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McKINSEY – PARQUET FINANCIER, MARCHÉS ET CAMPAGNES – E.MACRON, DÉNÉGATIONS ET ÉLÉMENTS DE DÉFENSE – MISE À JOUR

D’UN RAPPORT DU SÉNAT À UNE ENQUÊTE DU PARQUET FINANCIER

À la suite d’un rapport d’une commission d’enquête du Sénat datant de mars dernier dénonçant l’emprise des cabinets de conseils privés sur les politiques publiques et l’ouverture par le PNF d’investigations pour « blanchiment aggravé de fraude fiscale » visant notamment McKinsey, Emmanuel Macron s’était publiquement exprimé sur « l’affaire McKinsey » pour récuser tout favoritisme à l’égard de l’entreprise américaine.

DE DÉNÉGATIONS EN DÉNÉGATIONS

« On a l’impression qu’il y a des combines, c’est faux. »

Interrogé, le 27 mars, sur France 3, sur les nombreux contrats passés par l’Etat avec des cabinets de conseil, le président de la République, Emmanuel Macron, s’était montré agacé, expliquant :

« S’il y a des preuves de manipulation, que ça aille au pénal. » Une parole prémonitoire. (FranceInfo)

En Macronie, on met en avant l’extrême prudence du candidat, dès la campagne de 2017.

« Macron ne voulait pas d’emmerdes« , assure un historique. Pour 2022, « je ne vois pas de quoi on parle« , affirme de son côté un ancien cadre du parti présidentiel, qui n’a participé qu’à la seconde campagne de l’actuel chef de l’État. (Id)

L’Élysée n’a pas répondu aux questions posées suite à la révélation du PARISIEN.

L’Élysée, le 24 novembre – après le communiqué du parquet financier – « a pris connaissance de la communication du Parquet national financier concernant l’ouverture de deux informations judiciaires à la suite notamment de plaintes d’élus et d’association ». « Il appartient à la justice de conduire ces investigations en toute indépendance », ajoute la présidence de la République ce jeudi soir. « Pas de commentaire », avait dans un premier temps réagi le Palais auprès de franceinfo.(Id)

« Ça ne peut pas concerner la campagne de 2022« , renchérit une cheville ouvrière de la réélection d’Emmanuel Macron. Il soutient qu’il n’y a eu aucun recours à des cabinets de conseil, que le suivi des comptes a été extrêmement rigoureux et que les échanges sur des points de procédure avec la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) ont été nombreux. Selon cette source, « le trésorier y tenait beaucoup, et le candidat aussi ». (Id)

Ces deux sources au sein de la Macronie affirment n’avoir eu aucun contact depuis fin octobre avec le PNF.(Id)

Emmanuel Macron a indiqué le 25 novembre avoir « appris dans la presse » la nouvelle, jugeant « normal que la justice fasse son travail ». Le chef de l’État s’est ensuite défendu : « Mes comptes de campagnes de 2017 ont déjà été soumis à toutes les procédures, aux juges. Ils ont été validés par les procédures que nos lois prévoient. Ceux de 2022 sont en chemin comme tous les candidats. » Pour lui, ces informations judiciaires sont malgré tout une « bonne chose » : « Que toute la lumière soit faite et que la transparence soit faite. »

DE LA SPHÈRE POLITIQUE À LA SPHÈRE ADMINISTRATIVE ?

« Je ne crains rien », assure Emmanuel Macron. Le président français a assuré vendredi croire ne pas être au « cœur de l’enquête » du Parquet national financier sur l’intervention des cabinets de conseil dans les campagnes de 2017 et 2022, jugeant « normal que la justice fasse son travail ».

« Je ne crains rien et (…) je crois que le cœur de l’enquête n’est pas votre serviteur »

( Des lampistes ? qui serait donc visé ? Les directeur et trésorier des deux campagnes présidentielles ? les collaborateurs du président pourtant placés sous son autorité directe ? )

a affirmé le président devant des journalistes, en marge d’un déplacement à Dijon. « J’ai appris comme vous par la presse qu’il y avait des associations et des élus qui avaient décidé de saisir la justice, c’est normal que la justice fasse son travail, elle le fait librement, elle va faire justement la lumière sur ce sujet », a-t-il ajouté.

Ces cabinets privés dont certains employés ont œuvré bénévolement pendant ses campagnes ont-ils fait l’objet de favoritisme par la suite dans l’attribution de marchés publics? « Alors moi je vous dis que non », a tranché le chef de l’État qui assure s’en « être déjà expliqué des centaines de fois » face aux accusations de l’opposition pendant la dernière campagne présidentielle.

« Personne ne m’a écrit, personne ne m’a appelé »

Il a indiqué avoir appris par la presse l’ouverture de ces deux informations judiciaires dont une pour « favoritisme » sur l’intervention de cabinets de conseil dans les campagnes électorales de 2017 et 2022: « personne ne m’a écrit, personne ne m’a appelé ».

Mais le président de la République n’a pas manqué de pointer des « attaques politiques »au sujet de l’intervention de cabinets de conseil pour La République en Marche (LREM). « Certains voudraient le politiser, je veux que la justice fasse son travail de manière normale », a fait savoir Emmanuel Macron, sans citer de personnalités politiques en particulier.

ÉLÉMENTS DE DÉFENSE : « UN PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE NE S’AMUSE PAS À ATTRIBUER TEL OU TEL MARCHÉ «

« Moi en l’espèce, je peux vous dire ce que fait un président de la République et ce que ne fait pas un président de la République : il ne va pas s’amuser à attribuer tel ou tel marché », a-t-il ajouté.

Ce serait donc un sujet administratif plutôt que politique ? Et les responsables seraient ils des administratifs ?

Il a en outre observé que « dans une campagne présidentielle, il y a des femmes et des hommes, il y en a qui sont journalistes, il y en a qui sont magistrats, il y en a qui sont dans des cabinets de conseils, il y en a qui sont fonctionnaires, qui s’engagent et qui donnent sur leur temps libre du temps, ça a toujours été comme ça ».

Le Monde rapporte que « Le ton, ( du président état) plus placide que combatif, contrastait avec celui de sa dernière visite en Côte-d’Or, en pleine campagne. « Il ne faut pas tout mélanger », s’était-il agacé en défendant le recours aux cabinets de conseil. Cette fois,

« Il sait que ça va durer, feuilletonner, mais à la fin, il n’y aura rien », le défend François Patriat, sénateur de la Côte-d’Or. »

PUBLICATION PRÉCÉDENTE :

« McKinsey : le PNF enquête sur les campagnes 2017 et 2022 de Macron » LE POINT Extrait https://metahodos.fr/2022/11/25/mckinsey-le-pnf-enquete-sur-les-campagnes-2017-et-2022-de-macron/

E. MACRON VISÉ PAR UNE ENQUÊTE DU PARQUET NATIONAL FINANCIER POUR FINANCEMENT ILLÉGAL DE CAMPAGNE https://metahodos.fr/2022/11/24/e-macron-vise-par-une-enquete-du-parquet-national-financier-pour-financement-illegal-de-campagne/

ARTICLE 1

Affaire McKinsey : le Parquet national financier a ouvert deux informations judiciaires sur les comptes de campagne d’Emmanuel Macron en 2017 et 2022

FRANCE INFO

Deux informations judiciaires ont été ouvertes par le Parquet national financier en octobre 2022.

Une information judiciaire a été ouverte par le Parquet national financier (PNF) concernant les comptes de campagne d’Emmanuel Macron en 2017 et 2022, a appris franceinfo de source proche du dossier, confirmant une information du journal Le Parisien.

Dans un communiqué, le PNF confirme l’ouverture d’informations judiciaires en octobre 2022 pour « favoritisme », « recel de favoritisme » et « tenue non conforme de comptes de campagne » et « minoration d’éléments comptables dans un compte de campagne », portant sur les « conditions d’intervention de cabinets de conseils dans les campagnes électorales de 2017 et 2022 ».

Des juges d’instruction financiers ont donc été chargés ces derniers jours de faire la lumière sur les comptes des campagnes électorales d’Emmanuel Macron, et notamment le rôle du cabinet de conseil McKinsey. L’information judiciaire est ouverte « contre X ».

La justice doit enquêter « en toute indépendance », réagit l’Élysée

Tout est parti d’une enquête du PNF visant le cabinet de conseil américain McKinsey, soupçonné de « blanchiment aggravé de fraude fiscal » après un rapport sénatorial, qui faisait apparaître que l’entreprise n’avait pas payé d’impôts sur les sociétés en France entre 2011 et 2020. C’est dans le cadre de cette affaire que de nouveaux éléments sont apparus et ont conduit le Parquet national financier à ouvrir cette information judiciaire concernant la campagne électorale d’Emmanuel Macron.

L’Élysée « a pris connaissance de la communication du Parquet national financier concernant l’ouverture de deux informations judiciaires à la suite notamment de plaintes d’élus et d’association ». « Il appartient à la justice de conduire ces investigations en toute indépendance », ajoute la présidence de la République ce jeudi soir. « Pas de commentaire », avait dans un premier temps réagi le Palais auprès de franceinfo.

« Je ne vois pas de quoi on parle »

En Macronie, on met en avant l’extrême prudence du candidat, dès la campagne de 2017. « Macron ne voulait pas d’emmerdes », assure un historique. Pour 2022, « je ne vois pas de quoi on parle », affirme de son côté un ancien cadre du parti présidentiel, qui n’a participé qu’à la seconde campagne de l’actuel chef de l’État.

« Ça ne peut pas concerner la campagne de 2022 », renchérit une cheville ouvrière de la réélection d’Emmanuel Macron. Il soutient qu’il n’y a eu aucun recours à des cabinets de conseil, que le suivi des comptes a été extrêmement rigoureux et que les échanges sur des points de procédure avec la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) ont été nombreux. Selon cette source, « le trésorier y tenait beaucoup, et le candidat aussi ».

Pour l’élection présidentielle de 2022, les comptes de campagne sont bouclés depuis le 24 juin. Jusqu’au 24 décembre, les partis échangent avec la CNCCFP, qui pose des questions sur ce qui peut lui sembler relever d’éventuelles irrégularités. Ces deux sources au sein de la Macronie affirment n’avoir eu aucun contact depuis fin octobre avec le PNF.

ARTICLE 2 Extrait

Macron et la justice : derrière la façade, une guerre sans merci

Après le secrétaire général de l’Elysée et le garde des Sceaux, c’est le président de la République qui est visé par deux enquêtes du Parquet national financier à la suite d’accusations sur ses liens avec McKinsey.

L’Elysée a affirmé jeudi qu’il revenait à la justice d’enquêter « en toute indépendance », après l’annonce de l’ouverture d’informations judiciaires sur l’intervention des cabinets de conseil dans les campagnes électorales de 2017 et 2022 à la suite d’accusations visant Emmanuel Macron sur ses liens avec McKinsey.

Par Eric Mandonnet Publié le 25/11/2022 L’Express

Au premier jour du second quinquennat, la guerre était déjà sinon déclarée, du moins entamée. Emmanuel Macron a peu apprécié – litote – que Chantal Arens, Première Présidente de la Cour de Cassation, et François Molins, Procureur Général près la Cour de Cassation, sèchent la cérémonie d’investiture, le 7 mai 2022 à l’Elysée. Une sombre histoire d’invitations reçues trop tardivement qui ne trompe personne, en tout cas pas le chef de l’Etat. Un saisissant résumé du rendez-vous manqué entre le président et la justice.  

Emmanuel Macron est un enfant du PNF. Sans l’intervention du Parquet national financier dans la campagne électorale de 2017 et la mise en cause de François Fillon soudain rattrapé par l’emploi présumé fictif de sa femme, l’actuel président aurait-il trouvé les clés de l’Elysée ? Ce jeudi 24 novembre, Le Parisien révèle que le parquet national financier a ouvert deux informations judiciaires fin octobre, l’une « sur les conditions d’intervention de cabinets de conseils dans les campagnes électorales de 2017 et 2022 », l’autre sur des soupçons de « favoritisme » les concernant, une information confirmée par le procureur de la République financier Jean-François Bohnert dans un communiqué.

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