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APRÈS UN ÉTÉ CHAUD, UNE RENTRÉE POLITIQUE ORAGEUSE ?

NOUVELLE DONNE POLITIQUE, CERTAINES DE NOS PRÉCÉDENTES PUBLICATIONS

« RETOUR DE L’IDÉOLOGIE » À L’ASSEMBLÉE NATIONALE https://metahodos.fr/2022/08/12/on-assiste-a-un-retour-de-lideologie-a-lassemblee-nationale/

L’EXÉCUTIF À LA RECHERCHE D’UNE MÉTHODE INTROUVABLE ? RETOUR AU VOTE FORCÉ (49.3) POUR LE PLF. https://metahodos.fr/2022/08/11/pour-lexecutif-et-sa-nouvelle-methode-le-plus-dur-reste-a-venir/

PRÉSIDENTIELLE, LÉGISLATIVES : QUEL BILAN ? AVEC « THE CONVERSATION »https://metahodos.fr/2022/08/10/presidentielle-legislatives-quel-bilan/

« LES LIMITES DU REGAIN PARLEMENTAIRE »https://metahodos.fr/2022/08/08/les-limites-du-regain-parlementaire/

ASSEMBLÉE : « UN RETOUR EN GRÂCE POLITIQUE ET MÉDIATIQUE » ?https://metahodos.fr/2022/08/09/lassemblee-nationale-connait-un-retour-en-grace-politique-et-mediatique/

« Rentrée politique : derrière le « président des crises » Macron, les interrogations grandissantes sur l’absence de cap »

Titre Le Monde de ce jour qui poursuit :

« Le chef de l’Etat gouverne au gré des urgences et notamment de la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine. Une manière aussi de masquer une absence de cap, dénonce-t-on jusque dans son propre camp.

« Emmanuel Macron se plaît dans son costume de « président des crises ». Cette posture de gestionnaire rassurant, qui se propose de préserver l’essentiel, lui a permis d’être réélu chef de l’Etat, le 24 avril, au sortir de deux années d’épidémie de Covid-19, alors que la guerre tonnait en Ukraine. Pas question de changer de registre, à la veille de la première rentrée de ce nouveau quinquennat – un conseil des ministres est prévu, mercredi 24 août.

« Après trois semaines de pause estivale, durant lesquelles il est resté discret, M. Macron a rompu son silence, vendredi 19 août, à l’occasion de la cérémonie commémorant les 78 ans de la libération de Bormes-les-Mimosas (Var), non loin de sa villégiature du fort de Brégançon. L’occasion de se poser de nouveau en capitaine dans la tempête.Lire aussi : Article réservé à nos abonnés A Bormes-les-Mimosas, Emmanuel Macron soucieux face aux menaces de la guerre et du dérèglement climatique

« Les Français, a-t-il prévenu dans son discours, devront faire preuve de « force d’âme » dans les mois à venir et « accepter de payer le prix de la liberté » face aux conséquences de l’invasion russe. Sur le plan énergétique, faut-il comprendre. L’automne et l’hiver à venir sont en proie à de potentielles restrictions en raison de la menace que fait planer Moscou de couper ses livraisons de gaz à l’Europe pour lui faire payer son soutien à Kiev.

…/…

NOUS VOUS PROPOSONS UN ARTICLE D’OUEST FRANCE

ARTICLE

L’été politique a été chaud, la rentrée parlementaire le sera également : voici pourquoi

Ouest France

La session parlementaire extraordinaire ouverte à la suite des législatives de juin dernier s’est terminée ce vendredi 5 août 2022. Députés et sénateurs ont donc droit à quelques semaines de repos avant d’affronter une rentrée parlementaire qui s’annonce aussi intense que ne l’a été la session estivale.

s sont officiellement des aoûtiens. Après plusieurs semaines de joutes politiques intenses, sénateurs et députés ont en effet pu, en ces premiers jours d’août 2022, partir en vacances. Des vacances à la fois méritées et nécessaires.

Méritées car, depuis l’ouverture de la nouvelle législature, députés et sénateurs n’ont pas chômé et ont voté nombre de textes importants, notamment ceux sur le pouvoir d’achat ou sur le dispositif de vigilance sanitaire. Mais elles sont surtout nécessaires au vu de ce qui les attend à la rentrée. Car celle-ci s’annonce au moins aussi explosive que ne l’a été la session extraordinaire organisée cet été.

Des budgets décisifs à voter, ou pas

Cette rentrée parlementaire, qui devrait s’effectuer au début du mois d’octobre, verra en effet les députés et sénateurs examiner deux très gros morceaux : le projet de loi de finances pour 2023, dont dépendront tous les financements octroyés par l’État l’an prochain, et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, qui régit les montants des différentes aides et pensions.

Clés de voûte de l’action publique, ces deux textes, toujours décisifs, prennent dans le contexte actuel, une tout autre importance. Et, de fait, de nombreuses questions se posent au sujet de leur futur examen : quelles seront les principales pierres d’achoppement ? Comment les oppositions vont-elles se comporter ? Quels appuis les Macronistes trouveront-ils, s’ils en trouvent ?

Ces questions n’ont rien d’anodin car d’aucuns voient déjà le gouvernement être obligé de passer en force pour faire adopter ces deux projets de loi. « Ça ne pourra passer qu’au 49-3 », pronostiquait déjà, courant juillet, Émeric Bréhier, directeur de l’Observatoire de la vie politique et ancien député socialiste.

Une possibilité qui laisse entrevoir la survenue de débats houleux, aussi bien avant qu’après l’annonce de cette hypothétique utilisation du 49-3.

Une nouvelle majorité à trouver au sujet des énergies renouvelables

L’examen du texte sur l’accélération du déploiement des énergies renouvelables, également prévu pour la rentrée, devrait lui aussi s’avérer très intéressant. Car, en plus de porter sur l’un des enjeux majeurs des prochaines décennies, ce projet de loi pourrait obliger le camp présidentiel à changer de pied.

Jusqu’à présent, les Macronistes ont en effet surtout compté sur les voix des Républicains et du Rassemblement national pour faire adopter leurs textes, la Nupes étant le plus souvent restée dans l’opposition.

Mais comment cette dernière se positionnera-t-elle face à un texte si proche de son ADN ? Ira-t-elle jusqu’à mêler ses voix à celle de l’improprement nommée « majorité » ? Et si oui, en échange de quoi ? À l’inverse, les Républicains et le Rassemblement national seront-ils tentés de retourner dans une opposition frontale, sur un sujet pouvant parfois créer la polémique sur le plan local (lors des déploiements d’éoliennes, notamment). Bref, le texte pourrait consacrer l’avènement d’une autre « majorité de projet » au sein de l’Assemblée nationale.

Pour ou contre l’obligation de porter la cravate à l’Assemblée nationale ?

Des textes sur la sécurité et l’immigration toujours sensibles

Autre texte pouvant agiter le landerneau politique : celui sur l’immigration, dont Gérald Darmanin a déjà esquissé les contours.

Le ministre de l’Intérieur a en effet indiqué au Figaro le 3 août dernier que ce projet de loi devait permettre « une réforme profonde de l’organisation de l’asile »« une intégration bien plus exigeante des étrangers »« une réflexion sur le rapport entre immigration et économie » et « une lutte plus intraitable que jamais contre les étrangers délinquants. »

Un ordre du jour explosif qui, là aussi, mettra à rude épreuve les nouveaux équilibres de l’Assemblée. Pour préparer au mieux l’arrivée de ce texte sensible devant le Parlement, Élisabeth Borne a d’ailleurs demandé au locataire de la place Beauvau de décaler son examen, pour laisser place à une concertation plus longue entre les différents acteurs.

Gérald Darmanin prépare aussi un projet de loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur (Lopmi), qui prévoit notamment d’octroyer à ce dernier 15 milliards d’euros supplémentaires de budget en cinq ans. Une manne importante dont la répartition ne manquera par de susciter de vifs échanges, sur un sujet toujours très clivant.

Quid des réformes des retraites et du marché du travail ?

Et puis, il y a tout le reste, tout ce qui n’est pas encore officiellement programmé à l’agenda parlementaire mais qui ne manquera pas de faire parler.

Au premier rang de ces sujets sensibles : la réforme des retraites, qu’Emmanuel Macron avait placée au cœur de son programme présidentiel. Comme il l’a indiqué lors de son interview du 14 juillet, l’examen de cette réforme au Parlement sera là aussi précédé d’une concertation avec les partenaires sociaux. Mais celle-ci devra aller vite, Emmanuel Macron ayant la volonté de faire entrer le texte en vigueur dans le courant de l’été 2023.

Le 14 juillet, le président de la République avait par ailleurs réitéré son envie de voir un texte réformant le marché du travail être mis sur les rails. Celui-ci abordera la formation, notamment celle des seniors, mais aussi, et peut-être surtout, l’assurance-chômage. Sur ce dernier point, Emmanuel Macron a rappelé sa volonté d’aller « plus loin » que le précédent texte, qui avait déjà suscité de vives contestations. De quoi contribuer à raviver un débat public qui n’en avait pas franchement besoin.

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