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BUDGET DE L’ÉTAT 2023 PRÉSENTÉ EN MODE POTEMKINE – SUITE

COMMENT CLARIFIER LA RÉCENTE PRÉSENTATION TRONQUÉE DU BUDGET 2023

Une de nos lectrices nous signale un des très rares articles de presse éclairant les évolutions des comptes de l’Etat en 2022 et 2023.

Il s’agit d’un article de BFM BUSINESS reproduit ci contre.

Il complète nos 3 récentes publications :

UN PROJET DE BUDGET POTEMKINE PROMIS AU 49.3. https://metahodos.fr/2022/08/12/un-projet-de-budget-potemkine-promis-au-49-3/

Article

INFLATION : COMMENT VA-T-ON FINANCER LES 43 MILLIARDS D’EUROS DES MESURES « POUVOIR D’ACHAT »?

Le 08/07/2022

Bercy assure que le paquet « pouvoir d’achat » ne creusera pas les déficits grâce à de meilleures rentrées fiscales et parie que la dynamique sur le marché de l’emploi se poursuivra en 2022.

L’inflation va-t-elle plomber les finances publiques? Ce jeudi le gouvernement a dévoilé les chiffrages de son nouveau paquet « pouvoir d’achat ».

Le montant s’élève à un peu moins de 20 milliards d’euros. 6,4 milliards d’euros pour les revalorisations de 4% des retraites et des minima sociaux, 4,8 milliards pour les dispositifs sur le carburant, 4 milliards seront consacrés à la rémunération des fonctionnaires avec la hausse du point d’indice et 1 milliard pour l’aide exceptionnelle de 100 euros de rentrée que devraient toucher 8 millions de ménages. A ces mesures exceptionnelles s’ajoute la suppression de la redevance pour l’audiovisuel public d’un montant de 3,2 milliards d’euros.https://d-2101332494390256532.ampproject.net/2208051912001/frame.html

Il s’agit là des dépenses prévues pour la fin d’année. Mais la hausse de l’inflation qui a débuté en 2021 a déjà entraîné un soutien financier de l’Etat au pouvoir d’achat. Bercy chiffre les mesures mises en place depuis octobre dernier (bouclier énergétique, ristourne carburant…) à 23 milliards d’euros.

43 milliards d’euros depuis octobre dernier

Ce qui porte donc à 43 milliards d’euros le coût total des mesures de soutien (si le dernier paquet est bien validé par le Parlement le 18 juillet prochain).

Tout n’est pas entièrement financé par l’Etat; le bouclier énergétique par exemple cofinancé avec EDF et les augmentations de fonctionnaires seront -pour un quart de la dépense- à la charge des collectivités territoriales.

De quoi creuser encore davantage les déficits et l’endettement du pays après plus de deux ans de crise sanitaire et de « quoi qu’il en coûte »? La Cour des comptes s’est en tout cas alarmée ce jeudi de la hausse des dépenses publiques prévue non compensée par des rentrées fiscales assurées.

Du côté de Bercy, on se montre pourtant plutôt serein. Les prévisions de déficit budgétaire pour l’année en cours restent à 5% du PIB.

« En intégrant le financement de ces dispositifs, la prévision de déficit public pour 2022 s’établit à -5% du PIB), stable par rapport à la loi de finances initiale pour 2022, précise-t-on au ministère de l’Economie. Le coût des mesures nouvelles et la révision à la baisse de la croissance pour 2022 du fait de la guerre en Ukraine et des tensions inflationnistes étant compensés par le rebond de croissance observé fin 2021, supérieur aux attentes et dont l’effet positif sur les recettes publiques se poursuit en 2022. »

Pas de « quoi qu’il en coûte »

Grâce à une croissance plus importante que prévue en 2021 et à un marché de l’emploi dynamique, les recettes fiscales ont été plus importantes que ce qui avait été anticipé. Plus de croissance c’est plus davantage de recette d’impôt sur les sociétés, plus d’inflation c’est plus de TVA (11 milliards d’euros, dont seulement 3 milliards sur les carburants) et plus d’emplois c’est plus de cotisations sociale.https://players.brightcove.net/876450610001/aLR6fKKNiy_default/index.html?amp=1&videoId=6309284429112&playsinline=true

Au total, cette confortable cagnotte s’élève à 55 milliards d’euros. C’est dans ce matelas que le gouvernement va puiser pour financer ces mesures exceptionnelles d’aide au pouvoir d’achat.

Sauf que cette manne de la providence pourrait ne pas suffire. C’est d’ailleurs la mise en garde de la Cour des Comptes qui chiffre à 60 milliards la hausse des dépenses publiques pour l’année en cours. Outre les mesures de soutien au pouvoir d’achat, il y a la charge de la dette qui va augmenter avec la remontée des taux (+18 milliards d’euros) sans compter la hausse des dépenses courantes du fait de l’inflation. Au total, les juges de la rue de Cambon estiment à 60 milliards d’euros la hausse des dépenses publiques pour l’année 2022.

Pour supporter le coût, Bercy fait un pari: celui d’une croissance plus soutenue que prévue (2,5% aujourd’hui selon les estimations du ministère) et d’un marché de l’emploi toujours dynamique.

« On n’est plus dans le quoiqu’il en coûte”, assurait ce vendredi sur FranceInfo le locataire de Bercy. Il est juste et nécessaire d’aider ceux qui ne peuvent pas prendre leur voiture pour aller travailler. C’est notre intérêt collectif.”

Frédéric Bianchi

https://twitter.com/FredericBianchiFrédéric Bianchi

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