, l’inflation dans les pays de la monnaie unique européenne a atteint 8,1 % sur un an, selon les données publiées mardi 31 mai par Eurostat. Du jamais-vu depuis la création de l’euro. Lors de la dernière poussée inflationniste, en 2008, l’indice des prix avait grimpé jusqu’à 4 %.

« Dans le même temps, la croissance a fortement ralenti. Elle était de 0,3 % au premier trimestre dans la zone euro, période qui ne comprenait que cinq semaines de la guerre en Ukraine, déclenchée le 24 février. En France, sur la même période, elle était même négative, à – 0,2 %, selon la nouvelle estimation de l’Institut national de la statistique et des études économiques publiée mardi. Depuis, en avril et mai, les indicateurs économiques à travers toute la région sont orientés vers le bas, sans pour autant s’effondrer. Etranglés par la soudaine hausse du coût de la vie, les ménages sont particulièrement touchés, tandis que l’industrie semble mieux résister.

« « La juxtaposition d’une inflation forte et d’un produit intérieur brut en berne – la France a rejoint l’Italie en territoire négatif – ravive les craintes de stagflation », souligne Gilles Moëc, économiste en chef à Axa. « La guerre en Ukraine et la stratégie zéro Covid de la Chine créent un pic d’inflation et un creux de la croissance inédits en zone euro », ajoute Ludovic Subran, économiste en chef à Allianz »…

Nous étions (Metahodos) parmi les premiers – voire les seuls – à nous étonner

de la capacité des médias, économistes et responsables politiques à occulter, pendant la campagne présidentielle, les phénomènes économiques déjà visibles et qui réduisaient à des promesses impossibles les programmes électoraux présentés.

Ce n’est qu’au lendemain du second tour que les conséquences d’une reprise de l’inflation ont progressivement été présentées sur : la dette nationale et les finances publiques, le pouvoir d’achat, la croissance…

Citée par La Tribune, L’économiste d’ING Charlotte de Montpellier « table désormais sur « une nouvelle contraction du PIB au deuxième trimestre », lui faisant dire que « l’économie française se trouve donc de facto en récession actuellement ». « On aura au moins une croissance érodée au deuxième trimestre », nuance Emmanuel Jessua de l’Institut Rexecode, pour qui « tout dépendra du moment où le pic d’inflation sera atteint ». L’Insee table à ce stade sur une croissance de 0,25% pour le trimestre en cours, et la Banque de France de 0,2%. »

Bruno Le Maire prévoit aujourd’hui que la France devrait sortir du pic de l’inflation d’ici un an et demi, c’est à dire « fin 2023 ». Pourquoi n’a t il pas prévu – ou plutôt constaté – avant le second tour la reprise de l’inflation et de ses conséquences économiques ?

Pourquoi l’exécutif et la majorité qui le soutien n’ont ils pas corrigé les perspectives économiques et ajusté le programme économique du quinquennat ? : « Le plus dur, nous y sommes », avertit le ministre Bruno Le Maire sur France Inter.

VOIR NOS PUBLICATIONS :

INFLATION, POUVOIR D’ACHAT, DETTE… COMPTES ET MÉCOMPTES OFFICIELS https://metahodos.fr/2022/06/01/linflation-pouvoir-dachat-consommation/

L’ INSEE BROUILLÉE AVEC UNE JUSTE MESURE DU POUVOIR D’ACHAT ? https://metahodos.fr/2022/05/30/l-insee-en-mal-avec-une-juste-mesure-du-pouvoir-dachat/

APRÈS LE SECOND TOUR, LE VOILE POSÉ SUR LES RÉALITÉS ÉCONOMIQUES EST LEVÉ (SUITE ) https://metahodos.fr/2022/04/26/occulte-2/

Les sujets étouffés pendant la campagne (suite) : inflation, dette, financement des programmes, croissance https://metahodos.fr/2022/04/26/les-sujets-etouffes-pendant-la-campagne-suite-limpact-de-linflation-sur-la-dette-et-les-equilibres-des-finances-publiques/

APRÈS LE SECOND TOUR, LE VOILE POSÉ SUR LES RÉALITÉS ÉCONOMIQUES VA ÊTRE LEVÉ https://metahodos.fr/2022/04/24/la-bce-va-enfin-parler-vrai-sur-la-situation-economique/.

CES SUJETS QUI AURONT ÉTÉ ÉTOUFFÉS PENDANT LA PRESIDENTIELLE https://metahodos.fr/2022/04/24/ces-sujets-qui-auront-ete-etouffes-pendant-la-presidentielle/

Article

Inflation, PIB, consommation : l’économie française dans la tourmente

La situation économique de la France est ternie par les différents impacts de la guerre en Ukraine, selon les indicateurs publiés mardi par l’Insee.

Publié le 31/05/2022 Le Point

Avis de tempête sur l’économie française : avec une contraction du PIB au premier trimestre, une inflation qui dépasse désormais les 5 % et les ménages qui réduisent encore leur consommation, les nuages s’amoncellent tandis que le gouvernement promet de « protéger » le pouvoir d’achat des Français. Une salve d’indicateurs publiés par l’Insee mardi matin dressent un tableau peu réjouissants de la situation économique française, conséquence notamment des répercussions de la guerre en Ukraine. Au premier trimestre, le produit intérieur brut (PIB) s’est finalement contracté de 0,2 %, a indiqué l’Institut national de la statistique, révisant ainsi à la baisse sa précédente estimation publiée fin avril d’une croissance de 0 %.

Signe inquiétant : la consommation des ménages, moteur traditionnel de la croissance française, a chuté de 1,5 %, contre un recul de 1,3 % estimé précédemment, et qui avait déjà surpris la plupart des économistes, qui ne s’attendaient pas à un tel coup de frein si tôt dans l’année. Les ménages sont frappés de plein fouet par l’accélération de l’inflation, qui avait grimpé à 4,5 % en mars, amputant leur pouvoir d’achat de 1,9 % au premier trimestre. Et les choses ne se sont pas améliorées depuis, avec des prix qui ont continué de flamber, avec une inflation de 4,8 % en avril et de 5,2 % en mai, selon un chiffre également publié mardi. L’inflation dépasse les 5 % pour la première fois depuis septembre 1985. « Nous savons que les prix sont tirés vers le haut à la fois par la situation sur les marchés de l’énergie, également par la situation sur les marchés alimentaires », avait déjà prévenu lundi le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, ajoutant que « nous allons entrer dans une période nouvelle où l’inflation ne sera plus aussi basse qu’elle l’a été au cours des années passées ».

Conséquence : en avril, la consommation des ménages a encore reculé, de 0,4 % a aussi indiqué l’Insee mardi, ces derniers ayant en particulier réduit leurs dépenses alimentaires, dont les prix sont tirés vers le haut par la guerre entre l’Ukraine et la Russie, deux pays exportateurs majeurs de céréales ou huiles par exemple. La pression monte donc sur le nouveau gouvernement, qui a fait de la protection du pouvoir d’achat sa priorité, alors que l’Insee prévoit une nouvelle baisse de ce dernier au deuxième trimestre.

« Aucun rattrapage » sur l’électricité en 2023

Il ne doit y avoir « ni oubliés ni angles morts », a ainsi assuré la Première ministre Élisabeth Borne vendredi dernier, à l’issue d’une réunion avec le gouvernement. Ce sera d’ailleurs l’objet des premiers textes soumis à la future Assemblée nationale issue des législatives de juin, qui doivent entériner les promesses d’Emmanuel Macron, avec notamment le maintien de la remise carburant, les indexations des pensions de retraite et des prestations sociales, le dégel du point d’indice des fonctionnaires, une baisse des cotisations des indépendants ou encore la création d’un chèque alimentaire.

À LIRE AUSSILe compte à rebours a commencé : ce qui attend Élisabeth Borne

La prolongation jusqu’à la fin de l’année du « bouclier tarifaire » sur le gaz et l’électricité est elle aussi actée. Ces aides s’ajouteront aux plus de 26 milliards d’euros mis sur la table depuis la fin 2021 pour réduire l’impact de l’inflation, même si le gouvernement se défend de prolonger le « quoi qu’il en coûte » déployé au plus fort de l’épidémie de Covid-19, en assurant vouloir davantage cibler les mesures d’aide. Le sujet est explosif, à deux semaines des élections législatives, alors que le Rassemblement national et la Nupes ont multiplié les promesses et montent au créneau pour dénoncer l’inaction de l’exécutif. Lundi, le ministre de l’Économie a improvisé un point presse alors que des inquiétudes, relayées par Marine Le Pen, s’élevaient sur la perspective d’un rattrapage du gel du prix de l’électricité sur les factures de l’an prochain. « Il n’y aura aucun rattrapage » sur les factures d’électricité, a-t-il martelé, tout en reconnaissant que le gouvernement devrait prendre des mesures supplémentaires pour financer ce gel.

5 réponses »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :