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La communication politique: un monde en soi qui dicte ses règles à la démocratie

La communication politique SMS, un pilier de la stratégie ...

 .

INTRODUCTION

Nous vous proposons, sur la suggestion d’un de nos lecteurs passionné de communication publique, Jean-Gérard Durouvre, les trois documents suivants. Il attire, en particulier, notre attention sur la citation de Pierre Mendès France.

  1. Une Interview de Pierre Zémor, Conseiller d’Etat honoraire et fondateur de l’association Communication Publique,
  2. Le texte du Manifeste produit par l’association Communication Publique.
  3. Les 109 recommandations qui en découlent

L’interview a été réalisée par Damien ARNAUD (laCOMenChantier) en mai 2017

Pierre ZEMOR a présidé pendant une vingtaine d’années l’association Communication Publique, conseillé Michel Rocard, présidé la Commission Nationale du Débat Public et occupé des mandats locaux et régionaux.

Relire Pierre Mendès France

Cité en introduction des recommandations, voit dans le déclin de la participation citoyenne des
menaces pour l’intérêt général (La République moderne, 1962)
:

« La démocratie est d’abord un état d’esprit… Un intérêt profond pour le destin de la
communauté à laquelle on appartient et le désir d’y participer à tous les niveaux :
compréhension, décision, action

Les fantômes de la démagogie et du populisme entravent la communication manifeste de l’action publique…

Il n’existe pas de démocratie atteinte et accomplie une fois pour toutes…

Aussi parce qu’elle n’est jamais pleinement acquise, la démocratie est toujours
menacée. Par ses adversaires, sans aucun doute. Bien plus encore par la négligence ou
l’inertie des citoyens. Eux seuls peuvent la faire vivre, en la portant jour après jour, dans
une action incessante de solidarité

Nous devons être plus soucieux de la dignité de notre peuple devenu majeur… plus
confiant dans son aptitude à connaitre les faits et à y faire face.

Dès lors que la règle des gouvernants, rompant avec les errements et les prétendues habiletés, sera de dire la vérité, le pays saura l’entendre ; son estime ira à ceux qui ne la dissimuleront plus. »

Cette citation n’est elle pas d’ actualité ?

  1. INTERVIEW

Dans votre manifeste « Pour une autre communication politique », vous avez l’air de dire que pour vous la communication publique et la communication politique c’est la même chose. Pourriez-vous préciser cela ?

Pierre Zémor (PZ) : Certes, entre les deux les frontières sont poreuses, car tout est finalement sous l’autorité du politique. Mais en fait il existe de grandes différences. La communication publique dit un État de droit établi. Cette stabilité des messages permet la mise à disposition des informations, l’explication, le dialogue non conflictuel, la consultation, voire la concertation sur de rares points d’achoppement. En revanche, la communication politique porte avec elle des choix politiques en débat dans la société. Elle éclaire la réforme. Les médias préfèrent la communication politique qui alimente l’actualité et peut dispenser de se référer aux contenus du fonctionnement, parfois subtil, des institutions ou à la complexité des procédures qu’impose la vie de la collectivité. Une dispense de mémoire aussi…

Pensez-vous, à l’instar du chercheur Dominique Wolton, que la communication politique est au bord du précipice notamment à cause de la mise en scène du pouvoir ?

(PZ) : La communication politique est déjà au fond du gouffre. Elle peut difficilement aller plus bas dans les registres du spectaculaire ou des batailles pour la conquête du pouvoir. Cette absence de recul menace à son tour la communication publique.

Estimez-vous qu’aujourd’hui la communication politique est devenue un monde en soi qui impose ses règles à la politique ?

(PZ) : Absolument ! La com’, forte de son simplisme, se replie effectivement sur elle-même. Elle se rabougrit, incapable d’exprimer la complexité et la subtilité des comportements, des attentes et des mouvements sociétaux. Cette absence de prise en considération des gens, des citoyens, la pousse à une arrogance. Elle impose des agendas aux politiques et dicte des stratégies aux élus et responsables publics.

Pour l’ancienne sénatrice Joëlle Dusseau, un élu doit savoir refuser de s’exprimer sur un sujet dont il n’a pas tous les éléments d’appréciation. Êtes-vous d’accord avec elle ?

(PZ) : Oui ! La tentation est de saisir un micro, d’être au Journal de 20 heures, ou de figurer sur les plateaux de télévision. Les médias poussent les politiques à la faute, à l’oubli de la dignité de leur fonction, à la course au scoop. Alors, tant pis pour les temps qui devraient être consacrés à l’écoute, à l’analyse et à la réflexion et qui constituent des exigences dans une démocratie. Où se trouve la prise en considération et le respect du peuple ? Loin d’Emmanuel Levinas, qui nous a dit que le temps, c’est l’Autre, c’est l’échange, c’est la communication et pas seulement l’information.

Parfois, la communication politique n’est-elle pas trop simpliste ?

(PZ) : Oui ! La com’ dénie la complexité. Les journalistes cherchent les réponses à des questions délicates dans les deux ou trois minutes de radio ou les trente cinq secondes de télé.

L’ancien président du CESE, Jean-Paul Delevoye, estime que « la communication politique doit choisir entre le surfeur émotionnel et le laboureur de conviction ». Les personnalités politiques mettent-elles d’après vous le curseur du bon côté ?

(PZ) : Oui ! Je partage avec Jean-Paul Delevoye bien des analyses. Oui la com’ permet de surfer… heureusement, pas trop longtemps. Le laboureur, lui, produit au rythme des saisons. Le surf se fait maintenant sur les vagues numériques, sur des rumeurs. Difficile d’expliquer qu’une réforme nécessaire prend des mois, afin de comprendre les enjeux, d’éviter les effets pervers, de choisir, puis de convaincre.

Que pensez-vous de la façon de s’exprimer des personnalités politiques ? Est-ce qu’elles parlent encore comme le peuple ? Est-ce qu’elles doivent parler comme le peuple ?

(PZ) : Le discours et les messages politiques ne parlent, ni comme les gens, ni simplement, ni naturellement. Trouver un langage commun est un préalable pour ne pas soliloquer, mais pour échanger et débattre sérieusement.

Communiquer c’est faire passer un message… et donc vérifier que ce qui est dit est compris. Est-ce qu’actuellement cela est fait de façon satisfaisante ? Comment progresser sur ce point ?

(PZ) : Le plus important dans la communication est la qualité de la relation, la confiance entre émetteur et récepteur, qui fait qu’un message passe ou ne passe pas. Pour tenter d’aller vers une démocratie qui communique mieux, il faut prendre du temps, en remettant d’ailleurs à leurs places les dirigeants de médias et les journalistes, oublieux de faire correctement leur travail en donnant du temps à la compréhension et au débat.

Quels devraient être les principes philosophiques qui guident la communication politique ?

(PZ) : Sans avoir à se référer à des pensées métaphysiques, spirituelles ou morales, on doit faire vivre des principes simples de communication, qui sont autant de règles de la vie en commun. Comme l’illustre Michel Rocard dans sa préconisation pour une autre communication politique, le respect est essentiel : il faut prendre l’Autre en considération.

Que pensez-vous des spin doctors ? Ont-ils trop de pouvoir ? Sont-ils trop dans la lumière ?

(PZ) : Ce sont des charlatans qui tentent d’accéder au statut de gourou. Ils veulent exercer un pouvoir sans avoir à passer l’épreuve de l’élection… distants de tout soutien populaire, là bien au chaud, à l’ombre du politique, mais sans oublier de faire leur pub. En tout cas, ce ne sont pas de bons conseils pour les politiques. Les exemples ne manquent pas de catastrophes résultant de manipulations ou de la légèreté avec laquelle ils prétendent dicter des stratégies politiques.

Au fond, à quels enjeux devrait répondre « une autre communication politique » que vous appelez de vos vœux ?

(PZ) : Les responsables politiques doivent se ressaisir… et pas forcément se laisser passer aux moulinettes médiatiques. La démocratie a besoin d’une autre communication politique où les élus et plus généralement les acteurs assument leur rôle authentiquement.

C’est le sens de ma démarche, quelque peu utopique, avec la publication de ce Manifeste pour une nouvelle communication politique. Edité en octobre 2016, il s’appuie sur les préconisations de 67 personnalités de tous horizons. Il a été transmis à des associations, à des think-tanks et aussi aux candidats à l’élection présidentielle. Une liste de 109 recommandations précises a été dégagée. Sa large diffusion sur Internet doit maintenant permettre de l’enrichir de nouvelles propositions.

2. TEXTE DU MANIFESTE

Pour une nouvelle communication politique


Une démocratie mieux communicante, qui ne laisse pas la com’ saper ses fondements
Texte proposé par Pierre Zémor


PRÉAMBULE :

Politique et communication sont naturellement imbriquées.


► Dissocier politique et communication est contre nature pour une démocratie.
Communiquer : essentiel dans un régime démocratique. Mais celui-ci est
menacé si la communication dégénère en com’ hors des finalités politiques.
ALERTE : La com’ altère l’exercice de la démocratie
► Une com’ à tout faire
Autonome à l’égard de la politique, l’indépendance instrumentale d’une
pseudo communication privilégie la forme, dissuade le fond et la mémoire.
► Les déviances d’une communication politicienne
La communication, plus politicienne que politique, a les effets réducteurs de la
propagande, de l’évènementiel, du spectaculaire,… de la représentation !
► Le déni de complexité
La communication politique paye le prix fort d’être simpliste. Acteurs et
médiateurs sont mis dans un même sac et jugés inaptes à donner du temps à
l’art compliqué de gouverner.
► L’empire de la com’
Une emprise s’est installée. À partir d’un mimétisme du néo-marketing des
stratégies concurrentielles, la com’ ne sert que la conquête du pouvoir. Elle
est une menace pour l’indépendance de l’information.
► Une communication réductrice, fort peu utile à la politique
La com’ est inapte à accompagner l’exercice du pouvoir. Effets d’annonce,
personnalisation, promesses mensongères, pusillanimité des acteurs, lois
phagocytées par la promotion… provoquent des dérives de la démocratie.
► Deux avatars de démocratie
La démocratie dite d’opinion a le vent en poupe et ce modèle réduit du peuple
propose une représentativité qui, hic et nunc, caricature les attentes. Quant à
la démocratie directe ? À petites doses… et après concertation.
► Et alors… un défi ?
Le défi est culturel : la démocratie représentative ne se satisfait pas de la
com’, qui induit la lassitude des gouvernés et la perte de crédibilité et de
légitimité de ceux à qui on a donné des pouvoirs.


IMPÉRATIFS :

Des conditions pour la communication d’une démocratie moderne


► Construire l’offre politique avec la société civile.
Gouverner avec l’opinion n’est plus seulement savoir prévoir ou savoir choisir.
De plus en plus, gouverner avec la société, c’est savoir prévenir.
► Prévenir, registre essentiel de la communication politique
Prévenir, prendre les devants et alerter – prévention et prévenance. Informer
ne suffit plus. Communiquer autrement, avec des médias rendant compte de
la réalité. Des gouvernants qui garantissent la transparence des procédures et
sachent démontrer les rares nécessités du non-dit.
► Une relation d’authenticité avec les gens
Dire la vérité, soumise au débat. Valeur éthique, pédagogique, l’authenticité
implique une relation, pérenne et prête au dialogue, avec les citoyens.
► La responsabilité des contenus de l’information
Fiabilité, clarté des informations, de la parole publique, des valeurs ajoutées
des médias. La libre expression et la responsabilité des émetteurs dans le
foisonnement numérique et la concentration financière des médias.
► Une course contre la montre…
Espoir ténu face à l’invasion de la com’. Accepter l’étalement des progrès.


ESPOIRS :

Chemins à défricher et à emprunter


► Souscrire au dessein du vivre ensemble
Mise à disposition des informations, recherche d’un langage commun, temps
obtenus pour l’écoute et la conviction, pour l’échange et la tolérance.
► Pratiquer l’information et la communication partagées
Partager l’information sur les chemins de la décision, avec une participation
citoyenne moins balbutiante. Revivifier notre démocratie, trop marquée par
l’histoire institutionnelle d’une information transcendante et descendante. Ne
pas laisser se ralentir le mouvement vertueux de la décentralisation.
► Parier sur moyen et long terme
Mieux informer les citoyens et les associer à la construction des offres
politiques : un travail de longue haleine, l’impératif d’explications et de
discussions sur les actions menées. Et dire la vérité, dire la complexité des
choses, dans les médias et surtout hors médias. Parler aux gens.
► Encourager partout des pratiques participatives
Une utile panoplie de modalités de participation du public existe, face aux
hésitations des processus décisionnels. Développer ces démarches pour
stimuler et valider l’authenticité de la parole publique.
► Rénover le débat public parlementaire
La démocratie représentative s’efface durant la maturation des processus
complexes de décision… Expériences et proposition d’un comité organisant le
débat public pour le Parlement. Le peuple devrait être mieux représenté !
► Accepter un ambitieux cahier des charges
Face à l’atrophie du sens, la communication politique doit changer de nature,
dire l’intérêt général et contribuer à régénérer la démocratie.
► Être à la hauteur d’un enjeu de société
Besoin d’une renaissance de la communication, de la considération du long
terme, de l’expertise d’usage, des initiatives locales,… Quelques espoirs !
Comprendre que les demandes économiques, sociales, culturelles, sociétales
sont liées à la pratique d’autres modes de communication.


APPEL

Ce manifeste peut être considéré comme un appel


►… aux politiques,
►… au monde de la communication, surtout aux rédacteurs et journalistes,
►… aux citoyens, associations, fondations… aux universitaires et chercheurs.


Quels sont les politiques disposés à s’écarter de la com’ et à s’engager sur les
orientations de ce texte ? Les conseillers à se mettre au travail ? Les médias et
journalistes à tenir leur place dans la qualité démocratique du débat public ?


Bref, un appel aux personnalités de tous horizons favorables à :


 une imagination créatrice d’intelligence collective,
 l’aptitude à accepter controverses et compromis sur le bien commun,
 la tolérance des droits et devoirs du vivre ensemble … par respect du peuple.

3. LES 109 RECOMMANDATIONS

qui jalonnent les chemins vers UNE AUTRE COMMUNICATION POLITIQUE


Les recommandations suivantes, dont la liste est provisoire, sont extraites ou inspirées du
« manifeste » de Pierre Zémor


Exergue –

Pierre Mendès France voit dans le déclin de la participation citoyenne des
menaces pour l’intérêt général (La République moderne, 1962) :


« La démocratie est d’abord un état d’esprit… Un intérêt profond pour le destin de la
communauté à laquelle on appartient et le désir d’y participer à tous les niveaux :
compréhension, décision, action…


Les fantômes de la démagogie et du populisme entravent la communication manifeste
de l’action publique… Il n’existe pas de démocratie atteinte et accomplie une fois pour
toutes… Aussi parce qu’elle n’est jamais pleinement acquise, la démocratie est toujours
menacée. Par ses adversaires, sans aucun doute. Bien plus encore par la négligence ou
l’inertie des citoyens. Eux seuls peuvent la faire vivre, en la portant jour après jour, dans
une action incessante de solidarité…

Nous devons être plus soucieux de la dignité de notre peuple devenu majeur… plus
confiant dans son aptitude à connaitre les faits et à y faire face. Dès lors que la règle des
gouvernants, rompant avec les errements et les prétendues habiletés, sera de dire la
vérité, le pays saura l’entendre ; son estime ira à ceux qui ne la dissimuleront plus. »

  1. Dissocier politique et communication est contre nature pour la démocratie.
  2. Purger la démocratie des propagandes.
  3. Inscrire le droit de savoir parmi les droits fondamentaux.
  4. Chasser le déni de complexité qui réduit l’information du réel à des
    représentations simplistes et se satisfait du plus superficiel.
  5. Donner du temps à la relation, à la communication, c’est-à-dire à l’autre, car
    contrairement à informer, communiquer se fait dans les deux sens.
  6. Expérimenter des modes de relation et d’information qui élèvent le débat.
  7. Maintenir des instances attachées à produire des synthèses provisoires.
  8. Permettre à la communication de la démocratie de prendre le temps utile.
  9. Ne pas nuire à la vie collective en traitant la politique ou le bien commun comme
    des marchandises.
  10. Prendre en considération les autres et susciter le dialogue.
  11. Clarifier et convaincre pour obtenir une adhésion et un soutien durable.
  12. L’opacité dénature les rapports entre les pouvoirs et l’opinion publique.
  13. Savoir qu’aucune décision ne peut durablement s’imposer si les enjeux ne sont
    pas lisibles et le débat suffisamment approfondi.
  14. Deux ambitions pour un idéal démocratique : rendre la démocratie en
    permanence plus participative, au-delà des moments électoraux de démocratie
    intermittente, et resituer les projets dans le débat public.
  15. Dire sur un projet une vérité crédible impose de ne pas taire la complexité
    rencontrée, le poids des habitudes, les hésitations, les difficultés, les
    inconvénients que compenseront les avantages apportés par le projet.
  16. Éviter le simplisme de la publicité, pour produit fini, qui nuit à la compréhension
    d’une politique qui s’élabore : il tarit la soif de citoyenneté.
  17. Cesser de faire que l’actualité médiatique et l’instantanéité numérique suscitent
    impatiences, rendent gourmands de coups et friands d’urgence.
  18. Faire apparaitre, clairement et dès le début, le but d’un projet pour ouvrir la voie
    aux explications et à de meilleures chances de convaincre.
  19. Répondons au grand besoin de politique pour parvenir collectivement à définir à
    la fois un contrat social et des projets communs (Cap 21).
  20. Caricaturée par les jeux des personnes, des partis, des sondages, la
    communication politique est réduite aux commentaires des médias
  21. Soyons circonspects à l’égard de la communication d’urgence : un élu doit
    refuser de s’exprimer sur un sujet sans avoir les éléments d’appréciation.
  22. Mieux séparer les pouvoirs et développer le contrôle, notamment parlementaire,
    de la mise en œuvre des programmes de l’exécutif.
  23. Retrouver dans le débat le sens de l’anthropologie de la communication :
    dialogues de la société avec elle-même pour l’aider à se définir et à s’inventer
    des imaginaires.
  24. Savoir initier réflexions et débats pour animer le désir d’agir ensemble.
  25. Réorienter la formation à la communication, notamment du monde politicomédiatique : apprendre la prise en considération des gens ; restituer la
    complexité à des citoyens en attente de vérité ; développer les aptitudes à
    associer la société civile.
  26. Se défier des effets d’annonce et des facilités illusoires de se penser, tant les
    politiques, que les médias, constamment en campagne électorale.
  27. Se défier de la démocratie d’opinion qui présente, avec des sondages et des
    experts attitrés, un modèle réduit du peuple.
  28. Se défier d’une pseudo démocratie directe, telle la généralisation du référendum,
    n’ayant valeur que d‘un sondage hâtif en l’absence de débats préparatoires
    sérieux et de discussions sur la formulation de la question.
  29. Dire des vérités, toujours soumises au débat, implique une relation pérenne, de
    confiance et prête au dialogue avec les citoyens.
  30. Réintroduire la dimension historique pour comprendre le présent et renouer avec
    la prospective, car se projeter dans l’avenir et formuler des scenarios fait du
    débat une source d’enrichissement collectif.
  31. Passer le temps qu’il faut pour présenter de manière détaillée toutes les facettes
    et variantes d’un dossier.
  32. Veiller à ce que les actes d’information ne remplacent pas des actes politiques.
  33. Parler aux citoyens, autrement qu’en faisant descendre la bonne parole de haut
    en bas, mais en se mettant à la même hauteur de regard que celui qui doit
    entendre.
  34. Changer la donne de la communication par l’échange qui crée du lien et
    contribue à un usage partagé d’informations soumises à la critique.
  35. Aider les médias à promouvoir la qualité démocratique, en encourageant
    qu’évolue leur déontologie, qu’ils s’ouvrent à la diversité des citoyens, à la
    pluralité des idées et ne soient pas prisonniers de rituels ni de pensées
    dominantes. (Observatoire Citoyen de la Qualité Démocratique du Pacte civique)
  36. Susciter des groupes ou des rassemblements de citoyens, d’élus, de militants
    associatifs, de cercles de réflexion pour une approche nouvelle du changement,
    tant des comportements personnels, que des institutions.
  37. Prendre du temps pour préparer un débat, en tenant le discours explicatif d’une
    histoire collective, en identifiant des enjeux du long terme et en s’appuyant sur
    des valeurs démocratiques.
  38. Ne jamais perdre la main sur une problématique, en rendant aimable la
    complexité et en s’attachant à distinguer descriptions du contexte, solutions
    possibles, puis atouts d’une solution choisie.
  39. Trouver les chemins d’une action collective plus rapide avec des moyens, pris
    comme ressources d’intelligence collective, et avec des volontaires, créant des
    communautés d’action. (La Fonda, think tank du monde associatif)
  40. Dire la vérité en ne faisant pas de promesses intenables : le peuple ne le
    pardonne plus ; les déceptions conduisent au chaos ; le plus important est de
    redonner confiance en disant les choses telles qu’elles sont.
  41. Ne pas céder au charme des sirènes d’un néo-marketing pour stratégies
    concurrentielles, qui ne peut être qu’aide éphémère à la conquête du pouvoir et
    qu’illusion quand il s’agit de gouverner.
  42. Être conscient des dérives de la démocratie provoquées par des informations de
    promotion publicitaire, pusillanimes, en trompe l’œil…
  43. Dire la complexité des choses et faire appel à la lucidité des gens.
  44. Faire de la communication responsable, plus qu’une option éthique, mais qu’elle
    devienne, par la vigilance citoyenne, un impératif.
  45. Une démocratie vivante doit par priorité choisir des contenus, avant la forme ou
    les apparences.
  46. Faire reposer la citoyenneté sur une dynamique développée dans l’histoire d’un
    territoire, en s’interrogeant sur toutes les dimensions, infranationales,
    supranationales, mondiales, de la citoyenneté nationale.
  47. Écarter la communication qui véhicule l’arrogance, de celui qui sait vis-à-vis de
    celui qui ne sait pas, alors que la communication suppose une empathie qui ne
    s’établit que dans une vérité issue d’un constat partagé.
  48. L’excellence de la communication dépend de la qualité d’éducation des citoyens :
    plus ils seront civiques, moins l’administration aura à expliquer son action; le
    meilleur agent de la communication publique est l’instituteur.
  49. L’information étant asymétriquement partagée, se garder d’une conception
    angélique de la participation et, sortant des penchants condescendants,
    adoptons une attitude bottom-up, trop peu développée pour contribuer aux
    constructions successives d’un savoir commun.
  50. Rechercher la vérité, même désagréable, à partir des réalités, reconnaître et
    corriger ses erreurs, fonder ses jugements et décisions sur des faits, ainsi pallier
    des trahisons des élites avilissantes pour la démocratie.
  51. Exiger d’une démocratie apaisée que les citoyens participent à la transformation
    de leur environnement, selon une évolution, lente forcément, au rythme de
    journalistes mieux informés et de responsables politiques pratiquant une
    discipline méconnue en des temps d’élection.
  52. Faire évoluer la démocratie représentative, insatisfaite des com’ induisant la
    lassitude des gouvernés et la perte de crédibilité des gouvernants.
  53. Plus que des modes de communication, changer les modes d’action : outre
    écoute et pédagogie, sont réclamés simplification, allègement des structures,
    plus de clairvoyance dans la prise de décisions en tenant compte des réalités du
    terrain et des émotions vécues. (WBCOM, réseau des professionnels
    francophones de la communication publique de Belgique)
  54. Envisager l’exercice d’une démocratie organisée pour associer des assemblées
    élues et des conseils de citoyens tirés au sort.
  55. Décider, délibérer, communiquer implique de sortir du bunker des paradigmes
    établis, trouver une vision et se mettre en capacité d’invention collective et
    collaborative.
  56. Beaucoup de politiques se dissimulent derrière la langue de bois… en vain car,
    bien plus que le discours, l’image révèle les identités.
  57. Construire les fondations d’un faire-ensemble, en sortant de la dualité du “eux
    versus nous”, grâce à une mobilisation de la société civile, des corps
    intermédiaires et avec une déontologie repensée de la communication des
    médias et des politiques.
  58. La communication est un bien commun, qui ne saurait être approprié
    sauvagement par des individus ou des groupes d’intérêts économiques, non plus
    laissée aux partis ou aux institutions, pour des usages de promotion, en
    contradiction avec le principe d’utilité publique.
  59. Renvoyer le questionnement sur la communication politique au statut du politique
    et à la nécessité de repenser les régulations de la société, ce qui amène chacun
    à revoir son rôle pour que le discours politique trouve sa légitimité, abandonne
    les travers mortifères de la com’ et réintègre la complexité du réel.
  60. L’urgence médiatique d’une catastrophe parait imposer la présence sur des lieux
    de responsables politiques qui tiennent à marquer leur proximité et leur émotion,
    ce qu’ils pourraient simplement faire par don de leur sang.
  61. Dans le conflit entre bataille politique et compréhension, il faut sauver la
    compréhension, car elle seule fait de nous des êtres à la fois lucides et éthiques
    face au caractère impitoyable de la politique livrée à elle-même.
  62. Bénéficier d’une parole libre à l’échelle mondiale, hors de la verticalité des
    messages émis par des autorités, qui ne parviennent pas à restaurer l’espace du
    temps long, ni à partager les responsabilités.
  63. Les politiques, lorsqu’ils emploient des mots lourds de sens, doivent répondre à
    un devoir de clarté et de rigueur à l’égard des peuples et la communication doit
    alors déclarer la guerre aux supercheries de langage.
  64. User de la communication politique pour informer et simplement permettre d’agir
    en facilitant de gérer la complexité.
  65. Désormais, plus que prévoir ou choisir, gouverner c’est prévenir : anticiper voies
    explorées ou obstacles et à la fois partager l’information, alerter. Dans la
    transparence des procédures et la justification du non-dit, prévention et
    prévenance sont les registres d’une parole publique sereine.
  66. Faire du dialogue politique l’outil incontournable d’une démarche collective de
    construction de l’intérêt général, ce qui implique, d’une part, une évolution de
    posture des responsables politiques et administratifs et, d’autre part, une vision
    de la communication comme moyen de lancer, d’animer et de valoriser le
    dialogue politique. (Institut de la Concertation)
  67. Les facteurs de succès de la communication publique doivent inspirer le monde
    politique en se préoccupant d’abord de ceux au nom de qui on agit : pédagogie
    de la complexité, réponse à l’attente des gens d’être traités en adultes
    responsables. (Association ‘Communication publique’)
  68. Loin des effets d’annonce non suivi d’effets, une action de communication sur
    une politique publique doit être extrêmement préparée pour ne pas semer le
    doute sur le bien-fondé d’une mesure ou d’une loi.
  69. Deux conditions pour des débats féconds : disposer de la même base
    d’informations dans la phase communicationnelle, puis décisionnelle et prendre
    le temps pour que les discussions aient lieu dans toutes les instances et tous les
    lieux intéressés.
  70. Loin de la communication publicitaire ou de la communication électorale, incitons
    la communication politique à prendre les moyens de répondre à la demande des
    citoyens et aux défis de la société. (Réseau Cap’Com)
  71. Le gouvernement des hommes doit réunir les diversités constitutives d’un peuple
    et orienter la gouvernance des choses par des disputes sur le bon, le juste,
    l’efficace, avec le risque de faire advenir des passions négatives.
  72. Donner à la politique des temps longs pour réfléchir et dire, pour agir et évaluer,
    pour changer, avec la difficulté de se concilier le temps médiatique pour
    expliquer la complexité d’une décision en une minute télévisée ou en 140 signes
    twittés…
  73. Si la communication politique ne peut pas tout dire, elle peut, si ce n’est qu’elle
    doit, s’appuyer sur le réel et, avant de s’exprimer, penser à ce que l’on veut dire,
    surtout à ce qu’entendront les destinataires du message.
  74. Créer est faire confiance à la subversion positive, dont la société civile se montre
    capable aux moments décisifs, et prendre conscience du potentiel civique de la
    médiation, processus qui relève de la maïeutique, science des accouchements à
    la fois de soi et du dialogue avec l’autre.
  75. S’inspirer de l’élaboration des projets publics : accompagner le partage
    descendant des informations par l’écoute et l’échange permanent avec les
    citoyens ; renforcer les procédures de concertation et les valider par un bilan
    débattu pour en intégrer les conclusions dans les décisions prises.
  76. Les individus se sentent investis, hors du fonctionnement des institutions, d’un
    pouvoir formel et ils attendent du monde politique une éthique de la
    responsabilité et des choix assumés qui, quoique qu’en disent sondages ou
    médias, s’orientent vers l’individu et la complexité des vies collectives.
  77. La première condition du parler vrai, est l’authenticité : être en situation, avoir à
    dire, être au clair avec soi-même et avec son rôle, être ainsi prêt à convaincre, à
    faire que se superposent action et communication.
  78. « Nos gouvernements doivent, dans la société d’aujourd’hui, rechercher l’appui
    de l’opinion avec toutes les difficultés que cela représente » (Discours de Michel
    Rocard, Joué-lès-Tours, 20 septembre 1990). Ce respect de prise en
    considération des autres – la communication politique reconnaissant le rôle des
    opinions et l’importance de la relation avec la société – a inspiré la « deuxième
    gauche » faute de rénover la social-démocratie – NDPZ].
  79. Le danger vient de ceux qui instrumentalisent un “parler vrai” et empêchent des
    voix bien intentionnées d’oser la sincérité, la simplicité et la spontanéité.
  80. Communiquer c’est faire connaître, informer, partager, mais aussi convaincre,
    faire adhérer à un projet, tout l’enjeu étant de passer d’un paradigme “affirmation
    de valeurs avec à l’appui des réalisations” à un paradigme “affirmation des
    réalisations avec des valeurs en filigrane”.
  81. Favoriser l’accès à l’information et la recherche d’un langage commun pour la
    discussion ou la consultation avant la prise de décision et associer les citoyens à
    la construction des offres politiques.
  82. Rendre les moments de la décision ouverts à la participation citoyenne de
    manière effective : informer, prendre le temps d’expliquer, de discuter… en
    particulier sur les modalités de l’action politique.
  83. La communicatio de Cicéron, le lieu du partage et de l’art de bâtir des
    communautés d’intérêts, se retrouve sur les chemins de communication ouverts
    par les communautés médiévales ou les cités italiennes.
  84. Parler aux gens et avec eux directement, à chaque fois que possible hors
    médias, en se méfiant de la valeur ajoutée par l’intermédiation médiatique
    personnalisée, simplifiée, spectaculaire…
  85. Obtenir dans les médias le temps et le respect dû à la complexité du réel.
  86. Des propositions ont été retenues pour mettre le numérique au chevet de nos
    démocraties en crise et développer des infrastructures techniques particulières
    pour accompagner de nouvelles formes de gouvernance”. Démocratie, mise à
    jour, Renaissance Numérique (13 propositions, rapport 2016)
  87. Plus que jamais, à l’ère du foisonnement des éditeurs, de la multiplication des
    supports, la liberté d’expression ne peut être dissociée de la responsabilité des
    contenus.
  88. Les médias d’information réalisés par des journalistes professionnels doivent se
    différencier du tout venant des flux de communication par la vérification et le
    croisement des sources, par la réflexion collective au sein des rédactions : une
    manière d’inciter la communication politique à moins s’attacher aux apparences.
    (Observatoire de la déontologie de l’information).
  89. Ne pas perdre de vue que le difficile partage de l’information – transcendante et
    descendante – reste marquée par la verticalité monarchique de notre histoire
    institutionnelle et appelle de forts correctifs pour parvenir aux échanges
    réticulaires d’une communication horizontale.
  90. Un conseil bien banal, mais essentiel, à donner aux acteurs politiques: parlez
    NORMALEMENT car le phrasé politique s’est progressivement éloigné de la
    manière qu’ont les gens, les citoyens, de parler entre eux.
  91. Les habitants, utilisateurs de la ville, souhaitent des politiques publiques
    numériques locales : les structures doivent s’assouplir pour que le citoyen soit
    propriétaire de ses données personnelles en tous lieux. (Villes Internet)
  92. Les citoyens doivent être associés à l’élaboration des normes qui les gouvernent
    et, si l’approche délibérative ne prétend pas résoudre tous les problèmes de la
    démocratie, elle permet de se démarquer de l’approche persuasive de la
    communication marketing, nocive pour la démocratie.
  93. Développer les démarches participatives, notamment à partir des expériences de
    démocratie locale ou des modalités de participation du public élaborées par des
    associations orientées vers la vie civique.
  94. Partager de l’information conduit à partager du pouvoir et les citoyens, désormais
    en réseau, aspirent à participer et à jouer, sans intermittence, un rôle dans la vie
    politique.
  95. Une proposition de loi organique souhaite généraliser la consultation publique en
    ligne sur les projets de textes législatifs avant leur examen par la Parlement.
    (Groupe d’étude sur l’internet à l’Assemblée nationale).
  96. Expérimenter l’idée d’un comité – inspiré de la CNDP – organisant pour le
    compte du Parlement des débats publics sur des questions de société ou des
    propositions de lois cadres de politique publique.
  97. Appelons de nos vœux l’émergence d’une communication plus proche des
    aspirations de tous les citoyens et retrouvons, en sortant du “mentir-vrai”, les
    fondements populaires du récit et un changement de paradigme de la
    communication politique vers une véritable communication publique.
  98. Si la politique est l’art d’agir en connaissance de cause pour le bien de ceux qui
    vous ont confié une charge publique, en leur expliquant l’action menée, la
    communication est l’humble servante des analyses, réflexions et actions
    politiques. (Fondation Jean Jaurès).
  99. Sans en faire un problème moral ou plus exactement en acceptant déjà de
    reconnaître que nous sommes tous complices, demandons aux médias de
    séparer clairement la fonction de journaliste de celle d’éditorialiste et de donner
    plus d’importance aux rubriques et émissions qui vérifient les faits.
  100. La concertation avec les parties prenantes devient une étape clé des processus
    décisionnel et la puissance publique doit impérativement adopter cette nouvelle
    culture.
  101. Ouvrir des espaces d’expression, de dialogue, être le relais de messages coconstruits par l’ensemble des acteurs et alors réduire la tension entre
    l’immédiateté de la parole politique et le travail de maturation collective des
    messages. (Décider ensemble)
  102. La politique reste prisonnière de la manière ancienne de communiquer en
    affichant savoirs et certitudes, alors qu’une communication moderne, face aux
    questions fondamentales de l’avenir de la planète et de nos sociétés, serait de
    traiter, en se défiant d’une hystérie communicationnelle, de tous les sujets que
    l’opinion, adulte, est prête à entendre.
  103. Pour que la communication politique, élément clé de la démocratie, ne poursuive
    pas une pseudo transparence destructrice, faisons que chacun, journaliste ou
    sondeur, reste à une place légitime, cesse de harceler les politiques ou de se
    substituer à eux dans une mise en scène commune. (Laboratoire Communication
    et politique, Institut des sciences de la communication, DW)
  104. Développer et encourager les pratiques participatives afin de favoriser leur
    authentification.
  105. Comprendre que les demandes économiques, sociales, culturelles, sociétales
    sont liées à un renouvellement des modes de communications.
  106. En toute occasion, dire la place de l’intérêt général et l’exigence de qualité de la
    communication pour régénérer la démocratie.
  107. Prendre conscience que la com’ réductrice convient aux simplismes des
    fondamentalistes ou à l’efficacité des terroristes et que ses instruments favorisent
    le développement de régimes extrémistes autoritaires.
  108. Cesser de traiter le citoyen ou l’électeur comme un client, que l’on peut satisfaire
    grâce à une étude de marché, alors que la crise politique de la démocratie résulte
    de l’incapacité des politiques à formuler des offres qui obtiennent des adhésions
    sociales.
  109. Que les citoyens s’impliquent pour parvenir à exprimer les attentes de la société
    et faire alors évoluer les règles démocratiques de la politique.

1 réponse »

  1. Le Dictat des communicants !
    Le communicant déverse par des techniques et supports parfois subtiles voire subliminaux sa propagande afin de faire accepter et adhérer à l’inacceptable, l’intolérable, l’inadmissible, l’odieux !
    Seul importent, l’affichage, l’effet d’annonce et le snobisme de l’égo altruisme affirmant son humanisme universel …
    Le pathos l’a emporté sur le logos.
    Il faut suivre impérativement son émotion et son cœur. Donc s’éloigner de l’intelligence, la culture et le discernement, du libre arbitre. Écueil catastrophique du vivre ensemble et de tout cohérence sociale.
    Comme le gouvernement d’Édouard Philippe l’a affirmé, l’émotion se situe au dessus des lois.
    La « COMM » surfe donc sur le plus animal de l’homo sapiens sapiens, c’est à dire non pas la vertu mais bien au contraire le vice et sa cohorte des sept péchés capitaux : colère, avarice, envie, orgueil, gourmandise, paresse et luxure ! Chose que les médias nous invitent sournoisement à pratiquer quotidiennement s’appuyant sur le monde des « poeple » connu pour leur égo démesuré et leur narcissisme maladif.
    Ah, que d’émotions; Ah, ce n’est que du bonheur; Ah, c’est magique; Ah, réaliser son moi à tout prix … aux dépends de n’importe qui !
    Le communicants n’est en fait pas un diffuseur de savoir, d’informations, de renseignement, d’instruction, d’enseignement, de compréhension. Il est un manipulateur et faiseur d’opinions, un bonimenteur pervers.
    Le communicant s’appuie d’ailleurs sur les techniques de propagandes mises au point par les nazis, bolchéviks et psychiatres … lire « La terrible « fenêtre d’Overton » ».
    https://reseauinternational.net/la-terrible-fenetre-doverton/

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