EMISSION – Le film sur Samuel Paty est « un levier pédagogique puissant »,
salue l’association des professeurs d’histoire-géographie
Sorti ce mercredi en salles, le film « L’Abandon » retrace l’engrenage qui a conduit en 2020 à l’assassinat de Samuel Paty par un terroriste islamiste, à Conflans-Saint-Honorine. La présidente de l’association des professeurs d’histoire-géographie souhaite que nombre de ses collègues aillent le voir.
Publié le mercredi 13 mai 2026 France Inter
Le film « L’Abandon » « est un levier pédagogique puissant », salue ce mercredi 13 mai, Joëlle Alazard, présidente de l’association des professeurs d’histoire-géographie (APHG), en ce jour de sortie du film qui met en scène les derniers jours du professeur d’histoire-géographie Samuel Paty, assassiné par un djihadiste en 2020. « L’Abandon » est présenté hors compétition au 79e Festival de Cannes et sort en salles partout en France. Joëlle Alazard conseille à ses collègues d’aller le voir, et aux élèves, mais seulement « à partir de la quatrième ou de la troisième ».
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« Ce n’est pas un film adapté aux plus petits »
Joëlle Alazard explique être allée voir le film « avec une certaine appréhension parce que, évidemment, c’est une tragédie qu’on a peur de voir adaptée à l’écran », mais à la sortie, la présidente de l’APHG a finalement trouvé que « c’était un levier pédagogique puissant parce qu’on est vraiment dans le factuel, on restitue tout ce qui s’est passé durant les onze jours qui ont précédé l’attentat ». « L’Abandon » permet de comprendre « la mécanique des faits, l’engrenage, le mensonge initial, la manière dont les vidéos ont été tournées et sont devenues virales sur les réseaux sociaux », ou encore « la pression qui s’accroît contre Samuel (Paty) qui va quand même enseigner ».
Joëlle Alazard espère que nombre de ses collègues iront voir le film, mais elle a un conseil pour eux : « Ce n’est pas un film adapté aux plus petits, il faut vraiment envisager d’y emmener les classes à partir de la quatrième ou de la troisième, pas avant ». « C’est un levier pédagogique remarquable », mais « c’est quand même un film dont on ne sort pas indemne », souligne-t-elle.