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AFFAIRE MC KINSEY, SUITE : MINIMISEE PAR L’EXECUTIF

NOTRE DOSSIER : AFFAIRE MC KINSEY / AFFAIRES D’ÉTAT

Voir nos précédentes publications ;

AFFAIRE MC KINSEY : L’EXTERNALISATION À DES CABINETS DE CONSEILS, UN ENJEU CONSTITUTIONNEL ? https://metahodos.fr/2022/03/24/affaire-mc-kinsey-lexternalisation-a-des-cabinets-de-conseils-un-enjeu-constitutionnel/

Interrogé sur la forte hausse des missions confiées aux consultants, le candidat à la présidentielle a affirmé que ces dépenses auraient déjà baissé. Un argument trompeur qui minore le problème, selon Le Monde.

Article – Extraits

Emmanuel Macron minimise le recours aux cabinets de conseil privés

Par Maxime VaudanoAdrien SénécatManon Romain et Luc Martinon – Le Monde

Il « assume », mais cherche en même temps à éluder le sujet ; Emmanuel Macron a été interrogé, jeudi 17 mars, sur le recours récurrent de son gouvernement à des cabinets de conseil privés pour mener à bien ses réformes. Ces dépenses ont fortement augmenté au cours du quinquennat, jusqu’à dépasser le milliard d’euros en 2021, selon le rapport d’une commission d’enquête du Sénat consacré à cette question.

C’est presque trois fois plus qu’en 2018, aux débuts du quinquennat, relèvent les sénateurs, qui s’inquiètent de voir la facture s’envoler année après année. Pourtant, le chef de l’Etat sortant, candidat à un deuxième mandat, a prétendu que les sommes dépensées ont déjà diminué.

Ce qu’il a dit

Lors de sa conférence de presse, Pauline de Saint-Rémy, journaliste à Politico, a interpellé le candidat à la présidentielle sur la hausse considérable du recours aux cabinets de conseil privés au cours de son quinquennat : « Est-ce que c’est quelque chose que vous assumez ? » Emmanuel Macron a alors relativisé le phénomène :

« Il y a eu une augmentation dans les phases de crise, je crois que c’est ce que décrit le Sénat, mais il y a aussi une baisse ensuite de plus de 15 % sur l’année qui a suivi sous ce quinquennat, ce qui montre aussi une procédure de refroidissement ou de normalisation. (…)  Donc je l’assume et je pense que ce n’est pas une fatalité d’augmenter. »

POURQUOI C’EST TROMPEUR

L’argumentaire d’Emmanuel Macron repose sur deux points :

  • La hausse des dépenses de conseil au cours de son mandat serait avant tout liée à la crise sanitaire ;
  • Ces dépenses auraient déjà été maîtrisées, avec une baisse de plus de 15 % « sur l’année qui a suivi ».

Or, l’un comme l’autre sont erronés.

…/…

…la commission d’enquête sénatoriale a évalué qu’elles avaient déjà augmenté de 40 % entre 2018 et 2019, avant même le début de la crise sanitaire.

Les dépenses de conseil à forte dimension stratégique ont presque triplé depuis 2018

Les dépenses de conseil des ministères n’ont cessé d’augmenter, et ce même avant le début de la crise sanitaire. En 2019, l’augmentation était déjà de 48,2% pour les missions à forte dimension stratégique. La baisse de 15% annoncée le 19 janvier, indexée sur 2021, ne ramènerait pas les dépenses au niveau de 2020. 

Ensuite, on ne peut pas dire que ces dépenses ont déjà baissé au cours du mandat d’Emmanuel Macron. Elles ont, jusqu’à présent, augmenté, année après année, de 2018 à 2021. La baisse de 15 % évoquée par le candidat est, en fait, une directive du gouvernement pour 2022.

2021, record des dépenses du quinquennat

En effet, le premier ministre, Jean Castex, avait signé, le 19 janvier, une circulaire encadrant le recours aux prestations des cabinets de conseil – une probable anticipation de l’exécutif alors qu’allait être publié ce rapport au vitriol. Le texte fixe pour objectif de réduire de « 15 % au moins » par rapport à 2021 les « prestations intellectuelles engagées en stratégie et organisation ».

Contrairement à ce qu’affirme Emmanuel Macron, cette baisse des dépenses n’est donc pas encore effective et n’est même pas certaine pour l’année 2022, car la circulaire n’est pas contraignante. Il faudra attendre la fin de l’exercice budgétaire pour vérifier si le cadre fixé par le premier ministre a été respecté ou pas. Sans compter que la circulaire exclut du calcul les dépenses de conseil liées aux projets informatiques, qui représentent environ la moitié du total.

…/…

Le choix de prendre comme référence l’année 2021, record des dépenses du quinquennat, est également peu ambitieux …

…/…

« Consultocratie » : un quinquennat de conseils

Invisibles, mais omniprésents, quelle est l’influence réelle des consultants privés dans la conduite des affaires de l’Etat ? C’est la question que s’est posée la commission sénatoriale sur l’influence des cabinets de conseil sur les politiques publiques, qui rend son rapport le 17 mars.

…/…

2 réponses »

  1. Ce gouvernement ne peut plus désavouer ceux qu’il a payé pour gouverner à sa place. Ce serai suicidaire…Bien amicalementJean-Marc

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